Je ne sais pas quoi lire !
Une sélection dans laquelle piocher lorsqu'on ne sait plus quoi lire...
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11%
À Copenhague, dans un futur lointain, règne le matriarcat. Si le souvenir du patriarcat habite encore tous les esprits, aujourd’hui seuls 11% des hommes sont maintenus en vie – quota nécessaire au plaisir féminin et au renouvellement de l’espèce –, et parqués dans un centre d’élevage sur l’île de Lolland. L’apparition soudaine d’un jeune garçon bouleverse la vie de quatre femmes, Médée, Wicca, Stille et Ève, forcées de décider de son destin. Chacune d’entre elles devra choisir entre le cœur et la raison, au risque de déstabiliser le nouvel ordre établi. -
American Spirits
Des électeurs de Trump et des armes, des situations qui dérapent, échappent aux protagonistes et font la une du journal local, trois histoires de famille et de voisins, une montée en puissance exceptionnelle à mesure que la tension grimpe : voilà les ingrédients de cet opus final, qui frappe par la finesse des profils dessinés et l’art de la nuance. <br> Palpitant, haletant et d’une remarquable maîtrise, "American Spirits" explore les hostilités souterraines qui minent les communautés rurales américaines, ainsi que les dérives de la politique nationale. En nous entraînant dans le Nord de l’État de New York, au cœur du bourg de Sam Dent, Russell Banks signe une œuvre magistrale, qui s’inscrit avec éclat au panthéon de la grande littérature américaine. <br> * <br> "Banks est un maître au sommet de son art. Si les habitants de Sam Dent n’étaient que les clichés <br> d’un mouvement politique, alors American Spirits ne posséderait pas cette force impressionnante. Mais <br> chacun d’entre eux est un personnage marquant, dont la vie fourmille de détails finement observés. <br> Ces trois novellas sont un immense accomplissement, grâce aux seuls ressorts bruts <br> de l’intrigue et du suspense. Une fois lues, vous ne pourrez plus oublier leur violence troublante et <br> leur fin empreinte d’élégie." <br> Casey Cep, The New Yorker -
Après l'amour
Héloïse m’appelle 'ma belle surprise'. Elle a ses petits trucs, les balades à moto, un parfum addictif, des pièges à filles. Les cloches de l’église Saint-Eustache ponctuent toutes les heures nos étreintes. J’aime caresser la peau, son dos, ses bras durs, le sexe doux sous la langue, les soupirs, les sourires entre les baisers, les rires. Je l’adore et honore son sexe. Un souffle, une parole, un geste provoquent le rapprochement des corps. J’aime notre intimité. Je veux essayer toutes les positions, tous les rythmes. Après les orgasmes, elle se serre très fort contre moi, je suis perdue. M’abandonner serait une aventure, alors je glisse, indéterminée, ouverte à tous les possibles. Lorsque la narratrice se sépare de sa compagne Paola avec qui elle vivait depuis dix ans, sa vie bascule. Collectionnant les amantes, elle part à la recherche effrénée du plaisir et de la jouissance : de Paris à New York, de Rome à Berlin. Pourtant après l’amour, le manque est inéluctable. Dans cette ronde de la séduction, toutes ces Edwige, Garance, Éva, Delphine et autres conquêtes furtives prolongent l’absence de Paola… La rencontre avec Héloïse amorcerait-elle un tournant? Mêlant brillamment romantisme et crudité, douceur et violence, Après l’amour est un roman sensuel et sexuel qui explore la fulgurance du désir féminin. -
Au soir d'Alexandrie
À Alexandrie, à la fin des années 1950, une bande d’amis se retrouve régulièrement au bar du restaurant Artinos, sur la corniche, pour de longues soirées animées durant lesquelles, l’alcool aidant, ils se plaisent à refaire le monde. Unis par un attachement profond à leur ville – presque un pays à part entière, même pour ceux qui viennent d’ailleurs –, ils sont divisés face à l’actualité nationale et au leader charismatique Gamal Abdel Nasser. Alors que l’Égypte connaît de profonds bouleversements sociaux et politiques, qu’adviendra-t-il de ces femmes et hommes épris de justice, de beauté et d’amour, acquis à la cause – ou à l’illusion – cosmopolite d’Alexandrie ? <br> Au sommet de son art, Alaa El Aswany compose une fresque humaine et historique tout en chatoiements tragiques, faisant une fois encore résonner avec brio les voix de personnages pris dans une tourmente qui les dépasse : la fin d’une époque. -
Bristol
Robert Bristol, réalisateur en plein désarroi, voit un matin un homme nu tomber du ciel à ses pieds — un choc muet qui donne le ton de cette comédie lunaire. Il se lance alors dans l’adaptation d’un best‑seller en Afrique, avec des rebondissements imprévisibles, un tournage chaotique et un flop retentissant. Ce qui m’a enchanté ? L’écriture chirurgicale d’Échenoz, son humour décalé et la précision de chaque détail, qui transforment le banal en pur plaisir romanesque. Un vrai régal, tendre, malin et jubilatoire. Ironie, cinéma, absurdité- Alors qu'est-ce que vous faites dans la région, dites-moi un peu, s'inquiète le commandant Parker. - Disons que c'est pour un film que je suis en train de tourner, indique Robert. Comme vous voyez. - On ne m'en avait pas averti, regrette le commandant, mais voilà qui m'intéresse beaucoup. Et quel genre de film, au juste ? - Toujours pareil, expose Robert, l'amour et l'aventure. Avec l'Afrique et ses mystères, vous voyez le genre. - Ah oui, soupire le commandant Parker, je vois en effet très bien le genre. Et pour votre histoire d'amour, vous avez pris quelle actrice ? - Céleste, dit Robert. Céleste Oppen. -
Dans la forêt
Un huis clos naturaliste et puissant. Deux sœurs livrées à elles-mêmes dans un monde en déclin, entre survie et renaissance. J’ai été happé par cette relation fusionnelle, cette façon d’habiter la nature presque viscéralement. Un roman à la fois dur et lumineux. Nature, survie, intimitéRien n'est plus comme avant : le monde tel qu'on le connaît semble avoir vacillé, plus d'électricité ni d'essence, les trains et les avions ne circulent plus. Des rumeurs courent, les gens fuient. Nell et Eva, dix-sept et dix-huit ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au coeur de la forêt. Quand la civilisation s'effondre et que leurs parents disparaissent, elles demeurent seules, bien décidées à survivre. Il leur reste, toujours vivantes, leurs passions de la danse et de la lecture, mais face à l'inconnu, il va falloir apprendre à grandir autrement, à se battre et à faire confiance à la forêt qui les entoure, emplie d'inépuisables richesses.<br>Considéré depuis sa sortie comme un véritable choc littéraire, <em>Dans la forêt</em>, roman sensuel et puissant, met en scène deux jeunes femmes qui entraînent le lecteur vers une vie nouvelle.<br/>Durée : 10H02<br/> -
Des diables et des saints
Le roman commence avec Joe (Joseph), un vieil homme qui joue divinement du Beethoven sur les pianos publics des gares et des aéroports. Il attend… Puis il se raconte et nous livre ses secrets. Après la disparition de sa famille dans un accident d’avion, Joseph est confié à un pensionnat religieux des Pyrénées, Les Confins. Les corvées, les trahisons, la maltraitance mais aussi les amitiés et les souvenirs rythment ses journées en compagnie Momo, Souzix, Edison, la Fouine, Sinatra. Une routine bien huilée… jusqu’à sa rencontre avec Rose… Roman initiatique – Orphelinat – Amitié – Musique Avec poésie, humour et sensibilité, Jean-Baptiste Andrea évoque l’enfance, l’enfance abimée, l’absence, le deuil et la résilience. Un roman sombre et lumineux à la fois qui se lit avec le cœur. Émouvant – Tendre – Élégant Extraits : « Mieux ici. Momo préférait Les Confins à la vie qui l’attendait dehors. Je me plaignais de mon statut de réprouvé, de paria, depuis mon arrivée. Il suffit de deux mots, mieux ici, pour me faire comprendre que nous avions de la chance. Qu’il y avait pire que d’être orphelin de ses parents, c’était d’être orphelin de soi.» « Edison mourut dans un accident de chasse à trente-deux ans. Il faisait du vélo dans la forêt, vêtu d'une veste jaune, d'une casquette orange et de lunettes de soleil. Le chasseur affirma qu'il l'avait pris pour un cerf. Un cerf à vélo avec une veste jaune et une casquette orange. »<p>Qui prête attention à Joe ? Ses doigts agiles courent sur le clavier des pianos publics dans les gares. Il joue divinement Beethoven. Les voyageurs passent. Lui reste. <br>Il attend quelqu'un, qui descendra d'un train, un jour peut-être. <br>C'est une longue histoire. Elle a commencé il y a cinquante ans dans un orphelinat lugubre. <br>On y croise des diables et des saints. <br>Et une rose.</p> -
Eufrasia Vela et les Sept Mercenaires
De nos jours, à Lima, Eufrasia Vela est aide à domicile pour personnes âgées. Pour ses chers patients perclus de douleurs et de solitude, cette petite femme solaire est prête à tout – quitte à s’oublier elle-même. Pourtant, malgré les bons soins de leur gardienne, les retraités n’aspirent qu’à une chose : le repos, et éternel s’il vous plaît ! Pourtant, lorsque doña Carmen lui demande de l’aider à mourir, notre héroïne hésite : est-elle vraiment prête à tout pour ses petits vieux ? Avec tendresse et drôlerie, Gustavo Rodriguez raconte le road-trip d’attachants vieux fourneaux et de leur aide-soignante. Un roman sur la liberté et le refus de laisser la morosité régir sa vie. Gustavo Rodríguez est l’un des auteurs péruviens les plus lus dans son pays et lauréat du prix du Roman Alfaguara, en 2023. Après Les Matins de Lima (L’Observatoire, 2020), il s’agit de son deuxième roman publié en France. Traduit de l’espagnol (Pérou) par Margot Nguyen Béraud. -
Explosives
<em>« Clara s’imagina en femme qui n’a pas peur de faire mal, et ressentit une bouffée de pouvoir. Tous ces hommes, regards figés sur leurs téléphones, qui ne pensaient même pas à la voir autrement qu’une petite fille dont disposer, ils l’entendraient, clac-</em><em>clac, et il serait déjà trop tard. »</em><br>Aux yeux de tous, Clara est une jeune fille ordinaire et inoffensive. Mais sous ses airs d’étudiante timide, elle est en colère. Contre le patriarcat omniprésent, contre un monde qui ne la craint pas, contre les limites qu’on lui impose. Elle pense enfin trouver sa place lorsqu’elle fait la rencontre d’Ari, mystérieuse cheffe d’un groupe féministe radical, qui fait d’elle sa dernière recrue. Mais qu’est-il arrivé aux précédentes ?<br>Entre satire sociale et polar contemporain, Hélène Coutard nous offre un premier roman vertigineux sur la violence féminine, la soif d’appartenance et les histoires qu’on se raconte pour survivre. <br>Une bombe à faire exploser… ou à désamorcer ? -
Femlandia
<p><b>La reine de la dystopie revient avec un roman captivant et effrayant.<br>Par l'autrice de <i>Vox</i>, best-seller international.<br><br>" Une lecture captivante au rythme effréné " <i>The Guardian</i><br>" La reine de la dystopie " Nina Potell, <i>Prima</i><br>" Explosif " <i>Heat</i><br>" Dalcher (Vox) donne une tournure dystopique délicieusement sombre à Herland. " <i>Publishers Weekly</i></b><br>Dans un futur proche, les États-Unis ont sombré dans le chaos après une crise économique sans précédent. <br> Miranda Reynolds a perdu sa maison, son travail et son mari, il ne lui reste plus que sa fille Emma et quelques boîtes de conserve. En proie à l'insécurité dans un monde devenu anarchique, elles n'ont plus qu'un seul espoir : Femlandia. <br> Miranda avait toujours affirmé qu'elle préfèrerait mourir plutôt que de vivre dans ce paradis autarcique réservé aux femmes, à l'abri de la violence des hommes, mais son instinct de survie ainsi que la présence d'Emma la poussent à franchir le portail surmonté de deux X entrelacés. Et si derrière son apparence idyllique se cachait l'enfer ?</p> -
Fraternité de la parole
Surgie du tréfonds, vêtue de mots, de langues, quelque part la parole nous soulève et réunit. À travers ailes et chutes, enlisements et flambées, ces textes – à la suite des autres : poèmes ou prose – s’obstinent à forer le chemin des ressemblances, à dénombrer les preuves d’une terre commune, à dévoiler les traces d’une fraternité. Malgré nos enclos, nos Babels, nos ravages, quelque part la parole converge et nous relie. A.C. © Flammarion, 1976 -
Gaspard de la nuit. Autobiogaphie de mon frère
« Il ne se regarde pas dans la glace. Il sourit rarement, ne rit pas, ne pleure pas. Il n’affirme jamais : ceci est à moi, mais seulement parfois demande : est-ce que c’est pour moi ? Il dit rarement je et ignore le tu. Il ne prononce pas mon prénom.<br>Pourtant, la surprise, lorsque je me vois par hasard dans un miroir, de découvrir ses yeux dans mes yeux m’oblige à présumer une parenté de nos vies secrètes, à conjecturer chez lui une histoire qui aura continué ailleurs et dont je cherche à déchiffrer les trop rares messages, en enquêteuse incompétente, impatiente et inconsolée. »<br> E. F. -
Il neige sur le pianiste
« J’ignorais que le musicien venait de tomber dans le cercle magique annoncé quelques minutes plus tôt par le renard, qu’il s’agirait d’un bizarre roman d’amour, qu’il en serait le personnage, et qu’avec le renard ça m’en ferait deux, et que jusqu’à la fin je ne saurais pas lequel des deux j’allais aimer le plus. »<br> <br>Un soir de première neige, loin de tout, une vieille romancière enracinée dans sa forêt reçoit la visite d'un pianiste, voyageur planétaire, connu pour ses interprétations de Jean-Sébastien Bach. Ils ne s'étaient jamais vus. Il était prévu qu'il ne resterait qu'un soir, mais la romancière n'a pas du tout envie de le laisser repartir. Comme la neige n'en finit pas de tomber et qu'il y a un Steinway sur place, elle va le séquestrer dix jours et onze nuits. Captivée par ce personnage, et même troublée, le soir du troisième jour, elle ajoute quelques gouttes de plus au somnifère qu'il lui demande pour se remettre de son décalage horaire.<br>On n'est pas loin du roman de Kawabata, <em>Les belles endormies</em>. Le thème du désir et de la viellesse est ici abordé, mais de façon inversée, et c'est sans doute un peu plus dérangeant : il ne s'agit pas d'un vieil homme qui entre dans le lit de jeunes beautés endormies, mais d'une femme vieille qui s'assoit au bord du lit d'un homme qu'elle a endormi, plus jeune qu'elle, et très beau.<br> <br>Le même soir que le pianiste était arrivé un petit renard en très mauvaise forme. La romancière le soigne. Elle le sauve. Observer chaque soir cet extraordinaire petit renard devient une sorte de rite, et les rites, se dit-elle, sont là pour remetter de l'ordre dans le monde.<br> <br>Il est donc question de soigner le monde, grâce à un pianiste et grâce à un renard. Et il est aussi question de deux amours. Un du jour, un de la nuit. L’un venu du dehors, apportant sa vie concrète, terrestre et menacée. L’autre, on dirait, venu de derrière la mort, nous assurant que tout a déjà eu lieu. Les horreurs ont été lavées à grande eau. Le monde resplendit.<br> -
Intermezzo
Ivan et Peter, deux frères que les années ont éloignés, se retrouvent à la mort de leur père. Ivan, vingt-deux ans, est un brillant joueur d’échecs, ultrasensible et solitaire. Peter, juriste renommé de Dublin, est un trentenaire aux multiples conquêtes. <b>Tous deux vivent des amours périlleuses pendant ce moment délicat du deuil, intermède de vie où la fragilité n’exclut pas l’aventure.</b> <br><br>Avec <i>Intermezzo</i>, l’Irlandaise <b>Sally Rooney</b> signe un nouveau roman sensuel et fascinant dans la veine de <i>Normal People</i>, où les personnages se mettent à nu, les couples se font et se défont dans une délicieuse confusion des sentiments. -
J'ai commencé par mourir
