Nouveautés romans
1984
"De tous les carrefours importants, le visage à la moustache noire vous fixait du regard. BIG BROTHER VOUS REGARDE, répétait la légende, tandis que le regard des yeux noirs pénétrait les yeux de Winston... Au loin, un hélicoptère glissa entre les toits, plana un moment, telle une mouche bleue, puis repartit comme une flèche, dans un vol courbe. C'était une patrouille qui venait mettre le nez aux fenêtres des gens. Mais les patrouilles n'avaient pas d'importance. Seule comptait la Police de la Pensée."
Christian Gonon interprète avec virtuosité un des plus grands textes de George Orwell : avec lui, nous entrons dans le monde totalitaire de Big Brother, à la frontière entre science-fiction et réalité.
Aimer
<p>Suisse, 1984. Margaux, neuf ans, se jette dans les eaux glacées du lac Léman. Pétrifié, Alexis, son camarade de classe, assiste à son sauvetage. Entre les deux enfants naît alors une complicité vibrante. Mais bientôt, Margaux disparaît mystérieusement. Quarante ans plus tard, tous deux se retrouvent par hasard. Lui, ancien consultant, a tout quitté, rongé par la culpabilité du scandale lié au Duroxil, un opioïde qui a ravagé l'Amérique. Elle, après une enfance dramatique, est devenue écrivain, célibataire et heureuse de l'être, mais ses romans sont peuplés de fantômes. Entre eux, l'amour est intact, aussi brûlant qu'au premier jour. Mais aimer à cinquante ans, est-ce encore possible, quand un père se meurt, quand les enfants grandissent loin, quand le monde lui-même semble s'effondrer ?
<br> De l'enfance à l'âge mûr, de la Suisse de la fin du siècle dernier à la France des années 2020, en passant par les États-Unis où s'annonce déjà le retour de Donald Trump,
<i>Aimer </i>dessine une fresque éblouissante sur ces instants où tout peut encore basculer. Un souffle de vie inouï traverse ce roman lumineux, sur la grâce des secondes chances.</p>
Avale
Juillet 2018, soir de la finale de la Coupe du monde de football. Un jeune homme se cache dans les WC d’un centre commercial, les mains couvertes de sang. Il se fait appeler Tom. Ce fils unique de vingt-neuf ans, de son vrai nom Romain Marais, est un étudiant égaré et érotomane, aux prises avec d’étranges désirs de dévoration.<br>Actrice noire en pleine ascension, Lame se livre à des séances d’hypnose pour soigner un eczéma qui la ronge. Plongée dans un état second, elle revisite son enfance en banlieue, ses premiers émois, ses rêves de cinéma, et tente d’échapper au sentiment de menace qui la hante.<br>L’un est un monstre en puissance, l’autre une comédienne en devenir dont le corps désiré, célébré, lui échappe et la met en danger…<br> <br><strong>Avec </strong><strong><em>Avale</em></strong><strong>, Séphora Pondi entre en littérature comme elle entre sur scène : flamboyante. Un premier roman à l’écriture vibrante et sensuelle, qui ne laisse pas indemne.<br><br>Interprétation humaine</strong><br><br>
C'est l'histoire d'un amour
Chacun de nos choix est un pari sur l’inconnu.<br/>Réveillon 1993. Charlie rencontre Côme. Elle vit à Paris et danse pour oublier sa mère défaillante. Il grandit en Bretagne et regarde des films pour se rapprocher de son père absent. Ils ont 14 ans et la vie devant eux. Le lien qu’ils tissent ce soir-là est de ceux dont on ne se défait jamais vraiment… et pourtant.<br/>Des années plus tard, des événements les incitent à replonger dans leurs souvenirs. Chaque choix est déterminant. Charlie et Côme ont-ils fait les bons ? Et nous, qu’aurions-nous fait à leur place ?<br/>À travers plusieurs époques, Isabelle Lagarrigue nous conte l’histoire d’un amour hors du commun. Un roman bouleversant sur le tourbillon de la vie et les choix qui nous façonnent.<br/>Biographie<br/>Isabelle Lagarrigue confirme son talent pour écrire des histoires singulières qui résonnent en chacun de nous. Après avoir travaillé dans la communication pendant dix-sept ans, elle se consacre à l’écriture depuis 2019. Elle a publié cinq romans, dont C’était un accident, qui a conquis plus de 15 000 lecteurs, Nos racines invisibles et Promis, juré.
