Documentaires à la une
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Au Bonheur des Dames ?
« Elles » ont de 20 à 65 ans. Elles sont « femmes de ménage » comme on le dit encore trop souvent. Tous les matins elles s’en vont travailler chez les autres. Certaines d’entre elles n’ont pas fait d’études : elles ont connu le travail en usine, ou au noir. D’autres encore ont été vendeuses, éducatrices, enseignantes ou aides-soignantes. Et puis il y a eu les basculements de la vie ; un homme qu’on quitte ou qui s’en va, les gosses qui attendent, des horaires qui rendent impossible la vie de famille dans un travail qu’on aimait, et on plonge dans le travail ménager : ce travail dont personne ne veut et qui depuis la nuit des temps est réservé aux femmes. Un travail qui à en croire une opinion encore très largement répandue, n’exigerait aucune qualification. Aujourd’hui elles sont plus de 165 000 employées dans le secteur des « Titres-Services ». Ce chant choral inédit dessine le contour de la condition de ces femmes courageuses et lumineuses qui font le pari d’écrire une nouvelle page de leur travail… -
Chez Jolie Coiffure
Sabine est gérante d’un salon de coiffure dans le quartier Matongé. Avant d’arriver à Bruxelles, elle a dû quitter le Cameroun dont elle est originaire pour se rendre au Liban via des agences de recrutement pour femmes de ménage où elle est réduite en quasi esclavage. Aujourd’hui, dans ce salon de 8m2, Sabine et les autres coiffeuses s’organisent et s’entraident pour faire face à la clandestinité. Elles travaillent 13 à 14 heures par jour sous la menace de la police qui patrouille et le regard des touristes de tous âges qui les regardent et les photographient comme des objets en vitrine. -
Correspondances : Jean Cocteau - Pablo Picasso
La correspondance entre Pablo Picasso et Jean Cocteau explore 48 ans d'une amitié artistique complexe et tourmentée. A travers leurs lettres se déploie l'histoire d'un talent et d'un génie, une histoire unique qui balaie le spectre artistique et politique d'une cinquantaine d'années du XXe siècle : cubisme, ballets russes, Guernica, Occupation et épuration, Dora Maar, Jean Marais, la poésie cinématographique de Cocteau, les céramiques de Picasso et le ciel de Méditerranée. Les correspondances sont des fragments de vie, saisis dans le corps de la grande Histoire. Elles éclairent le paysage intérieur d'une époque, à travers un kaléidoscope d'archives et de voix : l'Histoire se révèle dans sa lumière la plus intime. Depuis des siècles, nous écrivons pour donner des nouvelles, pour échanger des idées, pour exprimer l'amour ou la douleur, pour nous raconter le monde dans lequel nous vivons. Les lettres sont la mémoire du monde, des fragments de vie saisis dans le corps de la grande Histoire. Que révèle la correspondance de Picasso au sommet de sa créativité ? Celle de Renoir à la recherche du rêve américain à Hollywood ? Les réponses aux pages blanches de l'Histoire se trouvent au cœur de ces lettres, dans la vitalité de ces échanges. -
Foucault contre lui-même
Michel Foucault est mort en juin 1984, laissant derrière lui une œuvre légendaire, traduite dans toutes les langues du monde et qui a fait l'objet de mille interprétations. L'homme était à l'image de son œuvre : complexe et contradictoire. Ce film reflète toutes les facettes de sa vie trépidante. -
Fragments d’une révolution
Après la réélection très contestée de Mahmoud Ahmadinejad le 13 juin 2009, des manifestations ont lieu dans des grandes villes iraniennes. Le gouvernement interdit ces manifestations, bloque des médias et sites internet, et réprime violemment ces soulèvements par la police et la milice. Pendant un an, les exilés iraniens, dont la réalisatrice de ce film, restée anonyme, ont suivi la "révolution verte" sur Internet, des manifestations de rue aux procès. Entre les images filmées par les manifestants et les images officielles du gouvernement, les sentiments exprimés dans les courriels qu'ils recevaient et les discours officiels, ils ont essayé de construire, à distance, leur propre histoire des événements. Ce film raconte l'une de ces histoires. -
Hergé, à l'ombre de Tintin
Quelques mois avant de mourir, Hergé confiait "Si je vous disais que dans Tintin j’ai mis toute ma vie…". Georges Remi devenu RG - Hergé - restera à jamais dans l’histoire de l’art comme le génial inventeur de Tintin, un pionnier de la bande dessinée et un des artistes majeurs du XXème siècle. Cependant, sa créature a fini par devenir plus célèbre que l'artiste. Plongez dans l’œuvre d’Hergé, dans l’univers de Tintin et par une analyse de son processus créatif, découvrez un homme à la recherche d'une inaccessible perfection. Ce film est aussi disponible en anglais et en italien. © GEDEON programmes / Moulinsart / Arte / RTBF / RMN-Grand Palais © Hergé/Moulinsart – 2016 -