L’histoire débute avec Christopher Runyard, un expert en assurance, qui hérite — par pure confusion — d’une maison dans un village reculé de la côte écossaise. Il est rapidement confronté à une atmosphère étrange : les anciens héritiers sont morts dans des circonstances étranges, et une tragédie séculaire plane encore sur la baie de Kilthorpe. Dans ce décor à la fois inquiétant et envoûtant, s’installe un duo qui fait vraiment des étincelles : Christopher et Kate, la garde-forestière qui le secourt après un accident de voiture — une première rencontre aussi drôle que chargée de mystère. Leurs échanges, à la fois vifs, drôles et plein de sincérité, apportent de vraies respirations dans ce thriller à l’ambiance lourde et aux enjeux mortels. Ce que j’ai aimé, c’est cette parfaite alchimie entre suspense, mystère ancestral et humour. Gilles Legardinier réussit à nous plonger dans une enquête implacable tout en gardant son sens de l’humanité et de l’autodérision. Le roman devient ainsi une vraie réflexion sur l’identité et le courage face à l’inconnu — tout en étant un divertissement captivant. Enquête, renaissance, émotionEn débarquant dans un village perdu de la côte écossaise, Christopher Runyard est convaincu que sa présence n’est due qu’à un malentendu. Immédiatement subjugué par cette baie hors du temps, il ignore que, voilà des siècles, une tragédie s’y est déroulée au nom d’un secret qui n’a rien d’une légende. Depuis, l’onde de choc du drame n’en finit pas de provoquer rivalités et intrigues, chacun cherchant à s’approprier la clé du mystère. Ces derniers temps, les habitants meurent de façon suspecte, et Runyard est le prochain sur la liste. Pour survivre à cette énigme qui vire à la malédiction, il va devoir découvrir qui est digne de confiance, et répondre aux deux seules questions que nous devons tous nous poser un jour : qui sommes-nous au fond, et que valons-nous réellement quand la tempête se déchaîne ? Gilles Legardinier est un auteur rare, capable de plonger ses lecteurs dans des univers aussi variés qu’intenses. Conjuguant inventivité, humanité et humour, chacune de ses œuvres parvient à nous surprendre en dévoilant chaque fois davantage le cœur de son talent. Avec toute son énergie, Jean-Pierre Michaël nous emporte dans le roman tout simplement fascinant, palpitant et poignant de Gilles Legardinier. Couverture : illustration François Durkheim © Flammarion, d’après des images © Shutterstock -
Je me regarderai dans les yeux
<p>PRIX DE LA LITTÉRATURE ARABE DES LYCÉENS 2025</p><p>À dix-sept ans, à l'âge des romans à l'eau de rose, des serments d'amitié et des poèmes de Rimbaud, une jeune fille fume une cigarette à la fenêtre de sa chambre. Cette transgression déclenche la violente fureur de sa mère - puis, comme un envol effaré, la fugue de la narratrice. Un ultimatum lui est alors posé : elle devra produire un certificat de virginité. L'examen gynécologique forcé sera sa « première fois ». Comment sortir de l'enfance quand tous les adultes nous trahissent ? Comment aimer quand ceux qui nous aiment nous détruisent ? Porté par une écriture puissante qui n'oublie ni l'ardeur ni la drôlerie, le récit de Rim Battal dit les premières fois, le désir, la générosité et la force qui président à la naissance d'une femme et d'une écrivaine.</p><p>« Un premier roman où il est question d'intime, de politique mais aussi de cette sacro-sainte liberté qui finit toujours par triompher. Une réussite ! » Augustin Trapenard, La Grande Librairie, <i>France 5 </i></p><p>« Rim Battal signe avec cette autofiction son premier texte en prose, où la colère avance en rang serré<br>avec un humour frondeur, pour refuser la honte. » <i>Le Monde</i></p><p>« En entrant dans le roman, Rim Battal tend vers plus de simplicité narrative, au service d'une histoire qui se lit d'un seul trait, tant elle poignante et subtilement racontée. » <i>Libération</i></p><p>« Je me regarderai dans les yeux est une remarquable tragicomédie de moeurs et de caractères. » <i>Le Figaro Littéraire </i></p><p>« Du parcours d'une jeune fille qui ne cesse de lutter contre un schéma prétendument immuable, Rim Battal tire un formidable et irrévérencieux récit d'émancipation, porté par un souffle de liberté enivrant. » <i>Le Nouvel Obs</i></p><p>« On y entend le feu de la rage, les soubresauts salvateurs de l'ironie. On goûte l'arrachement et l'envol de l'adolescente, son émancipation par l'art et l'écriture, ses flèches contre le mensonge et la folie du monde. » <i>Psychologies Magazine</i></p><p>« <i>Je me regarderai dans les yeux </i>est un récit tout à la fois rageur et malicieux, qui raconte la chape de plomb, les interdits, les hypocrisies pesant sur le corps des filles et des femmes au Maroc. Le ton de Rim Battal est cru, à l'image de la scène inaugurale du livre, un examen gynécologique brutal. Mais s'en dégage aussi un grand souffle de liberté. » Christophe Henning,<i> La Croix </i></p><p>« La poétesse marocaine Rim Battal [...], dont c'est ici le premier roman, raconte avec une terrible acuité les huis clos successifs, et comment l'examen gynécologique intrusif sera la triste <i> première fois </i>de son héroïne, au corps et à l'esprit encore innocents. L'autrice radiographie de l'intérieur toutes les échelles d'une violence légitimée par une société corsetée. », <i>La Vie</i> </p><p>« Ce roman, à la langue moderne, vive, drôle et effrontée, comme son autrice, est nourri d'une réflexion sur les générations de femmes, tant est finalement analysée la relation difficile entre mères et filles, lesquelles grandissent avec le devoir de <i> dénicher un bon mari .» Le Point</i></p><p>« Une tragi-comédie puissante, férocement vivifiante !<i></i>» <i>Le Télégramme</i></p><p>« Rim Battal est l'une des sensations de la rentrée littéraire francophone avec son premier roman <i>Je me regarderai dans les yeux</i>. Un texte sur la fin de l'enfance, la trahison, la fugue, l'émancipation d'une jeune femme... » Mohamed Kaci,<i> TV5 Monde </i></p> -
Je t'ai donné des yeux et tu as regardé les ténèbres
<p>Entre les falaises des montagnes catalanes, se cache le mas Clavell. Dans cette maison reculée, à l’aube, une femme âgée, exagérément âgée, entame son dernier jour. Et toutes les femmes nées et mortes entre ces murs sont là pour la veiller. Joyeuses, elles préparent une fête en l’honneur de celle qui au soir viendra les rejoindre. Cette seule journée contient dès lors quatre siècles de souvenirs. Ceux de Joana, qui voulait un mari. Ceux de Bernadeta, dont les yeux voient ce qu’ils ne devraient pas. Ceux d’Àngela, qui n’a jamais mal. Ceux de Margarida, qui au lieu d’un cœur entier a un cœur aux trois quarts, plein de rage. Ou ceux de Blanca, née sans langue, la bouche comme un nid vide, qui se contente d’observer. Ou d’autres encore.</p> <p>Après <i>Je chante et la montagne danse</i>, Irene Solà signe un roman vivant et drôle, peuplé de légendes et profondément poétique. De sa prose puissante et musicale, elle célèbre la lumière et les ténèbres, la vie et la mort, la mémoire et l’oubli.</p> <p>Traduit du catalan par Edmond Raillard</p> <p><b>Irene Solà</b> est une écrivaine, poétesse et artiste née en 1990 en Catalogne. <i>Je chante et la montagne danse</i> a obtenu quatre prix littéraires, dont le prix de Littérature de l’Union européenne en 2020, et a été traduit en vingt-sept langues. <i>Je t’ai donné des yeux et tu as regardé les ténèbres</i> a reçu le prix Finestres 2023 de littérature en catalan.</p> -
Julia
<p><b>*** Rentrée littéraire 2024 *** Sélection du Grand Prix de littérature américaine ***</b><br><br><b>Une relecture imaginative, féministe et brillamment pertinente de <i>1984</i>.</b><br>Londres, chef-lieu de l'Espace aérien I, vit sous le joug d'un régime ultra-autoritaire dirigé par Big Brother. Nous sommes en 1984. <br><br> Julia est mécanicienne au département Fiction du ministère de la Vérité. Joyeusement cynique, elle a tout de la citoyenne modèle. Elle excelle pourtant dans l'art de tromper la surveillance constante des télécrans et de la Police de la Pensée, parvenant même à cacher ses liaisons amoureuses dans ce monde où le sexe est un crime sévèrement puni. Mais Winston Smith, du service des Archives, l'intrigue et l'attire. Lui aussi cache peut-être son jeu... Le jour où, sans vraiment réfléchir, elle lui glisse un mot dans la main - geste quasi suicidaire -, elle perd le contrôle de sa vie si bien ordonnée, et tout bascule. <br><br> Soixante-quinze ans après George Orwell, Sandra Newman nous entraîne à nouveau dans l'univers mythique de Big Brother. Roman d'un État totalitaire où la condition des femmes diffère fondamentalement de celle des hommes, Julia apparaît comme un texte féministe, à la fois fidèle à l'original et radicalement différent.</p> -
L'Ami du Prince
Prix Orange du Livre 2024. 12 avril 65 après Jésus-Christ, dans les environs de Rome. Des soldats en armes envahissent la villa de Sénèque, porteurs d’un ordre de l’empereur : le philosophe doit se donner la mort. Sénèque écrit alors une ultime lettre à son ami Lucilius, dressant pour lui le bilan de sa vie. Durant quinze années, il a été le précepteur, puis le conseiller, puis l’ami de celui qui exige désormais sa mort : l’empereur Néron. Parce qu’il vit ses dernières heures, Sénèque peut enfin tenir un discours de vérité sur son élève. Dans cet ultime moment d’introspection, le philosophe interroge la réalité du pouvoir, mais affronte aussi ses propres erreurs et sa compromission. L’Ami du Prince raconte comment Sénèque s’est retrouvé prisonnier d’un idéal de l’Empire, de ses illusions et d’un jeune homme imprévisible dont la vraie nature s’est révélée peu à peu. Après Vincent qu’on assassine et Un instant dans la vie de Léonard de Vinci, Marianne Jaeglé fait revivre le stupéfiant face-à-face entre un philosophe épris de vertu et un jeune tyran sans merci. -
L'ardente et très secrète Miles Franklin
Un portrait de femme libre et audacieuse, en avance sur son temps. Ce livre m’a permis de découvrir une figure littéraire méconnue, à la personnalité flamboyante. L’écriture est vive, le ton engagé, sans jamais être pesant. C’est à la fois une biographie et un hommage à l’écriture comme acte de liberté. Biographie, féminisme, indépendanceAustralie, 1901 : Miles Franklin, vingt ans, fille de fermiers du bush, parvient contre vents et marées à faire publier son premier roman, un texte remarquable d’insolence et de fougue, qui connaît un immense succès dans le monde anglo-saxon. Alors qu’elle cherche à garder l’anonymat sous un pseudonyme masculin, son identité est révélée et les préjugés misogynes de son époque la heurtent au plus profond. C’est seule et sans le sou qu’elle s’embarque pour l’Amérique, où l’attend une vie de luttes au service des plus faibles et d’engagements féministes. Elle y noue mille amitiés avec des personnalités d’une stupéfiante modernité, et des amours tourmentés. Mais jamais Miles Franklin n’abandonne sa passion d’écrire ni ne renonce à ses rêves de gloire. Folle d’une liberté durement conquise, guidée par sa générosité et son sens de l’humour, elle connaîtra de multiples aventures à travers l’Europe, avant de retrouver sa terre natale et de tenir une formidable revanche, en jouant un dernier tour aux critiques qui disaient sa verve tarie et son génie disparu. Miles Franklin est aujourd’hui l’écrivaine la plus célèbre des Antipodes. Durant ses quatre ans d’enquête, Alexandra Lapierre l’a suivie sur tous les théâtres de son exceptionnel destin. -
L'hospitalité au démon
Préface de Neige Sinno. Peu après la naissance de sa fille, « le Père » se voit rattrapé par des souvenirs d’attouchements subis dans l’enfance. Pour conjurer sa peur de la répétition, il ambitionne de cartographier le "Grand Continent des Violences Sexuelles". Cette traversée périlleuse, entre farce et cauchemar, durera six ans. Dans un Danemark imaginaire, Constantin Alexandrakis sonde d’une façon iconoclaste un ressenti masculin face aux "abus de position dominante", sans se laisser réduire à un point de vue victimaire. "Avoir le courage d’aller dans ce sens-là, du côté où il n’y a pas d’éclairage, du côté où on n’a pas trop envie de vous accompagner, qui peut l’avoir ? Qui peut l’avoir sinon les inconscients, les fous, les poètes, les braves. Puisqu’il s’agit de cela, braver, affronter les démons. Ceux du dehors et ceux du dedans." Neige Sinno -
L'inventaire des rêves
L’inventaire des rêves, c’est avant tout la naissance de quatre grandes héroïnes, quatre femmes puissantes venues d’Afrique de l’Ouest dont les destins et les rêves se croisent. Chiamaka est une rebelle qui a déçu sa famille huppée du Nigeria, car au mariage avec enfants elle préfère vivre de sa plume, sans attaches. Mais est-ce vraiment son rêve ? Sa meilleure amie Zikora, qui a toujours voulu être mère, réussit à trouver le parfait alter ego, mais sera-t-il à la hauteur ? Quant à Omelogor, cousine de la première, femme d’affaires brillante, elle rêve de combattre les injustices faites aux femmes et plaque tout pour reprendre des études aux États-Unis. Et puis il y a Kadiatou, domestique adorée de Chiamaka, fine cuisinière et tresseuse hors pair. Son rêve américain se réalise quand un hôtel de luxe l’embauche comme femme de chambre, pour le meilleur et surtout pour le pire. Les rêves des femmes seraient-ils plus difficiles à atteindre ? Dix ans après le succès planétaire d’Americanah, la grande Adichie signe un magnifique nouveau roman, ample et saisissant. En mêlant avec brio sujets profonds et frivolité, drames et douceur, L’inventaire des rêves bouleverse autant qu’il amuse. Car si ces quatre héroïnes inoubliables aiment rêver d’amour, papoter pendant des heures, partager plats savoureux et plaisanteries, elles sont aussi et avant tout des femmes noires qui, chacune à sa manière, doivent questionner l’impact qu’a leur couleur de peau sur leur parcours, et sur le regard des autres. -
L'opportunité de vivre
Continuer de vivre ou décider d’en finir, c’est une question d’opportunité plutôt que de principe : telle est la leçon d’Épicure, des stoïciens et de Montaigne. Encore faut-il être vivant pour en décider. L’opportunité de vivre est donc première, et c’est elle qui requiert tous nos soins : la philosophie ne nous apprend à mourir, comme disait Montaigne, que parce qu’elle nous apprend d’abord à vivre. Car que vaudrait une philosophie qui n’aiderait pas à juger – non une fois pour toutes mais en fonction des circonstances – que la vie, comme disait Camus, « vaut ou ne vaut pas la peine d’être vécue » ? Ces « ultimes études » viennent clore le triptyque entamé en 1994 avec Valeur et vérité (Études cyniques) et prolongé en 2015 avec Du tragique au matérialisme (et retour). André Comte-Sponville y éclaire son propre cheminement en s’appuyant sur celui de ses maîtres de prédilection : Épicure, les stoïciens, Montaigne, Spinoza, Alain, Louis Althusser et Marcel Conche. C’est l’occasion pour lui de porter des éclairages forts sur des questions très actuelles, comme celles qui touchent au cerveau, à la spiritualité ou au matérialisme. -
La Dernière Danse de l'ours
Le vieil ennemi a encore frappé. Cette fois, c’en est trop. Alors qu’à Sarradeil on ne songe qu’à l’abattre, le maire tente de ramener les villageois à la raison : l’ours est une espèce protégée. Entre mépris et hostilité, Asha, jeune policière de l’environnement, aura la charge de repérer la bête et de la capturer. -
La Maison du kintsugi
<strong>Un périple émouvant au cœur du Japon traditionnel.</strong><br> <br>La jeune Mao vit avec sa grand-mère, une spécialiste du kintsugi, l’art de réparer la céramique à l’aide de laque et de poudre d’or. Un jour, poussée par la curiosité, elle s’essaye à ce savoir-faire ancestral et se prend au jeu.<br> <br>Elle va aussi en apprendre plus sur sa grand-mère : sa jeunesse après la guerre dans une petite ville berceau du kintsugi ; son désir de maîtriser cette technique alors réservée aux hommes ; un rêve auquel elle a dû renoncer.<br> <br>De Tôkyô à Takayama, des ateliers d’artisans aux forêts d’arbres à laque, petite-fille et grand-mère partent sur les traces du passé le temps d’un été inoubliable.<br> <br>Un roman touchant et lumineux, qui nous montre que l’on peut tirer de la fierté de nos imperfections et réparer nos relations. -
La Realidad
