Le vélo au cinéma

 

Au cinéma, le vélo a longtemps été jugé trop lent et pas assez spectaculaire. Les films ont préféré montrer la vitesse et les machines modernes, comme la voiture de course. Le vélo paraissait démodé.

Mais peu à peu, le cinéma a redécouvert le vélo comme un moyen de déplacement profondément humain. Des films ont commencé à l’utiliser pour montrer des histoires simples, proches de la vie et à hauteur de citoyen. Aujourd’hui, le vélo est associé à une autre manière de voir le monde et de se déplacer : plus lente, plus attentive. Les films de cette collection montrent que la bicyclette fait partie dès l'enfance du quotidien et de l'imaginaire.

  • Ramsbott, Wolfgang
    "Anfangszeiten" est né d'une coopération avec la Hochschule für Bildende Künste de Hambourg, où Wolfgang Ramsbott, le directeur du département cinéma du LCB, enseignait : une histoire absurde de cinq cyclistes qui traversent la ville à toute vitesse en tant que publicité cinématographique roulante. Chacun d'entre eux a accroché à son vélo un morceau d'une publicité géante pour un film. Christian Bau (né en 1942) a étudié à la Hochschule für Bildende Künste (HfBK) de Hambourg dans la première classe de cinéma de la République fédérale d'Allemagne, dirigée en 1965 par Wolfgang Ramsbott. Après avoir obtenu son diplôme en 1969, il a travaillé entre autres avec Robert van Ackeren et Werner Nekes et fait partie des précurseurs de l'"Anderer Kino". En 1980, il a fondé avec d'autres réalisateurs de films documentaires la coopérative cinématographique "die thede" à Hambourg-Altona, au sein de laquelle il réalise depuis lors ses films documentaires. En tant que producteur, il s'occupe également de projets de films externes. En 1999, il créé "thede filmproduktion". Son film "Maschinensturm" sur le conflit homme/machine a reçu le prix de la critique cinématographique allemande en 1987.
  • Cormier, Jean
    Entre 1954 et 1982, Antoine Blondin a écrit 524 chroniques sur le Tour de France dans le quotidien « L’Equipe ». A travers son amour de la Grande Boucle, en presque 30 ans d’enthousiasme et de virtuosité, il a donné ses lettres de noblesse à la littérature sportive. De sa phrase de haut niveau, de ses trouvailles stylistiques, de son érudition généreuse et de son regard passionné, cet esthète des mots a emballé le lecteur, le fanatique de cyclisme autant que l’amoureux des lettres. Antoine Blondin est « l’autre maillot jaune », le maillot jaune des chroniqueurs, le maillot jaune des mots. Suivre Blondin sur le Tour, c’est revisiter l’histoire de la Grande Boucle d’une façon merveilleuse. Blondin a écrit : « Le Tour de France, c’est la fête et les jambes ». Blondin a conté les paysages de France et les grandes heures de l’épreuve au cours d’une période riche en champions d’exception comme Bobet, Anquetil, Merckx ou Hinault. Blondin entretient jusqu’à sa mort une relation d’amitié avec Raymond Poulidor pour qui il avait inventé, entre autres expressions, la ‘Poupoularité’. A travers la personnalité d’Antoine Blondin, ce film est à la fois une déclaration d’amour et une déclaration d’humour au Tour de France et au vélo.
  • Schmidt, Sebastian
    Des bibliothécaires itinérants sur la route. Ils apportent des livres là où les gens vivent en marge ou à l'écart et où le livre le plus proche est tout simplement trop loin. Ils nous emmènent avec eux pour nous faire découvrir le monde de leurs lecteurs. Dans cet épisode de la série documentaire en cinq parties, nous sommes chez Laura Moulton et Ben Hodgson aux États-Unis. Portland est une ville du nord-ouest des États-Unis, dans l'État de l'Oregon. Comme dans de nombreuses villes américaines, il y a de plus en plus de personnes qui ne peuvent plus se permettre de payer des loyers de plus en plus élevés, et qui vivent dans la rue. Mais comme ces personnes ont aussi besoin de lecture et de littérature, Laura Moulton fonde en 2011 sa bibliothèque à vélo Street Books. Avec deux vélos portant une grande caisse remplie de livres au-dessus de la roue avant, Street Books se déplace chaque semaine dans la ville avec sept bénévoles. À heures et lieux fixes, l'association prête des livres aux personnes qui vivent dehors. L'un des premiers usagers est Ben Hodgson, que tout le monde appelle Hodge. À l'époque, il vit encore dans la rue. Aujourd'hui, il fait partie du noyau dur de l'initiative et distribue lui-même les livres à vélo. Mais Street Books ne se considère pas comme une association visant à sortir les gens de la rue et à les ramener dans le droit chemin. Il s'agit de livres, de lecture et d'échanges de personne à personne. Grâce à cette approche respectueuse des usagers, Street Books jouit d'une grande réputation. Avec Laura et Hodge, nous faisons la connaissance de différents lecteurs qui se réjouissent lorsque Street Books répond à leurs souhaits particuliers en matière de livres. Laura et Hodge sont en train d'écrire un livre sur leur expérience de cette bibliothèque inhabituelle.