La Vie d'Une Petite Culotte et de Celles qui la Fabriquent
Le documentaire La Vie d’une Petite Culotte et de Celles qui la Fabriquent raconte la vie de celles qui travaillent dans l’ombre des hangars des industries du textile. Le processus de fabrication d’une petite culotte relie Yulduz, une agricultrice dans les champs de coton ouzbeks privée de liberté d’expression ; Janaki, une jeune fileuse sumangali qui a dû quitter les bancs de l’école pour l’usine ; Mythili, une teinturière en Inde qui rêve de devenir maman ; Risma, une militante pour les droits des ouvrières en Indonésie et ma mère, Pascale, qui tient un petit magasin de vêtement en Belgique mais qui, depuis la délocalisation des usines il y a 30 ans, ne propose aujourd’hui plus de vêtements 100% belges. A chaque étape de sa fabrication, de pays en pays, l’histoire de cette petite culotte nous emmène dans l’intimité de la vie de ces cinq femmes, maillons d’une chaîne de production mondiale bien opaque. Le film questionne la valeur que l’on donne aux vêtements mais surtout aux vies de celles qui les fabriquent. Ce film est aussi disponible avec des sous-titres anglais. -
Les Blessures Invisibles
Depuis la fermeture de ses mines d'uranium, la petite ville de Mounana est tombée dans l'oubli. Aujourd’hui les anciens mineurs, après avoir travaillé toute leur vie pour l'industrie nucléaire française, craignent pour leur santé et celle de leurs familles et doivent composer au quotidien dans une région qu'on dit polluée. Au fond de la forêt gabonaise, entre le souvenir d'un passé prospère et la réalité d'un présent douloureux, il faut redoubler d'efforts pour se construire des perspectives d'avenir et vivre avec dignité. -
Les équilibristes
On ne vient pas ici pour guérir, mais pour vivre le plus pleinement possible ses derniers jours. Ici, c’est un service de soins palliatifs. Au quotidien, des soignants font corps et s’écoutent les uns les autres, pour être au plus près des patients. En parallèle des scènes montrant une médecine pleine d’humanisme, la voix de la cinéaste se fait entendre. Elle accompagne, elle aussi, sa mère à travers la maladie. Quatre danseurs mettent en lumière la chronique de cet accompagnement. -
Notre-Dame, dans les coulisses d’une résurrection
Le 15 avril 2019, les toits de la cathédrale Notre-Dame de Paris étaient détruits par les flammes sous les yeux du monde entier. Depuis, nous avons assisté aux travaux de déblaiement et de sécurisation, et finalement au début d'une tâche de reconstruction titanesque. Les hommes et les femmes qui travaillent sur le chantier de la cathédrale Notre-Dame incarnent l'aura mystérieuse du lieu. C'est comme si l'environnement les imprégnait. Ils travaillent dans le vide, où leur seule et principale mission est de sauver et de restaurer la magnifique cathédrale. Ils doivent le faire rapidement et parfaitement. -
Romanès
Avant de s’appeler Romanès, Alexandre portait le nom de Bouglione. Un jour, il a claqué la porte du cirque familial : "trop grand, trop de toiles, trop de camions, c’était plus humain". Vingt ans plus tard, il a rencontré "la terrible" Délia, une Tsigane de Roumanie qui parle et chante le romanès. Avec elle, il a eu cinq enfants, dont quatre filles, à qui il a appris l’acrobatie, la contorsion ou à jongler, et il a remonté un petit cirque, qu’il a baptisé Romanès, cirque tsigane. Cette famille dirigée par un poète, ce clan de promeneurs acrobates et musiciens tient coûte que coûte à préserver ce qui compte le plus pour eux, le droit d’être nomades et libres. Un combat difficile par les temps qui courent. -
Rwanda, les collines parlent
Onze ans après le génocide, le film accompagne survivants et bourreaux avant et après les premiers procès populaires Gacaca où ils se retrouvent face à face. Il y a Obede, accusé d’avoir tué des enfants et dont la demande de pardon n’est qu’une stratégie cynique pour être libéré. Il y a Gahutu, qui n’a «aucun remords» et qui, face à ses juges, parle toujours de «serpent» pour parler de ceux qu’on exterminait. Enfin il y a François, obligé de tuer son propre frère pour pouvoir survivre et qui tente aujourd’hui de se réconcilier avec sa belle-soeur. A travers ces trois histoires, le film tisse un portrait d’une société en guerre contre l’idéologie toujours présente du génocide.