« Il n’y a rien de tel que la réalité. » On pourrait dire que ce livre est un récit de voyages dans la réalité ou vers la réalité. Avec un premier voyage, il y a plus de vingt ans, où deux jeunes femmes en sac à dos, Netcha, la narratrice, et Maga, une amie espagnole, essaient de rejoindre un village du Chiapas, au Mexique, appelé précisément La Realidad. « Des sources fiables, dit cette amie, lui assuraient que le Sub, alias le sous-commandant Marcos, était à La Realidad [...] Marcos est dans la réalité. » Quête autant politique (la rencontre avec les mouvements révolutionnaires zapatistes) qu’initiatique et intime. Si les deux amies renoncent en chemin, elles ne renoncent jamais vraiment. Elles insistent, et par d’autres voies, par d’autres routes, par toute sorte d’approches, on les voit avancer à tâtons vers ce qu’elles imaginent comme un monde inconnu, un monde nouveau, un monde autre. Pour Netcha, l’autre, ce sont avant tout les Indiens qu’elle aimerait rencontrer tout en ayant très peur de cette rencontre. Elle a peur de porter sur les épaules le poids de l’histoire, d’être une représentante du peuple de colonisateurs dont elle est issue, d’avoir lu trop de livres, de passer à côté de ce qui importe vraiment, c’est-à-dire l’altérité. Et c’est bien sûr quand elle décide d’arrêter de voyager, que le vrai voyage commence vraiment. « Combien de fantômes murmurent encore dans ce livre ? » se demande, à la fin, la narratrice. Celui du mystérieux leader zapatiste, le sous-commandant Marcos, ceux des Indiens en lutte du Chiapas, celui d’Antonin Artaud qui en 1936 fit un voyage énigmatique au Mexique, mais aussi les fantômes d’une existence en quête d’un lieu autre, et le fantôme de la réalité, celui de nos blessures et de nos illusions. Ce nouveau livre de Neige Sinno, autobiographique lui aussi, confirme avec profondeur son immense talent d’écrivain, et offre un récit magique sur l’aspiration autant intime que collective d’un autre monde possible : « Il y a bien une question de stratégie, de choix, de recherche des armes qui nous permettraient de faire advenir un autre monde, mais les forces prennent des chemins qui ne sont pas ceux qu’on croit, plus longs, plus souterrains et moins clairs que ce que l’on souhaiterait. » -
La colline qui travaille - Prix Roman France Télévisions 2025
<p><i><b>" J'écris pour que les êtres et les liens qui les unissent cessent de se distendre et de disparaître. "</b></i><br>Le bruit d'un téléphone, l'odeur de l'eau de Javel, le goût d'un nescafé... Philippe Manevy tire le fil du souvenir et tisse l'étoffe d'un roman familial sur quatre générations en commençant justement par le personnage d'Alice, sa grand-mère maternelle, tisseuse de métier. Pointilleuse et déterminée, elle devint la figure de proue d'un mouvement ouvrier au lendemain de la victoire du Front Populaire. Très vite, René, son époux, fait son apparition dans le récit. Ancien sportif, il fut un typographe possiblement engagé, avec d'autres héros de l'ombre, dans un acte spectaculaire de résistance. Tous deux parents dévoués de Martine, ils seront prêts à tout pour assurer le futur de leur fille studieuse et appliquée. <br>Chaque chapitre met en lumière un membre de la famille aux prises avec les épreuves que lui réservent son époque et l'existence. Apparaissent progressivement des liens entre eux et des échos que l'auteur consigne ici, sans rien cacher des doutes qui surgissent au fil de son travail d'écriture. Et l'on traverse ainsi deux guerres mondiales, des crises économiques, les Trente glorieuses, les espoirs et les désillusions du XXème siècle. <br>Déclaration d'amour et hommage vibrant à la classe ouvrière, <i>La colline qui travaille</i> revigore le genre de la chronique familiale et offre au lecteur un sentiment de réconfort et de douce nostalgie.</p> -
La collision - Prix Goncourt des détenus 2025
Roman récompensé par le Prix Goncourt des détenus 2025. En 2012, en plein centre-ville de Lyon, une femme décède brutalement, percutée par un jeune garçon en moto cross qui fait du rodéo urbain à 80 km/h. Dix ans plus tard, son fils, qui n’a cessé d’être hanté par le drame, est devenu journaliste. Il observe la façon dont ce genre de catastrophe est utilisé quotidiennement pour fracturer la société et dresser une partie de l’opinion contre l’autre. Il décide de se replonger dans la complexité de cet accident, et de se lancer sur les traces du motard pour comprendre d’où il vient, quel a été son parcours et comment un tel événement a été rendu possible. En décortiquant ce drame familial, Paul Gasnier révèle deux destins qui s’écrivent en parallèle, dans la même ville, et qui s’ignorent jusqu’au jour où ils entrent violemment en collision. C’est aussi l’histoire de deux familles qui racontent chacune l’évolution du pays. Un récit en forme d’enquête littéraire qui explore la force de nos convictions quand le réel les met à mal, et les manquements collectifs qui créent l’irrémédiable. -
La fille aux boutons d'or
<strong>Chanteuse au succès planétaire, Soley a tout ce dont elle a toujours rêvé. Pourtant, malgré la ferveur des fans, elle se sent plus seule que jamais. </strong><br><br>Quand elle découvre dans la presse que son petit ami l’a trompée, elle part se ressourcer à Blooming Hall, le manoir de ses grands-parents. À peine arrivée, elle apprend que ses cousines ont trouvé un tableau dans la réserve : un portrait à l’huile d’une femme qui lui ressemble trait pour trait, et qui serait une parente de son père. Mais ce dernier a toujours été très secret au sujet de ses origines islandaises...<br><br>Déterminée à percer le mystère du tableau, Soley s’envole pour l’Islande et plonge dans l’histoire d’un pays auquel elle est plus liée qu’elle ne l’aurait jamais imaginé...<br><br>Le deuxième tome d’une saga spectaculaire pour les fans des <em>Sept Soeurs </em>de Lucinda Riley, qui nous entraîne dans les aventures de cinq jeunes femmes dans la fleur de l’âge, pleines de passion, de secrets et d’émotions.<br><br><strong>CINQ COUSINES, CINQ CONTINENTS,</strong><br><strong>CINQ FLEURS, ET UN GRAND SECRET...</strong><br><br><strong>Tessa Collins</strong> est une romancière allemande. C’est au cours d’un voyage dans le Sud de la France en 2013 qu’elle se lance dans l’écriture. Sa série <em>Le Parfum des fleurs sauvages</em> a connu un immense succès en Allemagne. Lorsqu’elle ne voyage pas ou n’est pas en train d’écrire un roman, elle aime faire de la randonnée et lire.<br><br> -
La pouponnière d'Himmler
Heim Hochland, en Bavière, 1944. Dans la première maternité nazie, les rumeurs de la guerre arrivent à peine ; tout est fait pour offrir aux nouveau-nés de l’ordre SS et à leurs mères "de sang pur" un cadre harmonieux. La jeune Renée, une Française abandonnée des siens après s’être éprise d’un soldat allemand, trouve là un refuge dans l’attente d’une naissance non désirée. Helga, infirmière modèle chargée de veiller sur les femmes enceintes et les nourrissons, voit défiler des pensionnaires aux destins parfois tragiques et des enfants évincés lorsqu’ils ne correspondent pas aux critères exigés : face à cette cruauté, ses certitudes quelquefois vacillent. Alors que les Alliés se rapprochent, l’organisation bien réglée des foyers Lebensborn se détraque, et l’abri devient piège. Que deviendront-ils lorsque les soldats américains arriveront jusqu’à eux ? Et quel choix leur restera-t-il ? Reconstituant dans sa réalité historique ce gynécée inquiétant, ce roman propose une immersion dans un des Lebensborn patronnés par Himmler, visant à développer la race aryenne et à fabriquer les futurs seigneurs de guerre. Une plongée saisissante dans l’Allemagne nazie envisagée du point de vue des femmes. -
La taille de nos seins
« Nous étions trois amies, venues d’horizons complètement différents. Je débarquais de Sarcelles, Isabelle d’Amérique, et Cécile de la rue Poliveau. Nous avions sept ans quand nous nous sommes rencontrées à l’école de la rue Buffon, et nous avons découvert ensemble les garçons, la transformation de nos corps, le point de vue de l’autre, et l’infini réconfort de l’amitié.<br> <br>C’est cette histoire que j’ai voulu raconter, avec les dessins de Cécile, peintre que j’admire et qui, comme Isabelle, est toujours mon amie chérie, plus de cinquante ans après notre rencontre. »<br> <div style="text-align: right;">A. J.</div> <br>Où l’on rencontre Mademoiselle Sahoute, la maîtresse-juge suprême, Couik, le caniche sans poils, des parents en plein apprentissage de la liberté des années 70, l’exhibitionniste du Jardin des Plantes, les poupées Barbie et les Claudette, le premier amoureux (sur une balançoire), les enfants tyranniques… Autant de personnages qui façonnent le quotidien de « Mademoiselle Chichi », surnom donné par une maîtresse à la petite Agnès.<br> <br>Pour la première fois, Agnès Jaoui prend la plume et raconte : l’amitié, d’abord, indéfectible mais aussi faite de rivalités, d’étonnements, de trahisons. L’apprentissage de son genre, joyeux ou angoissant, empreint de doutes et d’injonctions parfois douloureuses. Et les humiliations scolaires, les codes sociaux, le mépris de classe, tout ce qui a forgé sa personnalité convaincue et déterminée. Tendre, cocasse, absolument personnel, l’ouvrage prend vie avec les illustrations de Cécile Partouche, pleines d’esprit et de sensibilité. -
Le Banc
<p></p><p><em><strong>Drôle, tendre, bouleversant. </strong></em>Mélissa da Costa</p><p><strong>Coup de coeur</strong><strong>de Valérie Expert -</strong> Sud Radio</p><p><strong><em>Un très joli roman, malicieux, drôle.</em></strong> Sophie Aurenche RTL</p><p><strong><em>Le roman dresse une galerie bouleversante de portraits et offre un regard tendre et réaliste sur le grand âge.</em></strong> Biblioteca </p><p><strong>Chaque jour, à la résidence des Merles bleus, Georges, 95 ans, Marcel, de six ans son cadet, et Jean-Marc, fraîchement retraité, se retrouvent sur leur banc.</strong> Ensemble, ils devisent sur le monde qui passe... et celui qui s’efface. </p><p>Un matin, Georges est retrouvé mort au fond de son lit, dans des circonstances suspectes. Qui aurait pu vouloir la peau du nonagénaire ? Isabelle et Paul, ses enfants ? Mariola, son auxiliaire de vie ? Chantal, qui lui faisait la lecture... et les poches ? Alain, le « shérif » de l’immeuble ? Ou Abdel, le gérant de la baraque à frites ? </p><p><strong>Avec une immense tendresse pour ses personnages, Géraldine Smith signe un roman policier aussi léger que subtil.</strong> Car sous les pas de l’inspecteur Moussa Mballo, une vérité se dessine : le très grand âge cache parfois une jeunesse intacte, simplement rangée dans la cave des souvenirs. </p><p>Géraldine Smith vit en Caroline du Nord. Elle a publié plu-sieurs livres de non-fiction dont, chez Stock, <i>Vu en Amérique, bientôt en France </i>(2018) et <i>Rue Jean-Pierre-Timbaud </i>(2016). <i>Le banc </i>est son premier roman. </p> -
Le Chat du jardinier
<p></p><p><strong>1ère sélection du grand Prix RTL-Lire </strong></p><p><strong><em>Le meilleur remède à la mélancolie de l'époque. Thomas Schlesser a l'art de donner envie de lire de la poésie. </em> </strong>Olivia de Lamberterie -Télématin</p><p><strong><em>Apres son best-seller </em>Les Yeux de Mona<em>, I'expert de l'art confirme avec </em>Le Chat du jardinier <em> son grand talent de passeur pour une matiére au moins aussi complexe que la peinture : la poésie. </em></strong>Les Echos</p><p><strong><em>L'écrivain qui fait aimer la poésie.</em></strong> Le Courrier de l'Ouest</p><p><b>« <i>La poésie, c’est le plus joli surnom que l’on donne à la vie. </i>» </b></p><p>Une tempête vient de ravager l’arrière-pays provençal. <strong>Louis, jardinier hypersensible</strong>, ne parvient plus à faire face aux épreuves qui s’accumulent et plonge dans une souffrance muette. Il va alors faire la connaissance d’une femme extraordinaire. </p><p><strong>Thalie, professeure de français fraîchement retraitée,</strong> à la fantaisie solaire et communicative, va lui proposer un pacte : Louis soignera les oliviers et les lauriers-roses de son domaine voisin dévasté tandis qu’elle l’initiera aux pouvoirs de la poésie. </p><p><strong>De Sappho à Hugo et Rimbaud, de Pessoa à Neruda, un hymne aux mots des plus grands poètes, à l’amitié et à la vie.</strong></p><p><strong></strong> </p><p><strong>Au verso de la jaquette, découvrez le manuscrit du célèbre poème de Rimbaud, </strong><i><strong>L’Éternité.</strong></i></p> -
Le Temps d'Après
Quinze ans après l'effondrement, le jeune Burl vit isolé avec ses deux mères, Eva et Nell.<br><br>Pour éviter d'attirer l'attention, elles ont brûlé leur maison et se sont installées au coeur de la forêt. Non loin d'une grande souche, elles se sont construite une vie bien réglée. Pour se nourrir, Burl et ses mères chassent et cueillent. La danse, la musique et les récits qu'ils inventent au coin du feu rythment leurs journées. Protégées par leur chère forêt, Eva et Nell refusent tout contact avec le monde d'Avant.<br>Mais Burl, lui, brûle de curiosité pour ces humains qu'il ne connaît que par leurs histoires. Une nuit de solstice, depuis le haut d'une montagne, il aperçoit une lumière qui pourrait être un feu d'origine humaine.<br><br>En dépit du danger, il se met en tête d'aller à leur rencontre.<br><br><strong>La suite du chef-d'œuvre absolu de Jean Hegland, d'une maîtrise et d'une profondeur plus impressionnante encore. Si Nell et Eva ont marqué toute une génération, Burl sera le héros inoubliable de celle qui vient.</strong> -
Le Visage de la nuit
<p>Depuis qu'il a survécu à une fièvre mortelle, personne n'a vu son visage. Chaque nuit, l'enfant quitte le presbytère où il a été recueilli et s'enfonce dans les bois. Sous la lune, la forêt devient son territoire. Cette vie clandestine le protège du regard des autres. <br> <br>Alors qu'il entre dans l'adolescence, une jeune fille apparaît parmi les arbres. Elle ne ressemble en rien aux habitants de ce village perdu, hanté par des haines ancestrales. Mais elle aussi porte un secret et rêve d'échapper à l'avenir qui lui est promis. <br> <br>Le Visage de la nuit est un roman éblouissant, traversé d'éclairs sur l'adolescence, la violence et le désir.</p> -
Le doigt magique
Un petit bijou d'ironie roald dahlienne. L’histoire, courte et malicieuse, m’a surpris autant qu’elle m’a fait sourire. J’ai aimé la façon légère et inventive d’aborder la magie et la différence. On en ressort avec une pointe de réflexion et beaucoup de fantaisie. Humour, merveilleux, critique socialeM. Cassard, le fermier, et ses fils, Richard et Bernard, aiment chasser : le samedi, ils s'amusent à tirer sur les canards. Ils savent que cela met très en colère la petite fille qui vit à côté de chez eux -
Le miracle du réconfort
Un livre qui fait du bien sans tomber dans le facile. Les personnages sont touchants, jamais caricaturaux, et il se dégage de cette histoire une véritable chaleur humaine. J’ai refermé ce livre le cœur un peu plus léger. Bienveillance, chaleur, entraide<p>" D'aussi loin que je m'en souvienne, voilà ce que j'ai toujours voulu être : philosophe du réconfort. Et continuer, modestement, avec l'humilité qu'il faut pour prendre soin de l'esprit des gens, à tenter, tant bien que mal, de redonner de la force morale, et de faire du courage et de l'espoir d'heureuses possibilités. <br>C'est ce que je vise dans ce livre. Ni une leçon ni une méthode, mais plutôt un tremplin pour raviver nos joies en observant ce qui autour de nous en vaut encore la peine. Je suis donc partie en quête de tous les fragments, de tous les espaces, de toutes les notions qui, dans les moments douloureux de nos existences, nous tiennent debout, nous ramènent à l'action, à la douceur, à notre force vitale et au courage. <br>Ces neuf chapitres sont chacun une invitation à relever la tête, une exploration pour les heures sombres, un carnet de voyage à garder auprès de soi lorsque tout tangue. Au fond, ces neuf chapitres n'ont pas d'autre volonté que de nous rappeler tout ce qui peut donner du sens à nos vies. " <br><br>Traduite dans quinze pays, Marie Robert offre un nouveau visage à la philosophie. Fondatrice de quatre écoles, créatrice de podcasts, autrice de cinq livres à succès ( <i>Kant tu ne sais plus quoi faire...</i>, <i>Le Voyage de Pénélope</i>, <i>Une année de philosophie</i>), elle réveille Instagram tous les matins avec ses pensées <br></p> -
Le roman de Mécène
« L’assistance a applaudi à tout rompre. Mécène qui a lu avec Virgile se sent lui aussi applaudi. Certes, il partage le succès. Certes, il est lui aussi un peu l’auteur. Un peu responsable. Quand il s’est levé pour remplacer Virgile, c’était comme s’il lui donnait de sa personne et recevait la sienne en échange. »<br>Mécène, ami des poètes et de l’empereur Auguste, donnera son nom au mécénat. Il est le personnage de ce roman dans lequel Pascale Roze, déjouant les codes du roman historique, mêle librement érudition et légèreté, sérieux et fantaisie, faisant de la tradition une source vive. -