  • Shchukina, Olesya
    Un éléphant vit dans une ville parmi les gens et travaille comme balayeur. Un jour, il voit un grand panneau publicitaire annonçant une bicyclette. Il lui semble que c'est la taille idéale pour lui ! C'est à ce moment-là que la vie de l'éléphant change : il doit se procurer cette bicyclette coûte que coûte.
  • Chomet, Sylvain
    Champion est un petit garçon mélancolique adopté par sa grand-mère, Madame Souza. Remarquant sa passion pour le cyclisme, Madame Souza fait suivre à Champion un entraînement acharné. Les années passent. Champion est devenu un as de la « petite reine », à tel point qu’il se retrouve coureur au célèbre Tour de France. Mais pendant la course, il est enlevé par deux mystérieux hommes en noir. Madame Souza et son chien Bruno partent alors à sa recherche. Leur quête les mène de l’autre côté de l’Océan, jusqu’à une mégalopole nommée Belleville où ils rencontrent les « Triplettes de Belleville », d’excentriques stars du music-hall des années 30 qui décident d’aider Madame Souza et Bruno à retrouver Champion.
  • Sovilj, Mladen
    Enfants, Leni et Lazar étaient les meilleurs amis du monde. Lorsque Lazar revient d'un long voyage à l'étranger pour l'enterrement de son père, Leni aspire à renouer avec son ami d'enfance, mais ressent encore la douleur de leurs années d'éloignement. Néanmoins, dans l'espoir d'échapper au marasme de la vie adulte, elle s'embarque avec Lazar pour un voyage à vélo improvisé à travers une magnifique campagne baignée de soleil. Alors qu'ils se délectent d'épisodes de désobéissance, Leni doit décider si cette envie commune d'échapper aux contraintes est une base assez solide pour construire sa vie. "The Disobedient" capture parfaitement l'élan de la rébellion juvénile et l'euphorie de la découverte d'une âme sœur, mais utilise son portrait vivant de ce bonheur pour faciliter une exploration intelligente et créative des écueils que l'on rencontre en grandissant.
  • Beatt, Cynthia
    En 1988, Cynthia Beatt et la jeune Tilda Swinton ont entrepris un voyage cinématographique le long du mur de Berlin. Le film "Cycling the Frame" est aujourd'hui un document insolite. 21 ans plus tard, en juin 2009, Beatt & Swinton ont à nouveau suivi la ligne qui a autrefois divisé et isolé Berlin. Dans le film poétique "The invisible Frame", elles traversent divers paysages frontaliers, cette fois des deux côtés de l'ancien mur de Berlin.
  • Poetter, Corinna C.
    Ben, 12 ans, et sa famille doivent quitter leur maison : leur village natal doit céder la place à une mine de lignite à ciel ouvert. Ils trouvent un nouveau foyer dans le village voisin, mais Ben a du mal à s'y intégrer, car il est le paria de sa nouvelle école. Ce n'est que lorsqu'il s'adonne à sa grande passion, le football, qu'il se sent bien. Mais là aussi, les ennuis le menacent bientôt, car Tariq rejoint l'équipe et fait de l'ombre à Ben sur le terrain. Après un rejet initial, les deux se rendent compte qu'ils ont plus en commun qu'ils ne le pensent. Tariq a dû fuir la Syrie et a également perdu son pays.
  • Dalpé, Christophe
    Jérémie (Guillaume Laurin), coursier à vélo, sillonne la ville à pleine vitesse; il livre des sacs à dos anonymes, suivant aveuglément les instructions de son patron Dom (Marc Beaupré). Solitaire et routinier, Jérémie enregistre un podcast dans lequel il partage sa vision conspirationniste du monde. Son quotidien est bouleversé par l’arrivée d’une nouvelle voisine, Élyane Boisjoly (Sarah-Jeanne Labrosse), une instagrameuse célèbre pour qui il développe une fascination. Sa vie bascule lorsqu’une nuit, son obsession pour Élyane le trouble au point de lui faire manquer une livraison. Dans une violente chasse à l’homme orchestrée par Dom, Jérémie n’a d’autre choix que d’agir. Le film de Patrice Laliberté a été filmé entièrement avec un téléphone portable !
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