Le rêve de Marc Aurèle
<p><span style="font-weight: normal; font-size: 12px; font-family: Arial;">Érudit et accessible, ce livre nous embarque sur les chemins de la pensée stoïcienne au travers du destin extraordinaire de Marc Aurèle, empereur et philosophe romain.</span></p><p><span style="font-weight: normal; font-size: 12px; font-family: Arial;"><br></span></p><p><span style="font-weight: normal; font-size: 12px; font-family: Arial;">Une lecture agréable pour les curieux d'Histoire et de Philosophie. ;-) </span><span style="font-family: Arial; font-size: 12px; font-weight: normal;">Lenoir réussit à rendre la philosophie stoïcienne vivante, incarnée, presque intime.</span></p><p><span style="font-family: Arial; font-size: 12px; font-weight: normal;"><br></span></p><p><span style="font-size: 12px; line-height: 12.84px; font-family: Arial; font-weight: normal;">J’ai aimé cette plongée dans la pensée de Marc Aurèle, à la fois empereur et homme plein de doutes.</span></p><p><span style="font-size: 12px; line-height: 12.84px; font-family: Arial; font-weight: normal;">On apprend énormément sans jamais s’ennuyer. Un livre qui élève sans écraser, et qui donne envie d’être un peu plus calme face au monde.</span></p>À travers le succès constant des Pensées pour moi-même, ouvrage qui a aidé des millions de lecteurs à vivre, la figure de l’empereur romain Marc Aurèle (121-180), popularisée par Gladiator, le film culte de Ridley Scott, nous interpelle : comment le dirigeant de l’un des plus grands empires du monde a-t-il pu conserver la sérénité au milieu du tumulte des guerres, des trahisons, des épidémies ou des catastrophes naturelles qui secouèrent son règne pendant près de deux décennies ? La réponse se trouve dans la philosophie à laquelle il a été formé très jeune et pour laquelle il éprouva une vive passion : le stoïcisme. Frédéric Lenoir dresse un portrait à la fois émouvant et sans complaisance de Marc Aurèle, empereur parfois inflexible mais homme sensible et tourmenté, qui aspirait à devenir meilleur et à être utile au monde. Il nous fait aussi découvrir les grandes clés de la pensée stoïcienne et des Pensées pour moi-même : l’univers est tel un grand être vivant où tout est interdépendant ; le bien et le mal n’existent que dans l’intention morale et non dans les événements extérieurs ; la liberté et la joie résident dans l’acceptation aimante de notre destin ; ce n’est pas la réalité qui nous rend heureux ou malheureux, mais la représentation que nous en avons ; la poursuite du bonheur individuel doit toujours être reliée au souci du bien commun… Autant de thèmes qui répondent aux questions essentielles que nous nous posons sur le sens de la vie et sur la possibilité de conserver la paix intérieure dans un monde troublé. -
Le rêve du jaguar - Prix Femina et Grand Prix du Roman de l'Académie française 2024
Une lecture envoûtante, presque chamanique. J’ai été immergé dans une langue vibrante, un appel à l’invisible et à la nature. J’ai adoré me perdre dans ce rêve puissant et sensuel. Mystique, nature, poésieQuand une mendiante muette de Maracaibo, au Venezuela, recueille un nouveau-né sur les marches d’une église, elle ne se doute pas du destin hors du commun qui attend l’orphelin. Élevé dans la misère, Antonio sera tour à tour vendeur de cigarettes, porteur sur les quais, domestique dans une maison close avant de devenir, grâce à son énergie bouillonnante, un des plus illustres chirurgiens de son pays. <br> Une compagne d’exception l’inspirera. Ana Maria se distinguera comme la première femme médecin de la région. Ils donneront naissance à une fille qu’ils baptiseront du nom de leur propre nation : Venezuela. Liée par son prénom autant que par ses origines à l’Amérique du Sud, elle n’a d’yeux que pour Paris. Mais on ne quitte jamais vraiment les siens. <br> C’est dans le carnet de Cristobal, dernier maillon de la descendance, que les mille histoires de cette étonnante lignée pourront, enfin, s’ancrer. <br> Dans cette saga vibrante aux personnages inoubliables, Miguel Bonnefoy campe dans un style flamboyant le tableau, inspiré de ses ancêtres, d’une extraordinaire famille dont la destinée s’entrelace à celle du Venezuela. -
Les Bouchères
<p>À Rouen, dans ce quartier bourgeois, impossible de manquer la devanture rose des Bouchères. Depuis la rue, on peut entendre l'aiguisage des couteaux, les masses qui cognent la viande et les rires des trois femmes qui tiennent la boutique. Derrière le billot, elles arborent fièrement leurs ongles pailletés et leurs avant-bras musclés. Mais elles seules savent ce qui les lie : une enfance estropiée, une adolescence rageuse et un secret. <br>Lorsque plusieurs notables du quartier s'évaporent sans laisser de traces, les habitants s'affolent et la police enquête. En quelques semaines, les bouchères deviennent la cible des ragots et des menaces... <br>Un roman féministe explosif et jubilatoire où chaque page se dévore jusqu'au rebondissement final !</p> -
Les Fantômes de Shearwater
Dominic Salt et ses trois enfants sont les gardiens de Shearwater, une île perdue au milieu de l’océan Austral. Abritant la plus grande banque de graines au monde, le site accueillait jusqu’à il y a peu de nombreux chercheurs que la montée des eaux a contraints à partir. C’est aux Salt, désormais seuls sous la menace inexorable des élé-ments, qu’il revient de choisir les semences qui seront sauvées et dont l’avenir de l’humanité pourrait bien dépendre. <br> Un soir de tempête, une femme s’échoue sur le rivage, miraculeusement en vie. D’où vient-elle ? Et que cherche-t-elle ? <br> Bientôt, des secrets enfouis referont surface. Et chacun devra affronter ses fantômes. <br> Mêlant suspense, réflexion écologique et tragédies familiales, Charlotte McConaghy signe un thriller polyphonique addictif sur la quête de communion et de beauté dans un monde au bord du précipice. -
Les Folles enquêtes de Magritte et Georgette - Pataquès à Cadaqués
<b>Quand Magritte rencontre Dalí, les enquêtes ont un grain de folie !</b><br> <p>Le peintre René Magritte, sa femme Georgette et leur petite chienne Loulou partent à Cadaqués chez leurs amis Dalí et Gala, où un meurtre reprenant la mise en scène exacte d'une peinture du grand maître vient d'être commis. Plagiat ? Le criminel ne va pas en rester là... Magritte non plus! Et pendant ce temps, l'extravagant Salvador Dalí savoure un homard au chocolat! Miam !<br><br><b>Une folle enquête de Magritte et Georgette</b><br><br>" Il n'y a que Nadine Monfils pour avoir des idées aussi originales. Au lieu de regarder les copies, lisez la série ! Elle est géniale ! "<br><b>GÉRARD COLLARD</b></p> -
Les Stripteaseuses ont toujours besoin de conseils juridiques
Mille dollars de l’heure. Un tarif qui ne se refuse pas quand on est avocat commis d’office obligé de passer ses journées, dimanches compris, à plancher sur les dossiers attristants de petits malfaiteurs sans envergure. Puis à négocier des peines avec un procureur plus puissant que soi mais tellement moins compétent. Alors Justin Sykes, lassé par ce quotidien déprimant, accepte pour ce tarif de se mettre un soir par semaine au service des filles d’un gentlemen’s club et de passer la nuit dans le motel d’en face. Sans trop chercher à comprendre. Parce que, c’est bien connu, les stripteaseuses ont toujours besoin de conseils juridiques. -
Les armoires vides
"Ça suffit d'être une vicieuse, une cachottière, une fille poisseuse et lourde vis-à-vis des copines de classe, légères, libres, pures de leur existence... Fallait encore que je me mette à mépriser mes parents. Tous les péchés, tous les vices. Personne ne pense mal de son père ou de sa mère. Il n'y a que moi." Un roman âpre, pulpeux, celui d'une déchirure sociale, par l'auteur de La place. -
Les jours mauves
Avant de mourir, le père d’Indira lui a confié sa dernière volonté : que ses cendres soient répandues sur Mars… Une vocation secrète d’astronaute ? Pas du tout, juste le nom de son PMU favori au sommet des Pyrénées ! Indira prend alors une décision qu’elle regrette aussitôt : organiser un road trip en autocar avec les amis de son père. Direction Superbagnères, Haute-Garonne.<br>De pannes en esclandres, avec force champagne en thermos, le voyage prend des allures d’odyssée tandis qu’Indira apprend à connaître ses compagnons de galère. Et à travers eux, ce père qu’elle avait renoncé à aimer…<br><br>Humour ravageur, poésie folle, sensibilité à fleur de peau, un premier roman solaire. -
Les règles du Mikado
Un bijou de finesse. Les fragments du récit s’assemblent en une image bouleversante. J’ai adoré cette subtile balance entre douleur et beauté. Équilibre, poésie, profondeurDans les montagnes près de la frontière entre l’Italie et la Slovénie, un vieil horloger a pour habitude de camper en solitaire. Une nuit d’hiver, une jeune tsigane entre dans sa tente et lui demande de l’abriter. Elle a fui sa famille et le mariage forcé qu’on lui imposait de l’autre côté des montagnes. Cette rencontre inaugure une entente faite de dialogues nocturnes sur les hommes et la vie, un échange de connaissances et de visions — elle qui croit au destin, aux signes, qui sait lire les lignes de la main, elle qui dresse un ours et l’aime comme le meilleur des amis ; lui qui se sent tel un rouage de la machine du monde et qui interprète ce monde selon les règles du Mikado, comme si le jeu était une façon de mettre de l’ordre dans le chaos. Dans ce roman dense et délicat, où chaque mot ouvre sur des significations plus profondes, où chaque phrase est un chemin vers soi-même, Erri De Luca nous invite à un jeu calme, patient et lucide, dans lequel un mouvement imperceptible peut changer le cours de la partie. -
Les Âmes féroces
<p><i>« Ici, la nuit est belle. (…) Leo avance de tache de lumière en tache de lumière et entre les deux, elle disparaît presque entièrement. Elle est alors exactement ce qu’elle paraît être : la fille qui glisse le long des murs, calme, discrète. La fille qui s’efface, la fille qu’on oublie. » </i></p> <p>Leo n’est pas rentrée et le printemps s’entête dans sa douceur. Leo ne reviendra pas. La shérif Lauren Hobler découvre son corps au milieu des iris sauvages. Autour de la mort soudaine d’une jeune fille, <i>Les Âmes féroces</i> tisse plusieurs destinées. Pour élucider un mystère, mais lequel ? Celui de Leo, peut-être, et de ses silences. Celui de Lauren, coincée dans une petite ville qui ne la prend pas au sérieux. Il y a aussi Benjamin, Seth et les autres… Les gens de Mercy, qui pensent tous se connaître et en savent si peu sur eux-mêmes.</p> <p>Envoûtant, surprenant et d’une grande ampleur romanesque, <i>Les </i><i>Â</i><i>mes féroces</i> traque la part d’ombre de chacun.</p> <p><b>Marie Vingtras vit à Paris. Elle est l’autrice de <i>Blizzard</i> (Éditions de l’Olivier, 2021), grand succès critique et public, lauréat du prix des Libraires et du prix Libr’à Nous. <i>Les </i><i>Â</i><i>mes féroces</i> est son deuxième roman.</b></p> -
Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan
<b>Le récit tendre et détonnant d'une enfance pas comme les autres, bercée par la voix de Sylvie Vartan. Un roman drôle et chaleureux sur la famille et sur la différence.</b><br><p>A cinq ans, Roland ne marche toujours pas. Il vit dans un HLM du XIIIe arrondissement de Paris avec sa famille juive séfarade d'origine marocaine. Un appartement plein de vie d'où Roland ne peut sortir, si ce n'est dans les bras de sa mère. La religion et la culture juives tiennent dans sa vie une place primordiale. Très croyante et surprotectrice, elle le garde à l'écart du monde extérieur.<br><br> L'appartement est devenu son territoire, d'où il observe avec fascination les va-et-vient de ses frères et sœurs et de leurs amis. Mais c'est en regardant la télévision qu'il découvre le monde. Il se passionne pour les émissions de variétés et pour Sylvie Vartan, " étoile parmi les étoiles ".<br> Un jour, alors qu'il a six ans, un miracle se produit : il réussit enfin à marcher.<br><br> Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan est un roman tendre et loufoque, aux personnage drôles et attachants. Une histoire vraie, lumineuse et pleine d'espoir.<br>Lauréat du Prix Littéraire du Cheval Blanc 2022</p> -
Mes amis
Lorsque le jeune Khaled découvre à Benghazi, attablé avec ses parents autour du poste de radio, la puissance d’une nouvelle lue par un grand journaliste libyen expatrié à Londres, il est loin d’imaginer qu’un jour il vivra lui-même dans cet eldorado, et qu’il deviendra l’ami de l’auteur de ce texte, le brillant Hossam. Une trentaine d’années plus tard, le même Khaled se balade dans les rues londoniennes et retrace sa vie d’exil, de son arrivée imprévue à Londres, encore étudiant animé d’idéaux politiques, à ses longues amitiés si essentielles avec Hossam et Mustafa, un autre expatrié libyen. Alors que ses deux amis font le choix de retourner sur leur terre pour combattre la dictature de Kadhafi, Khaled, plus tiraillé, prend racine dans une existence loin des siens. Son amour de la littérature et la force de ses amitiés l’empêcheront-ils de ressentir le poids du regret ? Bouleversante déambulation dans les souvenirs et dans un Londres magnifié, Mes amis explore avec une grande délicatesse le conflit intérieur lié à chaque exil. Tout en dévoilant de manière unique l’histoire déchirante de la Libye et de sa révolution récente, Hisham Matar nous émerveille par la force de son écriture, aussi subtile qu’intense. -
Mine de rien
Mine de rien est la première anthologie personnelle de Rim Battal. Elle réunit ses poèmes les plus marquants ainsi que de nombreux inédits. Sa poésie s’inscrit dans une tradition poétique de l’intime, où l’intime est politique.Au fil des pages, elle s’intéresse aux corps, aux sexualités, à la maternité, ... -
Miss Islande
Islande, 1963. Hekla, vingt et un ans, quitte la ferme de ses parents et prend le car pour Reykjavík. Il est temps d’accomplir son destin: elle sera écrivain. Sauf qu’à la capitale, on la verrait plutôt briguer le titre de Miss Islande. Avec son prénom de volcan, Hekla bouillonne d’énergie créatrice, entraînant avec elle Ísey, l’amie d’enfance qui s’évade par les mots – ceux qu’on dit et ceux qu’on ne dit pas –, et son cher Jón John, qui rêve de stylisme entre deux campagnes de pêche… Miss Islande est le roman, magnétique et insolent, de ces pionniers qui ne tiennent pas dans les cases. Un magnifique éloge de la liberté, de la création et de l’accomplissement. -
Naissance d'un chef-d'œuvre du cinéma
<p><b>L'histoire de la réalisation d’un film de super-héros au budget colossal, et du comics inconnu qui l'a inspiré.</b></p> <p>1947, en Californie, un talentueux petit garçon de cinq ans recopie les comic strips du journal local ; 2020, une émouvante projection a lieu à Times Square. Entre les deux, 70 ans d'une Amérique en pleine mutation, un tournage rocambolesque et une galerie de personnages hauts en couleur : un soldat traumatisé par la guerre, un réalisateur inspiré et excentrique, une star prétentieuse, une assistante de production infatigable et les innombrables membres de l'équipe de tournage qui, ensemble, créent la magie hollywoodienne.</p> <p>Vif, touchant, inventif, parfois loufoque, porté par un humour teinté d’ironie et un rythme effréné, le premier roman de Tom Hanks pose un regard d’initié sur les efforts considérables nécessaires à la production d'un film - et la formidable aventure humaine qu’elle constitue.</p> <p>« Authentiquement sincère... un écrivain avec un grand É. » Stephen Fry</p> <p>« Une véritable réussite littéraire. » <i>The Times</i></p> <p>« Une déclaration d’amour aux films et à tous ceux qui les font, magnifiquement racontée. » <i>Booklist</i></p> <p>Traduit de l’anglais (États-Unis) par David Fauquemberg</p> <p>Tom Hanks est né le 9 juillet 1956 à Concord en Californie. Réalisateur, producteur et surtout acteur de renommée mondiale (<i>Forrest Gump, Apollo 13, Seul au monde, Attrape-moi si tu peux</i>, parmi tant d'autres), il est également écrivain. Il signe ici son premier roman après avoir publié un recueil de nouvelles, <i>Questions de caractère, </i>paru au Seuil en 2017.</p> -
Nos dernières fois - Défier la nostalgie
<p><b>Dernier jour, derniers mots, dernier regard, dernière caresse, dernier verre, ces événements sont toujours des marqueurs dans nos vies, mais pas toujours des fins.<br> Comment y répondre autrement que par l'appréhension, la tristesse et la nostalgie ?</b><br>Il y a les dernières fois qui ne dépendent pas de nous et auxquelles nous essayons, tant bien que mal, de nous préparer - la fin des études, la vente d'une maison de famille, la retraite, la mort des aînés. <br> Il y a celles que nous ne voyons pas venir, et que nous subissons : la rupture amoureuse, amicale ou professionnelle, le divorce des parents, la perte d'un proche par accident. Et celles que nous recherchons et qui nous libèrent : la fin d'une relation toxique, d'une maladie, d'une dépendance. <br> Dernier jour, derniers mots, dernier regard, dernière caresse, dernier verre, ces événements sont toujours des marqueurs existentiels, mais pas toujours des fins. Comment y répondre autrement que par l'appréhension, la tristesse et la nostalgie ? Les dernières fois clôturent des cycles, provoquent de nouveaux départs, chapitrent nos vies. Elles interrogent le temps qui court, déterminent notre rapport à l'instant présent.</p> -
Nous qui avons connu Solange
"Le jour où je suis devenue une meurtrière, j’ai cessé d’aimer les mirabelles." Sarégnac, Corrèze. Célestine grandit dans la ferme familiale, bien décidée à réussir ses études pour échapper à la vie de labeur qui l’attend aux champs. Cadiran, Gironde. Solange est internée dans une école de préservation pour jeunes filles où sont envoyées des adolescentes jugées "déviantes". Quel secret lie ces deux jeunes femmes ? Pourquoi Solange déteste-t-elle tant Célestine ? Et comment cette dernière a-t-elle pu commettre l’irréparable ? De la France de nos grands-parents jusqu’à nos jours, cette intrigue poignante ménage autant de suspense que de rebondissements. À travers les destinées de quatre générations de femmes puissantes, Marie Vareille retrace l’extraordinaire évolution de notre monde depuis un siècle et nous rappelle ce que nous devons tous à la persévérance et au courage de nos aînées. « Marie Vareille donne vie à une fresque haletante, à une intrigue passionnante et révoltante. » ; « Un tournant littéraire audacieux qui confirme toute sa maîtrise narrative. » LIRE MAGAZINE LITTERAIRE « Derrière un récit haletant, l’autrice (Marie Vareille) dépeint à merveille l’évolution de la société française vue à travers quatre générations de femmes puissantes, tenaces et courageuses. » PRESSE ECRITE - NOUS DEUX « Bouleversant. Une saga familiale, portée par des femmes fortes et inoubliables. » ICI MATIN, ICI PICARDIE – CARENE PONTE « Une fresque haletante aux destins féminins mêlés. Le roman historique de Marie Vareille est un chef-d’œuvre. » WEB – OUEST France « C’est un vrai coup de cœur. On est happé par le mystère autour du personnage principal. » LA PROVENCE, LAURENT MARCHAND « Une puissante histoire familiale qui met en valeur des destins de femmes bouleversantes. » LE FIGARO « Un texte qui serre le cœur autant qu’il captive, une histoire qui prend aux tripes et que l’on ne lâche plus. » ONIRIK – CLAIRE « Un chef-d’œuvre. Marie Vareille donne vie à une fresque haletante. » ; « Un tournant littéraire audacieux qui confirme toute sa maîtrise narrative. » OUEST FRANCE « Une plume engagée et vive. Une histoire simple qui donne toute sa grandeur à l’évolution de la condition de la femme dans notre monde. » COURRIER PICARD « C’est un roman magnifique. » LA VOIX DU NORD -
Par où entre la lumière
<p><b>Une plongée émouvante dans l'intimité d'une famille qui doit réapprendre à vivre après les épreuves qui l'ont brisée. </b><br>Eleanor est de retour dans la maison familiale du New Hampshire, quittée presque vingt-cinq ans plus tôt. Cette ferme où elle avait épousé Cam, celui qu'elle croyait être son grand amour et dont elle s'était séparée, Eleanor pensait ne jamais la retrouver. À ses côtés, son fils Toby : à trente ans, il porte les séquelles neurologiques d'un accident survenu dans l'enfance et savoure un quotidien tranquille auprès de ses chèvres. <br>Eleanor apprend à vivre au rythme des tâches agricoles, de ses inspirations artistiques ou des week-ends au marché des producteurs. Elle reçoit de loin en loin des nouvelles de son fils aîné, Al, établi à Seattle avec sa compagne qui peine à avoir un bébé ; et elle regrette le silence de sa cadette Ursula, qui la prive de visites à ses deux petits-enfants. <br>Tandis qu'elle accueille sa nouvelle voisine enceinte de neuf mois, Eleanor prend conscience des sacrifices qu'elle-même a endurés, se dédiant entièrement au bonheur de ses proches. Mais à présent saura-t-elle entendre, à son âge, l'appel du renouveau ? Saura-t-elle reconnaître le bonheur quand il se présentera à elle ? <br>Ce roman bouleversant, qui court du début des années 2010 à nos jours, relie l'évolution de ses personnages aux transformations de la société américaine. En explorant avec sensibilité et justesse une famille meurtrie aux liens distendus, Joyce Maynard lui offre une singulière perspective de réconciliation : et si la lumière leur parvenait du plus fragile d'entre eux ?</p> -
Par-delà les mots
Par delà les mots s’inscrit dans la continuité de Textes pour un poème et de Poèmes pour un texte. Ces volumes rassemblaient la plupart des écrits poétiques parus entre 1949 et 1991. Le présent recueil est également une approche de cette poésie partout présente, pourtant indéfinissable. Poésie qui maintient en état de désir. Par delà les mots Elle sécrète la parole En deçà du verbe Elle questionne l’univers Au-delà des murailles Elle nomme la liberté En deçà de chaque flot Elle révèle l’océan Désertant les conquêtes Elle promet l’équipée Elle remue le souffle Sacre l’humble outil Elle assemble les fragments Du visage dispersé Et désigne le mystère Qui demeure entier. © Flammarion, 1995 -
Passagères de nuit
Gamins, ils étaient tous les trois inséparables, Layla, Elias et le narrateur de ce monologue, qui, à peine adolescent au début des années 1990, rêve du jour où il connaîtra assez de jolis mots pour convaincre Layla, dont il est fou amoureux, de quitter le quartier avec lui. Il étouffe dans l'appartement où il vit seul avec sa mère, sa boiterie, sa tristesse, il ne veut pas en connaître les raisons. Ses propres accès de violence, sa mauvaise graine, comme il la nomme, il tente de les maîtriser en fumant des joints avec son copain Elias ou en se réfugiant dans les pages du dictionnaire. Pas question pour autant de sortir du lot à l'école, il ne fait pas bon à se faire remarquer à traîner avec les fayots. Comme tous les gosses du quartier, il guette pour les dealers, malgré le seul choix que lui laisse sa mère, réussir sa vie. Elle n'a que lui, lui cuisine des galettes à l'huile et au thym comme au pays, alors qu'elle est bretonne. Tout est posé dès l'entrée de cette magnifique plongée dans la psyché de ce très jeune homme, qui sait bien d'où il vient, mais ne veut rien connaître de son géniteur, l'homme qui, treize ans après l'avoir quittée, fait encore pleurer sa mère. Les années passant, rien ne change, mais tout devient plus compliqué, plus douloureux aussi. Layla est surveillé de près par son frère, son éternel amoureux n'ose toujours pas lui adresser la parole, et Elias, une nuit où les deux compères écoutent de la musique, annonce qu'il arrête de fumer, il s'est converti. Le fantôme du père devient alors de plus en plus présent, au point qu'un soir, après qu'Elias lui a dit que leur musique était notre narrateur décide sur un coup de tête de partir à Beyrouth. Sur l'autre rive, il vit une intense parenthèse chez sa vieille logeuse, Mme Hind, avec qui il découvre que la ville et le pays sont eux aussi peuplés de fantômes. La lumière de la Méditerranée, il ne pourra plus s'en passer. Après son retour en France, il trouvera même le courage de prendre la route vers le Sud avec Layla et d'y vivre un temps son rêve avec elle. S'il nous dit combien il est difficile d'échapper à la malédiction des origines, le très beau nouveau roman de Dima Abdallah, sombre et lumineux à la fois, écrit avec une grâce particulière l'histoire simple d'une poignée de personnages en marge, jouets de leur destin, qui, chacun à sa façon, tente de trouver une issue, ils étaient tous les trois inséparables, Layla, Elias et le narrateur de ce monologue, qui, à peine adolescent au début des années 1990, rêve du jour où il connaîtra assez de jolis mots pour convaincre Layla, dont il est fou amoureux, de quitter le quartier avec lui. Il étouffe dans l'appartement où il vit seul avec sa mère, sa boiterie, sa tristesse, il ne veut pas en connaître les raisons. Ses propres accès de violence, sa mauvaise graine, comme il la nomme, il tente de les maîtriser en fumant des joints avec son copain Elias ou en se réfugiant dans les pages du dictionnaire. Pas question pour autant de sortir du lot à l'école, il ne fait pas bon à se faire remarquer à traîner avec les fayots. -
Patronyme
Attendue sur le plateau de La Grande Librairie pour parler de son livre, <em>Le Consentement</em>, l’autrice est appelée par la police pour venir reconnaître le corps sans vie de son père, qu’elle n’a pas revu depuis dix ans. Dans l’appartement de banlieue parisienne où il vivait, et qui fut jadis celui de ses grands-parents, elle est confrontée à la matérialisation de la folie de cet homme toxique, mythomane et misanthrope, devenu pour elle un étranger. Tandis qu’elle s’interroge, tout en vidant les lieux, sur sa personnalité énigmatique, elle tombe avec effroi sur deux photos de jeunesse de son grand-père paternel, portant les insignes nazis. La version familiale d’un citoyen tchèque enrôlé de force dans l’armée allemande après l’invasion de son pays par le Reich, puis déserteur caché en France par celle qui allait devenir sa femme, et travaillant pour les Américains à la Libération avant de devenir « réfugié privilégié » en tant que dissident du régime communiste, serait-elle mensongère ?<br>C’est le début d’une traque obsessionnelle pour comprendre qui était ce grand-père dont elle porte le nom d’emprunt, quelle était sa véritable identité, et de quelle manière il a pu, ou non, « consentir », voire collaborer activement, à la barbarie. Au fil de recherches qui s’étendront sur deux années, s’appuyant sur les documents familiaux et les archives tchèques, allemandes et françaises, elle part en quête de témoins, qu’elle retrouvera en Moravie, pour recomposer le puzzle d’un itinéraire plausible, auquel il manquera toujours des pièces. Comment en serait-il autrement dans une Tchécoslovaquie qui a changé cinq fois de frontières, de nationalité, de régime, prise en tenaille entre les deux totalitarismes du XXème siècle ? À travers le parcours accidenté d’un jeune homme pris dans la tourmente de l’Histoire, c’est toute la tragédie du XXème siècle qui ressurgit, au moment où la guerre qui fait rage sur notre continent ravive à la fois la mémoire du passé et la crainte d’un avenir de sauvagerie.<br>Dans ce texte kaléidoscopique, alternant fiction et analyse, récit de voyage, légendes familiales, versions alternatives et compagnonnage avec Kafka, Gombrowicz, Zweig et Kundera, Vanessa Springora questionne le roman de ses origines, les péripéties de son nom de famille et la mythologie des figures masculines de son enfance, dans une tentative d’élucidation de leurs destins contrariés. Éclairant l’existence de son père, et la sienne, à l’aune de ses découvertes, elle livre une réflexion sur le caractère implacable de la généalogie et la puissance dévastatrice du non-dit. -
Pour Britney
Ce que je vois quand je regarde la photo de cette petite fille à l’aube de ce siècle nouveau, c’est qu’elle ne sait rien encore de ce que le monde va lui apprendre, et qu’être une petite fille est pour elle une joie parce que ça veut dire pouvoir devenir Britney Spears et que Britney Spears pour elle alors, c’est chanter et danser, c’est être dans son corps, sans crainte et sans distance, se sentir très vivante, c’est se tenir, très loin de la peur mais. -
Prière de remettre en ordre avant de quitter les lieux
<p>« Avant, il y avait l’enfance. Je le sais. »<br>Mais, Judith Godrèche, quelle enfant fut-elle ?<br>Qui pour le dire ?<br>Que lui a-t-on fait ? Et surtout qu’en a-t-elle fait ?</p><p><b>Judith Godrèche</b> est actrice et réalisatrice. Elle a publié un premier roman, <i>Point de côté</i>, chez Flammarion (1995).</p> -
Quand les Dieux rôdaient sur la Terre
<P><STRONG>"<EM>Réunis dans un livre, ces récits ne perdent rien de leur charme addictif.</EM>"</STRONG>Le Monde</P><P><STRONG>Zeus, Aphrodite, Athéna, Dionysos, Apollon...Tous les secrets des Dieux et des Déesses qui rôdaient autrefois sur la Terre.</STRONG></P><P></P><P><STRONG>Pierre Judet de La Combe nous fait voyager à travers les nombreux mythes de la mythologie</STRONG> : histoires merveilleuses, invraisemblables, inattendues. Un livre pour revivre l’expérience de ce monde ancien et surprenant, où l’Océan, les Fleuves, le Soleil ne sont pas des éléments désincarnés, mais s’adressent aux habitants de la Terre, où les puissances invisibles qui décident des vies et des sociétés humaines descendent de l’Olympe ou surgissent des entrailles de la terre ou de la mer pour se montrer, parler et s'affronter aux humains.</P><P></P><P>Pierre Judet de La Combe, helléniste, directeur d’études émérite à l’EHESS et directeur de recherche émérite au CNRS, est le créateur de l’émission éponyme sur France Inter qui rassemble chaque semaine plus d’un million et demi d’auditeurs et dont ce livre est l’adaptation.</P> -
Retrouvailles à la librairie de Wellfleet
Un roman émotif et chaleureux qui m’a touché en plein cœur. J’ai adoré l’ambiance cosy de la librairie si bien campée, et la délicatesse des retrouvailles entre mère biologique et fils secret. Le récit croise les points de vue avec justesse, créant une vraie empathie pour chaque personnage. Malgré quelques longueurs, l’ensemble est profond et tendre. Adoption , famille, émotions<strong>Cape Cod, Massachussetts. <br></strong>Harlow Smith est fière de la librairie qu’elle tient avec son grand-père, et de l’ambiance cosy qu’elle a réussi à y créer. Une cheminée, un petit café, beaucoup d’alcôves aménagées en coins lecture ainsi qu’un jardin fleuri font le succès de sa boutique. <br>Célibataire, elle mène une vie tranquille jusqu’au jour où Matthew fait irruption dans la librairie. Car ce dernier n’est autre que l’enfant qu’elle a décidé de placer à l’adoption dix-huit ans plus tôt, sans en parler à personne... <br>Si Harlow est surprise, c’est aussi le cas de Monica, la mère adoptive de Matthew, qui n'imaginait pas que son fils chercherait à rencontrer sa mère biologique sans lui en dire un mot. <br>Alors que l’été s’annonce plein de surprises, Harlow et Monica vont apprendre qu’il n’y a pas de limite à l’amour maternel. <br><br><strong>Kristan Higgins </strong>est une autrice américaine. Elle a écrit plus d’une vingtaine de romans, dont <em>L’Amour et tout ce que ce qui va avec</em>, <em>Amis et rien de plus</em>, best-sellers du <em>New York Times</em> et <em>USA Today.</em> Récompensée par de nombreux prix, elle a séduit des millions de lecteurs à travers le monde. Elle vit dans le Connecticut avec son mari et leurs deux enfants. -
Sept jours
<strong>« Je l’imagine, flottant au-dessus des prairies, dansant au cœur des clairières. Je me raconte des histoires parce qu’elle en est devenue une elle-même. »</strong><br> <br>Un soir de neige, un couple se dispute dans sa voiture.<br>Les enfants dorment sur la banquette arrière. Après vingt ans de complicité, Marie a trompé Julien. Le ton monte.<br>Marie descend, claque la portière. Julien feint de poursuivre sa route, mais il fait nuit, c’est la tempête, alors il rebrousse chemin.<br>La forêt s’étend, impénétrable. Julien ratisse les environs pendant des heures : aucune trace de Marie. Une enquête est lancée ; elle ne donnera rien.<br> <br>Sept ans s’écoulent, sept ans pendant lesquels Julien et les enfants doivent apprendre à vivre avec le mystère absolu de cette disparition.<br> <br>Jusqu’à ce qu’un soir, on frappe à la porte…<br> <br>Un monde sur le point de basculer, des enjeux intimes bouleversants... Fabrice Colin se penche avec délicatesse sur ceux qui restent, leur deuil impossible, leurs blessures, leurs amitiés, leurs amours.<br> <br>Au fond : leur humanité. -
Tata
<p><strong>Palmarès <em>Les 100 livres de l'année 2024</em></strong> - <strong>Lire Magazine</strong></p><p>"<strong><em>Tata est son livre le plus ambitieux, le plus intime, le plus libérateur, le plus important</em></strong>." Pierre Vavasseur - Le Parisien</p><p>" <strong>Tata <em>est un livre palpitant, surprenant et surtout réussi.</em>"</strong> Le Parisien</p><p>"<strong><em>Valérie Perrin s'affirme comme [une] conteuse prodigieuse</em></strong>." Olivia de Lamberterie - Elle</p><p>« <strong>Colette est remorte. </strong>Ce mot n’existe nulle part. Remourir, ça n’existe pas. »</p><p></p><p><strong>Colette était une femme sans histoire. C’est du moins ce que l’on croyait</strong> jusqu’au jour où sa nièce apprend son décès par un appel de la police. Car Colette, sa tante unique, a déjà été enterrée il y a trois ans...</p><p><strong>Avec ce roman virtuose</strong> où s’entrelacent destins et intrigues palpitantes, <strong>Valérie Perrin, extraordinaire conteuse de nos vies, signe son grand retour.</strong></p> -
Tout ce que le ciel promet
<p>Deux amies romancières tentent d’apaiser leurs angoisses existentielles en consultant des voyants et autres pratiquants des sciences divinatoires. Agnès, malheureuse en amour, se demande continuellement : vais-je trouver la femme de ma vie ? Julie, quant à elle, voudrait résoudre l’énigme familiale autour de son oncle et de sa tante qui se sont donné la mort.<br>La quête de soi de ces Thelma et Louise de l’invisible, qui nous entraîne dans l’univers trouble et troublant des extralucides, se transforme peu à peu en une émouvante odyssée humaine. Ode à la sororité, mal-être générationnel, secrets de famille sont au<br>cœur de situations et de dialogues à l’humour omniprésent, à l’autodérision salvatrice.</p><p><b>Julie Estève</b> est née à Paris en 1979. Diplômée en droit et en histoire de l’art, elle est critique d’art. Elle a publié chez<br>Stock <i>Moro-sphinx</i> (2016), <i>Simple</i> (2018) et <i>Presque le silence</i> (2022).<br><b>Agnès Vannouvong</b> est née à Bangkok en 1977. Elle enseigne les Gender Studies à l’Université de Genève. Elle a publié quatre<br>livres au Mercure de France : <i>Après l’amour</i> (2013), <i>Gabrielle</i> (2015), <i>Dans la jungle</i> (2016) et <i>La Collectionneuse</i> (2019).</p> -
Un perdant magnifique (Prix Livre Inter 2025)
<p>Au cœur d’une famille en pleine implosion, le beau-père atypique capte toutes les attentions. Mythomane, dépensier, capricieux, suicidaire, généreux, élégant, clochardisé, sincère, menteur, enthousiaste, dépressif, Jacques est tout cela à la fois. Entre la France et la Côte d’Ivoire, il entraîne la narratrice, sa sœur Irène et leur mère dans un tourbillon qui finira par le tuer.</p> <p>Depuis toujours, Florence Seyvos est comme hantée par ce personnage mystérieux… et toxique. Avec <i>Un perdant magnifique</i>, elle n’a jamais été aussi proche de la vérité. Une vérité douloureuse qu’elle restitue avec ce mélange de pudeur et de violence qui est sa marque de fabrique. Comme dans <i>Le Garçon incassable</i>, son plus grand succès à ce jour, elle parvient à poser un regard précis, parfois cruel, sur toutes les situations, mais avec une délicatesse infinie.</p> -
Une pension en Italie - Nouveauté Philippe Besson 2026
<b>Retrouvez dans la version numérique d'<i>Une pension en Italie</i> en exclusivité les photos des paysages toscans qui ont inspiré à l'auteur cette histoire bouleversante.</b><br> <br> <p>Milieu des années 60, en Toscane.<br> Un été caniculaire.<br> Une famille française en villégiature.<br> Un événement inattendu.<br> Des vies qui basculent irrémédiablement.<br> Un secret qui s'impose aussitôt.<br> Un écrivain, héritier de cette histoire, en quête de la vérité.<br> <br> Mêlant suspense et sensualité,<i> Une pension en Italie </i>est un roman solaire sur le prix à payer pour être soi, en écho à <i>Chambre avec vue</i> et <i>Sur la route de Madison</i>.</p> -
Éden
Alba voyage aux quatre coins du monde pour des colloques sur les langues en voie d’extinction. De retour à Reykjavík, elle fait le compte : pour compenser son empreinte carbone, il lui faudrait planter 5 600 arbres. Ni une ni deux, elle repère un terrain de roche, de lave et de sable avec une petite maison. Rien n’est censé pousser là mais Alba y projette déjà une colonie de bouleaux. Peu à peu, Alba tente d’apprivoiser son jardin d’Éden. Elle s’équipe au rayon bricolage de la boulangerie, prête l’oreille à son voisin qui lutte contre un projet d’usine à glaçons, et s’attache à un jeune réfugié prêt à absorber tout le dictionnaire… Ode au pouvoir infini des mots, Éden explore notre faculté à déjouer les paradoxes de l’existence, à nous réinventer. Un régal d’humour et d’humanité. -
Bien-Aimée
<em> « Le soleil giflait le ciel trop bleu et griffait la tuilerie orange.</em><br><em>Hans cligna des yeux, ces couleurs l’agressaient. Un éclair</em><br><em>l’éblouit : Les Milles… Elisa… Aix-en-Provence, c’était juste</em><br><em>à côté. Où était-elle ? Il ne fallait pas la revoir. Il se retourna</em><br><em>une dernière fois vers l’entrée du camp et vit sa liberté si</em><br><em>chèrement acquise disparaître derrière les grillages. »</em><br> <br>Esther reçoit des mains de son père une curieuse montre au dos de laquelle est gravé un nom inconnu : <em>Hans W.</em> Un mois plus tard, en visitant le camp des Milles, elle aperçoit, sur une photo, la même montre au poignet d’une déportée. Bouleversée, Esther se promet de découvrir qui est cette femme.<br> <br><strong>Camp des Milles, mai 1940. Aix-en-Provence, mai 2022</strong>. <br><strong>Une plongée dans un épisode sombre et méconnu du passé franco-allemand. Une histoire d’amour brisé, de musique et de guerre.<br><br>« J’ai adoré, j’y pense depuis que je l’ai lu »</strong><br>Virginie Grimaldi<br><br>Coup de coeur de Gérard Collard à la Griffe Noire : "Un roman historique magnifique, une histoire d'amour extraordinaire. Une très très grande écrivaine !". Finaliste du Prix de Maison de la Presse 2024 Sélection Prix Mare Nostrum 2024 Sélection Grand Prix Littéraire de Provence 2024 -
C'est pas marqué dans les livres
<p><b>Depuis que son mari l’a quittée, après quarante ans de mariage, Colette cherche par tous les moyens à combler sa solitude. Alors le jour où on lui propose de rejoindre un club de lecture dans la bibliothèque de son quartier, elle saute sur l’occasion.</b></p><p>Dès la première réunion, elle constate que les membres sont plutôt… hétéroclites ! Parmi eux, il y a Lucie, l’étudiante introvertie, cachée derrière sa surprenante mèche rose. Sacha, le trentenaire élégant, à l’optimisme trop débordant pour être complètement sincère. Pétronille et Caroline, les deux collègues qui n’arrêtent pas de se chamailler, et Mme Germaine, la vieille dame narcoleptique qui s’endort toujours avant la fin de la séance.</p><p>De débats enflammés en révélations fracassantes, ces amateurs de littérature vont nouer des liens inattendus et, surtout, découvrir ce qui n’est pas marqué dans les livres…</p><p>À travers des personnages attachants et pleins d’humanité, le nouveau roman de <b>Julien Rampin</b> célèbre le pouvoir des livres sur nos vies.</p><p>« DANS CE ROMAN, JULIEN RAMPIN REND HOMMAGE À LA PASSION DE LA LITTÉRATURE ET AUX RENCONTRES INATTENDUES QUI FONT LE SEL DE LA VIE. » - Odessa, de @odessaddictauxlivres</p><p><b>Julien Rampin</b> a grandi à Toulouse avant de venir s’installer à Paris avec son compagnon. Quand il ne chronique pas ses coups de cœur littéraires sur Instagram où son compte est suivi par plus de 16 000 abonnés, il consacre son temps libre à écrire. Après un premier roman remarqué, <i>Grandir un peu</i>, paru en 2019, il a publié <i>Le Magasin des jouets cassés</i> et <i>La Chanteuse de bal</i>, finaliste du prix Maison de la Presse 2023.</p> -
Cabane - Prix des Libraires de Nancy Le Point 2024
Berkeley, 1973. Département de dynamique des systèmes. Quatre jeunes chercheurs mettent les dernières touches au rapport qui va changer leur vie. Les résultats de l’IBM 360, alias « Gros Bébé », sont sans appel : si la croissance industrielle et démographique ne ralentit pas, le monde tel qu’on le connaît s’effondrera au cours du xxie siècle. Au sein de l’équipe, chacun réagit selon son tempérament ; le couple d’Américains, Mildred et Eugene Dundee, décide de monter sur le ring pour alerter l’opinion ; le Français Paul Quérillot songe à sa carrière et rêve de vivre vite ; et l’énigmatique Johannes Gudsonn, le Norvégien, surdoué des maths ? Gudsonn, on ne sait pas trop. Certains disent qu’il est devenu fou. De la tiède insouciance des seventies à la gueule de bois des années 2020, Cabane est le récit d’une traque, et la satire féroce d’une humanité qui danse au bord de l’abime. Après Sœur (sélection prix Goncourt 2019) et Le Voyant d’étampes (prix de Flore, finaliste Renaudot et sélection Goncourt 2021), Cabane est le troisième roman d’Abel Quentin. -
Ce que nous confions au vent
<P><STRONG>"Un roman d'une immense délicatesse" Paris Match</STRONG></P><P><STRONG>Sur les pentes abruptes du mont Kujira-yama</STRONG>, au milieu d’un immense jardin, <STRONG>se dresse une cabine téléphonique</STRONG> : le Téléphone du vent. Chaque année, des milliers de personnes décrochent le combiné pour confier au vent des messages à destination de leurs proches disparus. </P><P><STRONG>En perdant sa mère et sa fille, emportées par le tsunami de 2011, Yui a perdu le sens de sa vie.</STRONG> C’est pour leur exprimer sa peine qu’elle se rend au mont Kujira-yama, où elle rencontre Takeshi, qui élève seul sa petite fille. Mais une fois sur place, Yui ne trouve plus ses mots...</P><P>C’est un endroit réel qui a inspiréà Laura Imai Messina ce magnifique roman. <STRONG>Ode à la délicatesse des sentiments</STRONG>, <I>Ce que nous confions au vent</I><STRONG>est une</STRONG><STRONG>puissante histoire de résilience</STRONG> autour de la perte et la force rédemptrice de l’amour.</P> -
Comment je suis devenu moi-même
Après avoir passé sa vie à explorer celle des autres, Irvin Yalom, le psychiatre américain auteur de <EM>Et Nietszche a pleuré</EM> et <EM>Le problème Spinoza</EM> (prix des lecteurs du Livre de Poche), se penche sur son propre parcours. Son récit s'ouvre sur un l'évocation d'un rêve : âgé d'une dizaine d'années, il passe à vélo devant la maison d'une fille qu'il trouve séduisante malgré son acné, et lui adresse un tonitruant « salut Rougeole ! ». Le père de celle-ci, l'obligeant à s'arrêter, l'interpelle : « Qu'est-ce que tu crois que ça lui a fait ? ». Pour le futur thérapeute, c'est la rencontre avec l'empathie : il n'oubliera jamais la leçon.<BR>Pour la première fois, en tissant des liens entre sa formation, les histoires de ses patients, les héros de ses romans, ses amours et ses regrets personnels, Irvin Yalom nous révèle le cheminement de sa pensée. <EM>Comment je suis devenu moi-même</EM> n'est pas seulement l'histoire d'un homme, c'est aussi une invitation au lecteur à voyager au plus près de ce qu'il est, et à songer au sens de sa propre vie. -
Cézembre
Après son divorce et la mort de son père, Yann de Kérambrun décide de quitter son poste de professeur d’histoire à Paris pour retourner à Saint-Malo, où il a passé les étés de son enfance. Épuisé, il n’a plus qu’un désir : retrouver la mer et la contempler depuis la maison dont il a hérité, le long de la plage, face à l’île de Cézembre.<br> <br>Mais très vite, Yann observe avec intérêt les impressionnantes archives de sa famille dans l’ancien bureau d’Octave, son arrière-grand-père. Irrésistiblement attiré par ces carnets, véritables journaux de bord, il se plonge dans leur lecture. Octave, qui rêvait de dompter la mer en concevant de nouveaux bateaux à moteurs, a fondé au début du XX<sup>e</sup> siècle une illustre compagnie maritime, Kérambrun & Fils. L’entreprise a contribué à la fortune de la ville et son fondateur en est devenu un des principaux notables. Pourtant, derrière l’image brillante de grand capitaine d’industrie s’esquisse rapidement un autre visage : le patron génial, visionnaire était un père et un époux inquiet, un homme qui a traversé des drames et dont les doutes et les blessures semblent faire écho à celles de son arrière-petit-fils. Pourquoi ? Quelles douleurs, quels secrets taisent les carnets d’Octave ?<br> <br>En plongeant dans la vie de son aïeul, son arrière-petit-fils va tenter de comprendre les failles qui lézardent la légende familiale. Ce faisant, il découvrira l’histoire tourmentée de Cézembre, une île microscopique mais à la position stratégique face à la ville. En éclairant le passé, en apprivoisant les éléments maritimes, le solitaire Yann de Kérambrun parviendra à adoucir le présent et, peut-être, à vivre à nouveau les sentiments qu’il fuyait.<br> <br>Au fil de pages magnifiques qui sont autant de tableaux de cette côte bretonne à la beauté aussi envoûtante qu’inquiétante, l’époustouflante saga d’une famille malouine dont la mer a fait la fortune et le malheur. -
Dernière danse à Oxford
<p>Septembre 1963. Au Bootleggers, un club délicieusement mal famé, la jeunesse d’Oxford succombe à la fièvre du samedi soir. Guitares électriques, garçons dans le vent et adolescentes en pâmoison – les groupes se succèdent, mais le leader des Rainbirds, un groupe local de pop, n’entrera jamais plus en scène. Son corps sans vie est retrouvé dans l’escalier du club. Alors que tout suggère une mauvaise chute et une mort accidentelle, le coroner Clement Ryder et la policière Trudy Loveday flairent l’homicide. Car, comme ils le découvrent à mesure que leur enquête progresse, le jeune homme savait aussi bien faire tourner les têtes que s’attirer la haine et la jalousie.</p><p>Et aux dessous de la vie nocturne d’Oxford s’ajoute bientôt un autre mystère : quel secret le coroner, à l’attitude de plus en plus déroutante, cache-t-il ? Cette affaire de fin de soirée mortelle pourrait-elle être l’ultime tour de piste de Clement Ryder ?</p><p><strong><i>Le duo Loveday & Ryder tire sa révérence dans un </i>whodunit <i>irrésistible qui ne vous donnera qu’une seule envie : replonger dans les tomes précédents pour retrouver Clement et Trudy !</i></strong></p><p> </p><p><i>Traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Benjamin Kuntzer</i></p><p> </p><p><strong>À propos de l’autrice</strong></p><p><strong>Faith Martin</strong>, également connue sous son véritable nom, Jacquie Walton, est l’autrice de nombreux romans policiers à succès. Née à Oxford et amoureuse de la campagne anglaise, elle situe nombre de ses romans dans le cadre bucolique de la région oxonienne.</p> -
Du thé pour les fantômes
Grand Prix de l'Imaginaire 2024, catégorie Roman francophone ! "Quand on est vivant, on occupe les places que les morts ont laissées. C’est la règle." Agonie est sorcière. Félicité, passeuse de fantômes. Le silence dure depuis trente ans entre ces deux filles de berger, jusqu’au jour où la mort brutale de leur mère les réunit malgré elles. Pour recueillir ses derniers mots, elles doivent retrouver son spectre, retracer ensemble le passé de cette femme qui a aimé l’une et rejeté l’autre. Mais le fantôme de leur mère reste introuvable, et les témoins de sa vie, morts ou vivants, en dessinent un portrait étrange, voire contradictoire. Que voulait-elle révéler avant de mourir ? Qui était vraiment cette femme fragmentée, multiple ? Leur quête de vérité emmènera les sœurs des ruelles de Nice au désert d’Almería, de la vallée des Merveilles aux villages abandonnés de Provence, et dans les profondeurs des silences familiaux. Entrez dans le salon de thé. Prenez une tasse chaude à l’abri de la pluie. Écoutez leur histoire. -
En bas dans la vallée
« <em>En bas dans la vallée</em> surpasse <em>Les Huit Montagnes</em>. »<br><em>La Reppublica</em><br> <br>Fredo et Luigi ont grandi dans la Valsesia, une vallée montagneuse du nord de l'Italie. Ils se ressemblent tout en étant très différents, comme les arbres que leur père a plantés à leur naissance. Pour Luigi, un mélèze, qui regarde vers le soleil et ondoie dans le vent. Pour Fredo, un sapin fort et résistant, qui s’épanouit à l’ombre.<br>Betta, milanaise et lectrice de Karen Blixen, a traversé de façon fugace la vie de Fredo pour s'enraciner dans celle de Luigi, qui est devenu garde forestier.<br>Alors que le couple attend une petite fille, Fredo est de retour après sept ans au Canada. Depuis la mort du père, les deux frères n’ont en commun que leur addiction à l’alcool et la vieille maison familiale, là-haut sur la montagne. Luigi voudrait racheter la moitié de Fredo, pour y commencer une nouvelle vie avec Betta.<br>Mais sur ces terres rudes et oubliées de tous, un verre ou un mot de trop suffisent parfois à libérer les ténèbres de la vallée, et à transformer les chiens en loups.<br> <br>Dans ce roman dur et poli comme la pierre, Paolo Cognetti descend des glaciers du Mont Rose pour raconter les existences fragiles des habitants de la vallée – et celles des animaux et de la nature qui les entourent.<br> <br>Traduit de l’italien par Anita Rochedy -
Fahrenheit 451
451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s'enflamme et se consume. Dans cette société future où la lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres, dont la détention est interdite pour le bien collectif. Montag, le pompier pyromane, se met pourtant à rêver d'un monde différent, qui ne bannirait pas la littérature et l'imaginaire au profit d'un bonheur immédiatement consommable. Il devient dès lors un dangereux criminel, impitoyablement poursuivi par une société qui désavoue son passé. -
Girlfriend on Mars
Satirique, pop et acidulé, "Girlfriend on Mars" signe l’entrée en littérature d’une nouvelle voix féminine euphorisante à l’humour d évastateur, pleine d’amour pour l’humanité d’ici bas. <br> A travers des personnages aussi drôles qu’attachants, avec un rythme et un sens des dialogues dignes des meilleures séries, Deborah Willis dresse une satire super maligne de notre rapport modifié au réel dans une société de plus en plus fake, et pose un regard tendre sur nos fragiles éthiques individuelles. <br> Entre quête de gloire et crise environnementale, ce roman pourrait bien être le manifeste ultramoderne d’une nouvelle génération contrainte d’adapter ses ambitions à l’ère des réseaux sociaux et de l’éco-anxiété. <br> -
Je suis le rêve des autres
À cause d'un rêve extraordinaire, un jeune garçon porte les espoirs de son village : il pourrait devenir un messager des esprits.Pour accomplir sa destinée, il doit se rendre jusqu’au lieu de sa possible consécration. Accompagné d’un vieil homme, ancien mercenaire au passé trouble, ils vont entreprendre un voyage à travers des contrées fabuleuses, ... -
L'Aube d'un nouveau monde
<p><em>- Et peut-être que toute cette histoire me fera gagner tant de choses que je pourrai t'acheter une maison dans le marais des fous, et on ira passer nos vieux jours là-bas ensemble, à regarder la marée monter et descendre dans le port, sans seigneur pour nous dicter nos actions ni roi pour diriger l'Angleterre. Peut-être que nous sommes à l'aube d'un nouveau monde.</em><br><br>En 1685, l'Angleterre est au bord d'une nouvelle guerre civile. Ned Ferryman, fraîchement débarqué des Amériques, soutient la rébellion contre le roi Jacques II. Porté par ses idéaux de liberté, il a lié son destin à une jeune esclave qu'il a libérée. Ned se retrouve alors opposé à sa soeur, Alinor, qui par l'entremise de Livia, son ancienne belle-fille, est impliquée dans un plan secret visant à sauver la reine Marie-Béatrice.<br>Si le complot est découvert, la famille d'Alinor risque la ruine, et s'il réussit, une récompense inestimable l'attend : la propriété du marais des fous, l'endroit où elle a grandi. Alors que les événements s'accélèrent et qu'un monde pourrait disparaître, pour tous, l'aube s'annonce pleine de promesses.<br><br><strong>Une histoire familiale passionnante mêlant intrigues politiques et ambition personnelle, qui nous transporte des palais royaux aux côtes de la Barbade.</strong><br><br><br>« Une histoire tentaculaire et épique qui ravira les nombreux fans de Philippa Gregory. » <strong><em>The Times</em></strong><br><br>« Un rythme haletant, une histoire palpitante et méticuleusement documentée. » <strong><em>Daily Express</em></strong></p> -
L'Invité mystère
<div style="text-align: justify;"><strong>« On peut dissimuler la vérité un certain temps, mais elle ne restera pas enfouie pour toujours. »</strong><br> <br>Molly Gray est une femme de chambre tout sauf ordinaire. Grâce à son souci du détail et sa maîtrise des bonnes manières, elle a gravi les échelons au sein du somptueux hôtel Regency Grand. Mais sa vie est bouleversée lorsque J.D. Grimthorpe, illustre auteur de polars, tombe raide mort en plein milieu du salon de thé de l’établissement.<br> <br>Alors que l’affaire menace la réputation du Regency Grand, et que tous les employés sont des suspects, Molly se rend compte qu’elle a un lien important avec la victime. La clé de cette énigme se trouve nichée dans son passé, à l’époque où, enfant, elle accompagnait sa grand-mère dans le mystérieux manoir des Grimthorpe…<br> <br>Afin d’aider ses amis, de sauver l’hôtel et d’empêcher un nouveau drame, Molly va se lancer corps et âme dans cette nouvelle enquête haute en couleur !<br> <br><strong>Bibliothèques anciennes, manuscrits en pagaille et machine à écrire... Molly, la femme de chambre, s’immisce dans le monde de la littérature.</strong></div> -
L'homme au perroquet vert
1920. Alors que les ravages de la Grande Guerre tourmentent encore les mémoires, André, dix-huit ans, enterre sa mère emportée par la maladie. Sans le sou, désormais sans famille, il refuse la vie médiocre à laquelle il se croit promis. Tenté par l'aventure dans les terres lointaines d'Amazonie, il doit pourtant travailler aux côtés du forgeron du village pour gagner sa vie. Comment sortir de la misère ? Comment poursuivre ses rêves ? Comment, surtout, devenir aussi riche que les Jourdan, cette famille fortunée chez qui sa mère a longtemps travaillé ? Tiraillé entre ses aspirations et ses moyens limités, poussé par l'amour autant que par la haine, André sera prêt à tout pour tordre le cou au destin... -
La Goûteuse d'Hitler
<P><STRONG>Sélection <EM>Les 100 livres de l'année</EM> 2019 du magazine Lire </STRONG></P><P>1943. Reclus dans son quartier général en Prusse orientale, terroriséà l'idée que l'on attente à sa vie, Hitler a fait recruter des goûteuses. Parmi elles, Rosa. </P><P>Quand les S.S. lui ordonnent de porter une cuillerée à sa bouche, Rosa s'exécute, la peur au ventre : chaque bouchée est peut-être la dernière. Mais elle doit affronter une autre guerre entre les murs de ce réfectoire : considérée comme « l'étrangère », Rosa, qui vient de Berlin, est en butte à l'hostilité de ses compagnes, dont Elfriede, personnalité aussi charismatique qu'autoritaire. </P><P>Pourtant, la réalité est la même pour toutes : consentir à leur rôle, c'est à la fois vouloir survivre et accepter l'idée de mourir.</P><P>Couronné en Italie par le prestigieux prix Campiello, ce roman saisissant est inspiré de l'histoire vraie de Margot Wölk. Rosella Postorino signe un texte envoûtant qui, en explorant l'ambiguïté des relations, interroge ce que signifie être et rester humain.</P><P></P><P><B>« Ce livre où l'on parle d'amour, de faim, de survie et de remords vous reste gravé dans le coeur. »<I>Marie Claire Italie</P></B></I> -
La déesse qui rêvait du ciel
<p><strong>Nommé dans la liste des « meilleurs livres de l'année » par The Washington Post et The New York Post.</strong><br><br><em>- Un jour, narrai-je, alors que le monde était nouveau, une déesse descendit des cieux. Un homme la trouva et tomba amoureux. Les genoux tachés de boue à force de s'agenouiller devant elle, il lui demanda comment elle s'appelait.<br>« Lee Haemi », répondit-elle. L' homme attrapa son nom dans l'air et l'avala. Il l'enveloppa dans une bande de soie, la prit dans ses bras et la ramena chez lui. Maman est une déesse venue des cieux, et parfois, quand elle songe au ciel, elle s'efface.</em><br> </p><p>Quand l'armée nord-coréenne, soutenue par les communistes, envahit son village au début des années 1950, la jeune Haemi Lee, âgée de seize ans, fuit avec sa mère et son petit frère malade vers un camp de réfugiés. Là-bas, elle parvient, malgré tout, à goûter au bonheur, au côté de son ami d'enfance, Kyunghwan. Trop préoccupé par ses études, celui-ci ne se rend pas compte que son cousin plus riche, Jisoo, courtise la belle et vive Haemi. Y voyant là une lueur d'espoir pour subvenir aux besoins de sa famille, la jeune femme accepte de l'épouser. Mais elle doit en payer le prix et délaisser Kyunghwan, son amour de toujours. Ce choix sèmera alors les graines d'une discorde tragique, faisant d'Haemi une déesse maudite qui ne cessera de chercher sa place dans ce monde. </p><p><strong>Le portrait éblouissant de la naissance de la Corée moderne par le prisme d'une histoire d'amour intemporelle, et du désir d'indépendance d'une femme dans un monde en pleine révolution.</strong></p><p><br>« Quel privilège de pouvoir lire ce roman magnifique qui émerveille et nous enrichit ! » <strong>Min Jin Lee</strong></p><p>« Superbe ! » <em><strong>Washington Post</strong></em></p><p>« Un style d'écriture fluide et d'une clarté plaisante... qui entrelace habilement des conflits personnels et politiques. » <strong><em>Wall Street Journal</em></strong></p> -
La taille de nos seins
« Nous étions trois amies, venues d’horizons complètement différents. Je débarquais de Sarcelles, Isabelle d’Amérique, et Cécile de la rue Poliveau. Nous avions sept ans quand nous nous sommes rencontrées à l’école de la rue Buffon, et nous avons découvert ensemble les garçons, la transformation de nos corps, le point de vue de l’autre, et l’infini réconfort de l’amitié.<br> <br>C’est cette histoire que j’ai voulu raconter, avec les dessins de Cécile, peintre que j’admire et qui, comme Isabelle, est toujours mon amie chérie, plus de cinquante ans après notre rencontre. »<br> <div style="text-align: right;">A. J.</div> <br>Où l’on rencontre Mademoiselle Sahoute, la maîtresse-juge suprême, Couik, le caniche sans poils, des parents en plein apprentissage de la liberté des années 70, l’exhibitionniste du Jardin des Plantes, les poupées Barbie et les Claudette, le premier amoureux (sur une balançoire), les enfants tyranniques… Autant de personnages qui façonnent le quotidien de « Mademoiselle Chichi », surnom donné par une maîtresse à la petite Agnès.<br> <br>Pour la première fois, Agnès Jaoui prend la plume et raconte : l’amitié, d’abord, indéfectible mais aussi faite de rivalités, d’étonnements, de trahisons. L’apprentissage de son genre, joyeux ou angoissant, empreint de doutes et d’injonctions parfois douloureuses. Et les humiliations scolaires, les codes sociaux, le mépris de classe, tout ce qui a forgé sa personnalité convaincue et déterminée. Tendre, cocasse, absolument personnel, l’ouvrage prend vie avec les illustrations de Cécile Partouche, pleines d’esprit et de sensibilité. -
Le club des philosophes amateurs
Lors d'une soirée à l'opéra, Isabel Dalhousie, écossaise, philosophe et célibataire, assiste à la chute d'un jeune homme qui tombe du balcon supérieur et vient mourir à ses pieds. Cette mort poétique n'a pour elle rien d'un accident, et elle se met à enquêter au cur d'Edimbourg, déambulant à la recherche du meurtrier. Elle découvre alors que sous ses airs respectables, la vieille cité est gangrenée par l'avidité et la corruption, la haine et les jalousies. Une enquête délicieusement scottish ! -
Le Problème Spinoza
<p style="text-align: justify">Amsterdam, février 1941. Le Reichleiter Rosenberg, chargé de la confiscation des biens culturels des juifs dans les territoires occupés, fait main basse sur la bibliothèque de Baruch Spinoza. Qui était-il donc ce philosophe, excommunié en 1656 par la communauté juive d'Amsterdam et banni de sa propre famille, pour, trois siècles après sa mort, exercer une telle fascination sur l’idéologue du parti nazi Irvin Yalom, l’auteur de Et Nietzsche a pleuré, explore la vie intérieure de Spinoza, inventeur d’une éthique de la joie, qui influença des générations de penseurs. Il cherche aussi à comprendre Alfred Rosenberg qui joua un rôle décisif dans l'extermination des juifs d'Europe.</p><p style="text-align: justify"><i>Le rythme soutenu du récit, la vivacité des dialogues, l’érudition d’Irvin Yalom, la plongée dans la société néerlandaise du XVIIe siècle et les grands bouleversements de l’Europe du XXe font de cet ouvrage un véritable régal.</i> Marie Auffret-Pericone, La Croix.</p> -
Les Naufragés du Wager
<p>En 1740, le vaisseau de ligne de Sa Majesté le HMS Wager, deux cent cinquante officiers et hommes d’équipage à son bord, est envoyé au sein d’une escouade sous le commandement du commodore Anson en mission secrète pour piller les cargaisons d’un galion de l’Empire espagnol. Après avoir franchi le cap Horn, le Wager fait naufrage.<br>Une poignée de malheureux survit sur une île désolée au large de la Patagonie. Le chaos et les morts s’empilant, et face à la quasi-absence de ressources vitales, aux conditions hostiles, certains se résolvent au cannibalisme, des mutineries éclatent, le capitaine commet un meurtre devant témoins. Trois groupes s’affrontent quant à la stratégie à adopter pour s’en échapper. Alors que tout le monde croyait que l’intégralité de l’équipage du Wager avait disparu, un premier groupe de vingt-neuf survivants réapparaît au Brésil deux cent quatre-vingt-trois jours après la catastrophe maritime. Puis ce sont trois rescapés de plus qui atteignent le Brésil trois mois et demi plus tard. Mais une fois rentrés en terres anglicanes, commence alors une autre guerre, des récits cette fois, afin de sauver son honneur et sa vie face à l’Amirauté et au grand public.<br><br>Reconstitution captivante d’un monde disparu, <i>Les Naufragés du Wager</i> de David Grann est un formidable roman d’aventures et une réflexion saisissante sur le sens des récits. Un grand livre par l’un des maîtres de la littérature du réel.</p> -
Les arbres quand ils tombent
Peut-on raconter que sur le chemin de l'école on a croisé des enfants décharnés, affamés, malades et qu’on s’y est habitué ? Qu’on a vécu dans une grande maison blanche avec des domestiques et giflé son amie noire ? Si oui, comment en parler ? En quête de son enfance vécue au Rwanda et à Madagascar – une période des plus heureuses de son existence –, Fanny Wobmann tente de se la remémorer entre passé ambigu et frustration des souvenirs. Doucement, une histoire se dessine, mais comment se l’approprier ? Des sapins du Jura neuchâtelois aux baobabs malgaches, s’élabore un récit poétique et politique qui décortique les rapports de pouvoirs et revisite l’enfance d’une manière atypique, tandis que le présent se vit comme une forêt en mouvement. Fanny Wobmann est née en 1984 à La Chaux-de-Fonds, mais a passé ses années d’enfance entre le Rwanda, Madagascar et les forêts du Jura neuchâtelois. Titulaire d'un master en sociologie et muséologie de l'Université de Neuchâtel, autrice et comédienne, Fanny Wobmann vit à Neuchâtel (Suisse). • Bourse culturelle de la Fondation Leenaards 2019 • Prix Terra Nova 2017 de la Fondation Schiller, pour Nues dans un verre d’eau • Prix d’honneur 2016 de la Fondation Gottfried Keller -
Les tournesols n'ont pas besoin de boussole
Cinq amies, Alice, Aurore, Charlène, Daniela et Lou entassent leurs valises dans une vieille guimbarde par une belle journée d'été. Elles quittent Paris, direction le Sud. Mais si les rires et les souvenirs sont de la partie, un malaise palpable agite la bande de joyeuses luronnes. Il se trame quelque chose dans cette voiture. Et en effet, dans le coffre se trouve une mystérieuse boîte au contenu tabou mais dont elles prennent particulièrement soin. Où vont-elles ? Que contient cette boite ? Et qui est cet étrange individu qui les suit discrètement ? Ce qui aurait pu être un road-trip banal entre copines se transforme rapidement en théâtre de non-dits et de révélations. Et si rien ne semble pouvoir attaquer la loyauté de ces amies de toujours, certains secrets pourraient bien tout faire voler en éclats. -
Les Égarés
Au mi-temps des années 1980, Ava, Afro-Américaine d'une quarantaine d'années, débarque à Philadelphie. Chassée par son mari, elle s'installe avec Toussaint, son fils de dix ans, dans un centre d'hébergement. L'endroit est sordide. Et elle est déterminée à tout faire pour s'en échapper. Ava rêve d'émancipation. Mais la vie n'offre que peu de choix aux gens comme elle. Originaire d'un petit village de l'Alabama, elle a rompu tout contact avec sa mère et ne peut plus compter sur personne. Lorsque le père du garçon réapparaît dans sa vie, elle retombe immédiatement sous l'emprise de cet homme charismatique, autoritaire et engagé. Dans le même temps, un puissant atavisme pousse Toussaint vers ce Sud lointain, qu'il ne connait pas. Vers le village de Bonaparte, freetown afro-américaine, où plongent ses racines et où vit encore Dutchess, sa mythique grand-mère. Sans complaisance aucune, Les Égarés dresse le portrait poignant d'une mère prête à tout pour protéger son enfant de la froideur du monde, quitte à se brûler les ailes. -
Là où chantent les écrevisses
<p>Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Marc Amfreville</p> <p>Pendant des années, les rumeurs les plus folles ont couru sur « la Fille des marais » de Barkley Cove, une petite ville de Caroline du Nord. Pourtant, Kya n’est pas cette fille sauvage et analphabète que tous imaginent et craignent.</p> <p>A l’âge de dix ans, abandonnée par sa famille, elle doit apprendre à survivre seule dans le marais, devenu pour elle un refuge naturel et une protection. Sa rencontre avec Tate, un jeune homme doux et cultivé qui lui apprend à lire et à écrire, lui fait découvrir la science et la poésie, transforme la jeune fille à jamais. Mais Tate, appelé par ses études, l’abandonne à son tour.</p> <p>La solitude devient si pesante que Kya ne se méfie pas assez de celui qui va bientôt croiser son chemin et lui promettre une autre vie.</p> <p>Lorsque l’irréparable se produit, elle ne peut plus compter que sur elle-même…</p> <p>Delia Owens est née en 1949 en Géorgie, aux Etats-Unis. Diplômée en zoologie et biologie, elle a vécu plus de vingt ans en Afrique et a publié trois ouvrages consacrés à la nature et aux animaux, tous best-sellers aux USA<i>. </i></p> <p><i>Là où chantent les écrevisses</i> est son premier roman. Phénomène d’édition, ce livre a déjà conquis des millions de lecteurs et poursuit son incroyable destinée dans le monde entier. Une adaptation au cinéma est également en cours.</p> <p>« Un roman à la beauté tragique. » <i>The New York Times Book Review</i></p> <p> « Une histoire déchirante, un hymne sublime à la nature et à la solitude. » <i>Entertainment Weekly</i></p> <p>« Un premier roman magnifique. » <i>People</i></p> -
Miss Islande
Islande, 1963. Hekla, vingt et un ans, quitte la ferme de ses parents et prend le car pour Reykjavík. Il est temps d’accomplir son destin: elle sera écrivain. Sauf qu’à la capitale, on la verrait plutôt briguer le titre de Miss Islande. Avec son prénom de volcan, Hekla bouillonne d’énergie créatrice, entraînant avec elle Ísey, l’amie d’enfance qui s’évade par les mots – ceux qu’on dit et ceux qu’on ne dit pas –, et son cher Jón John, qui rêve de stylisme entre deux campagnes de pêche… Miss Islande est le roman, magnétique et insolent, de ces pionniers qui ne tiennent pas dans les cases. Un magnifique éloge de la liberté, de la création et de l’accomplissement. -
Moi aussi je pense donc je suis
<div style="text-align: justify;">Simone de Beauvoir, Hannah Arendt, Simone Weil… difficile pour la plupart d’entre nous de citer d’autres noms de femmes philosophes que ceux-là. Sans doute parce que la plupart d’entre elles n’ont pas eu la chance de se voir attribuer le noble statut de « philosophe », tantôt qualifiées de « femme de lettres », ou au mieux de « penseuses » et « intellectuelles ». Et pour les quelques chanceuses qui sont au panthéon des philosophes, on ne connaît bien souvent qu’une infime partie de leur pensée, ou on les réduit à leur pensée féministe.<br> </div><div style="text-align: justify;">Ce livre vous invite à changer de point de vue et à reparcourir l’histoire de la pensée à travers celle de femmes qui ont fait œuvre de philosophe, alors qu’elles étaient soit exclues de l’institution soit empêchées par les hommes. Vous découvriez une pensée riche, originale, des sujets forts, des formes inattendues, novatrices, car il a bien fallu faire preuve de créativité pour faire entendre sa voix.<br> </div><div style="text-align: justify;">Pour Elodie Pinel, elle-même professeure de philosophie, il est plus que temps de prendre au sérieux ces femmes philosophes, d’entrer pleinement dans leur œuvre et de militer pour qu’elles intègrent les programmes scolaires et que leurs idées infusent enfin dans notre société.</div> -
Mémoires de Sabine, épouse d'Hadrien
Nous connaissons, grâce à Marguerite Yourcenar, la voix de l’empereur Hadrien qui, dans ses Mémoires fictifs publiés en 1951, donnait à entendre le récit de sa vie publique et privée. Mais qu’en était-il de son épouse Sabine, qui vécut dans l’ombre et connut un mariage malheureux, marqué par la jalousie envers Antinoüs, le jeune amant d’Hadrien ? Inventant ce qu’aurait été le journal intime de Sabine, Nynke Smits fait résonner la voix de cette femme au gré des aventures qu’elle traverse avec force et détermination. À la fois testament imaginaire, foisonnant roman historique et réflexion sur le pouvoir dans le couple, les Mémoires de Sabine nous invitent à embrasser le regard de la femme que la postérité avait laissée de côté et à revisiter ce pan d’histoire antique par le prisme du féminin. -
Personne n'était censé mourir pendant ces vacances
<p>Embarquez pour la côte Amalfitaine avec ce roman à énigmes ensoleillé et son héroïne irrésistible. <br>Romancière à succès, Eleanor Dash a des envies d'homicide. Et elle a de bonnes raisons pour ça. Après s'être trouvée mêlée malgré elle, quelques années plus tôt, à une affaire criminelle en Italie avec un beau détective, Connor Smith, elle a entrepris de raconter leur aventure dans un livre qui est très vite devenu un best-seller. Depuis, Connor, devenu un héros pour les lecteurs et, surtout, les lectrices, ne cesse de pourrir l'existence d'Eleanor. <br>Mais alors qu'elle songe sérieusement à se débarrasser de cet importun, quelle n'est pas sa surprise d'entendre Connor lui dire... que quelqu'un essaie de le tuer ! Et qu'il a besoin de son aide pour savoir qui veut attenter à sa vie. Alors que nos héros sont de retour en Italie, accompagnés de quelques fans amateurs de romans policiers, il apparaît bientôt que certains d'entre eux, à l'image d'Eleanor, ont de solides raisons de vouloir tuer l'infortuné Connor. <br> <br>C'est avec beaucoup de charme et d'intelligence que Catherine Mack s'empare ici d'une intrigue à la Agatha Christie pour nous en donner une version diablement contemporaine, pleine d'humour et de suspens.</p> -
Quand le soleil se lèvera
<strong>En pleine Seconde Guerre mondiale, alors que Singapour tombe aux mains des soldats japonais, le Vyner Brooke lève l’ancre pour évacuer blessés, femmes et enfants.</strong><br/>Mais bombardé par l’aviation impériale, il coule le long de la côte indonésienne. Rescapées du naufrage, Norah Chambers, une jeune musicienne britannique, et Nesta James, une infirmière australienne, sont capturées et transférées dans un camp de prisonniers au cœur de la jungle.<br/>C’est là, au milieu de la famine, de la violence et de la maladie, que les deux femmes forgeront une amitié qui leur permettra de survivre à l’enfer.<br/><br/>En 2003, alors qu’elle travaille dans un hôpital à Melbourne, <strong>Heather Morris</strong> est présentée à Lale Sokolov, un monsieur âgé dont « l’histoire valait peut-être la peine d’être racontée ». <br/>Cette rencontre a changé leurs vies à tous les deux. Passionnée de récits de survie, de résilience et d’espoir, elle entreprend de recueillir son témoignage de survivant de l’Holocauste et en tire son premier roman, <em>Le Tatoueur d’Auschwitz</em>, qui connaît aussitôt un retentissant succès international, se hisse en tête des ventes et captive des millions de lecteurs partout dans le monde. Après <em>Le Voyage de Cilka</em>, elle termine sa trilogie avec <em>Les Sœurs d’Auschwitz</em>. <em>Quand le soleil se lèvera</em>, son dernier roman, est sorti fin septembre en langue anglaise.<br/> -
Souviens-toi de ton avenir
Tout à la fois épopée initiatique et roman philosophique, cette œuvre ultime d’Anne Dufourmantelle, magistrale et prémonitoire, nous mène aux confins du temps et de la terre. Deux quêtes s’y font écho, à des siècles de distance : quittant ses montagnes de l’Altaï, un roi mongol entreprend une expédition par-delà la Chine et l’océan Pacifique jusqu’aux rives de l’Equateur tandis que, de nos jours, un groupe de chercheurs, fasciné par son périple, tente d’en reconstituer le récit. <br>D’un bord à l’autre du monde, entre le XIVè et le XXIè siècle, ce roman nous fascine, nous captive, nous trouble profondément, tel un rêve chargé de vérité. -
Sur la route de San Diego
<strong>Port de New York, 1938.</strong><br/><BR /> Alors qu’il vient de réchapper à l’ouragan qui a dévasté la ville, le jeune Woody n’en croit pas ses yeux : au bout du quai, deux girafes surplombent l’effervescence du port. Deux girafes attendues au zoo de San Diego, à l’autre bout du pays, et dont le destin ne tarde pas à passionner les foules. Pour Woody, bientôt désigné chauffeur de l’équipée, commence une incroyable odyssée. Mais voyager avec ces surprenantes passagères ne passe pas inaperçu et attise les espoirs et les convoitises de bien des gens dans une Amérique secouée par la Grande Dépression. Du New Jersey à la Californie, cette aventure de 12 jours et de 5 150 kilomètres va transformer Woody à jamais…<br/><BR /><strong>Inspiré d’une histoire vraie, un roman d’apprentissage plein d’humanité porté par la touchante amitié entre un jeune homme et deux girafes.</strong><br/><BR />« Irrésistible. Un magnifique hymne à la générosité, à la solidarité, à l’amour et à l’amitié. » - <strong>Gérard Collard, librairie La Griffe Noire</strong><br/><BR /><strong>Finaliste du prix 30 millions d’amis 2024</strong><br/><BR /> Grande amoureuse des animaux, <strong>Lynda Rutledge</strong> a été journaliste avant de devenir romancière. Son premier roman,<em> Le Dernier Vide-grenier de Faith Bass Darling</em>, a rencontré un beau succès en France comme à l’étranger et a été adapté au cinéma. <em>Sur la route de San Diego</em> a conquis près d’un million de lecteurs dans le monde.<br/> -
Tout le monde dans ce train est suspect
<b>Saurez-vous résoudre l'enquête la plus passionnante de l'année ?</b><br> <p><i>Mon histoire est simple. Six écrivains montent dans un train. À la fin du trajet, cinq en sortiront vivants. Et l'un d'eux sera menotté.</i><br><br>Invité à un festival consacré au roman policier, Ernest Cunningham a pris place à bord d'un train avec d'autres écrivains. À l'arrivée, on dénombre quelques morts. Entre-temps s'est tenue la plus folle des enquêtes. Car tous les auteurs de romans policiers savent parfaitement comment résoudre les affaires les plus difficiles.Comme ils connaissent tous les recettes du crime parfait.<br><br><b>Après le désopilant <i>Tous les membres de ma famille ont déjà tué quelqu'un</i>, Benjamin Stevenson joue une nouvelle fois avec les nerfs du lecteur et transforme son second livre en coup de maître. Hommage hilarant à Agatha Christie et version moderne décapante du roman à énigmes : un vrai bonheur de lecture !</b><br> <br><i>À propos de Tous les membres de ma famille ont déjà tué quelqu'un :</i><br><br>" Bien malin qui découvrira jusqu'où Benjamin Stevenson est capable de nous balader ! " <i><b>Elle</b></i><br><br>" Benjamin Stevenson croise Agatha Christie et Tarantino dans une exploration énervée du <i>whodunit</i>. " <i><b>Le Point</b></i><br><br>" Un roman incroyablement drôle et malin, je n'ai jamais rien lu de tel. " <i><b>Jane Harper</b></i></p> -
Tête en l'air
<p>Récit authentique et déséquilibré d'une première ascension du mont Blanc par un blond à lunettes inexpérimenté qui, au cours de son voyage, réapprit à marcher. <br>Journaliste pour Radio Nova plutôt branché bouquins que bouquetins, Richard Gaitet n'avait avant cette épopée aucune expérience de la montagne : tout juste sept heures à mourir de chaud en descendant le Grand Canyon et un séjour au Tibet où il a connu... les vertus du naturisme sur lac gelé. <br> Pour ce livre, le reporter à lunettes plus tête en l'air que tête brûlée a survécu à l'aiguille du Midi par l'intervention d'une providentielle main au cul, hurlé de peur dans la vallée d'Aoste, gravi cinq fois de suite en courant les deux premiers étages de la tour Eiffel, découvert les joies de la via ferrata au crépuscule et celles de la tomme de Savoie au petit-déjeuner, relu Tolkien, Lionel Terray et les mangas de Jirô Taniguchi, et surtout... appris le maniement du piolet afin d'aller danser sur des arêtes sommitales de 40 centimètres de large, avec 2000 mètres de vide de chaque côté, par -8°C et le visage battu par des vent des 50 km/h... <br> Le jeune écrivain facétieux est instruit dans sa quête par le plus drôle et le plus romanesque des membres de la Compagnie des Guides de Chamonix : René Ghilini, 60 ans, guide professionnel, vainqueur de l'Annapurna, chasseur de cristaux précieux, surnommé " le condor français " dans certains villages du Pérou suite à son décollage en deltaplane depuis les 6768 mètres du Huascaran... et par ailleurs handicapé de la main gauche, en raison d'un terrible accident dont il réchappa miraculeusement. <br> De Lionel Terray à Mary Shelley, de Dragon Ball à René Daumal, de Christophe Profit à Kilian Jornet, il revisite l'imaginaire montagnard sous un angle burlesque et poétique, en convoquant ses héros présents et passés, réels ou fictifs.</p> -
Un monde presque parfait - Nouveau roman 2024
Et si le pouvoir de décision était essentiel à notre humanité ?<br>David Lisner, jeune chercheur ambitieux et cartésien, vit chez « les Réguliers », une société hyper-développée, hyper-connectée qui veille au bien-être des individus.<br>Non loin de là, une région rebelle s’est coupée du reste du monde : « les Exilés ». Fidèles à une certaine philosophie de vie, ils rejettent radicalement cette société.<br>David Lisner se voit confier malgré lui une mission de haute sécurité : se rendre dans ce territoire hostile et entrer en contact avec Ève Montoya, la nièce et l’unique héritière de l’éminent sociologue Robert Solo qui vient de décéder. Son objectif : récupérer un rapport explosif pouvant mettre en péril tout l’équilibre de la société des Réguliers.<br>Mais Ève, une jeune femme à la personnalité libre, n’entend pas se laisser dicter sa conduite. D’ailleurs, pourquoi David fait-il ce qu’on attend de lui ?<br>Un roman initiatique et original qui donne furieusement envie de retrouver son pouvoir de décision, de jouir de sa liberté, de se réapproprier sa vie. -
Veiller sur elle - Prix Goncourt 2023
<p>Prix du roman FNAC <br>Au grand jeu du destin, Mimo a tiré les mauvaises cartes. Né pauvre, il est confié en apprentissage à un sculpteur de pierre sans envergure. Mais il a du génie entre les mains. Toutes les fées ou presque se sont penchées sur Viola Orsini. Héritière d'une famille prestigieuse, elle a passé son enfance à l'ombre d'un palais génois. Mais elle a trop d'ambition pour se résigner à la place qu'on lui assigne. <br>Ces deux-là n'auraient jamais dû se rencontrer. Au premier regard, ils se reconnaissent et se jurent de ne jamais se quitter. Viola et Mimo ne peuvent ni vivre ensemble, ni rester longtemps loin de l'autre. Liés par une attraction indéfectible, ils traversent des années de fureur quand l'Italie bascule dans le fascisme. Mimo prend sa revanche sur le sort, mais à quoi bon la gloire s'il doit perdre Viola ? <br>Un roman plein de fougue et d'éclats, habité par la grâce et la beauté.</p>