Ce que je sais de toi - Prix Femina des lycéens 2023
<p><b>Le récit d'une absence et d'une réconciliation</b><br>Le Caire, années 1980. La vie bien rangée de Tarek est devenue un carcan. Jeune médecin ayant repris le cabinet médical de son père, il partage son existence entre un métier prenant et le quotidien familial où se côtoient une discrète femme aimante, une matriarche autoritaire follement éprise de la France, une sœur confidente et la domestique, gardienne des secrets familiaux. L'ouverture par Tarek d'un dispensaire dans le quartier défavorisé du Moqattam est une bouffée d'oxygène, une reconnexion nécessaire au sens de son travail. Jusqu'au jour où une surprenante amitié naît entre lui et un habitant du lieu, Ali, qu'il va prendre sous son aile. Comment celui qui n'a rien peut-il apporter autant à celui qui semble déjà tout avoir ? Un vent de liberté ne tarde pas à ébranler les certitudes de Tarek et bouleverse sa vie.
<br><br>Premier roman servi par une écriture ciselée, empreint d'humour, de sensualité et de délicatesse,
<i>Ce que je sais de toi</i> entraîne l'audio-lecteur dans la communauté levantine d'un Caire bouillonnant, depuis le règne de Nasser jusqu'aux années 2000. Au fil de dévoilements successifs distillés avec brio par une audacieuse narration, il décrit un clan déchiré, une société en pleine transformation, et le destin émouvant d'un homme en quête de sa vérité.
<br><br>" Bluffant. L'on pourrait aussi dire admirable, oui, on a rarement vu un premier roman aussi maîtrisé et emballant que celuir d'Éric Chacour. " Marianne Payot,
<b><i>L'Express </i></b><br><br>Prix Femina des lycéens 2023
<br>Prix des Libraires 2024
<br>Prix Première Plume Furet du Nord/Decitre
<br>Prix Samantha de la librairie L'étagère - mention spéciale du jury
<br></p>
Clamser à Tataouine
"La discutable dextérité dont j’ai fait montre pour me dépatouiller de mon existence laisse à penser que je suis tout sauf un exemple à suivre."
C’est le moins qu’on puisse dire. Le narrateur est un jeune marginal qui n’a jamais cherché à s’intégrer. Ce qui ne l’empêche pas de trouver plus commode de rejeter l’entière responsabilité de son ratage sur la société. Et il compte bien, "en joyeux sociopathe", lui faire salement payer l’addition de sa défaite. Son plan ? S’immiscer dans toutes les classes sociales pour dénicher chaque fois une figure représentative de cette société détestée. Et la tuer. En écrivant le roman de ce psychopathe diaboliquement pervers, provocateur et gouailleur, l’auteur entraîne le lecteur dans une épopée macabre mâtinée d’un humour noir très grinçant.
Raphaël Quenard lit son propre texte, où, avec un style aussi électrique qu’inventif, il dissèque le cerveau malade d’un monstre moderne et met en scène toute la galerie de personnages qui l’entourent.
Couverture : Pascal Ito © Editions Flammarion
© Raphaël Quenard et Éditions Flammarion, 2025
Des gens bien
Dans la région de Saint Helen, l'air est sec, l'ombre rare et l'amour mal fichu. Ce n'est pas Joshua, neuf ans, qui dira le contraire. Après quelques mois de vie commune, ses derniers parents en date le rendent à la meilleure agence d'adoption du comté. La fière patronne, madame Baker, gère son entreprise d'une main de maître : cours de sport, défilés, speed dating et périodes d'essai sont au programme. Après tout, avant d'adopter un enfant pour de bon, mieux vaut pouvoir le tester. Dans ce roman génialement écrit où les rôles sont inversés, Caroline Michel nous plonge dans un monde qu'on espère impossible et qui pourtant s'habille de réalisme. Les adultes vacillent, les repères s'effritent, l'humour côtoie l'insupportable. Mais l'enfance possède encore une arme redoutable : l'imagination.
Haute-Folie - Prix Jean Giono 2025
Roman récompensé par le Prix Jean Giono 2025.
"Haute-Folie" raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu’il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu’est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n’ont nulle part où aller ?
Alexandre Pallu offre une lecture magnétique et vibrante de ce récit à la beauté hantée par le silence.
© Editions Gallimard, 2025
Publié en accord avec l’agence Astier-Pécher.
Couverture : photo © Ysbrand Cosijn / Trevillion Images (détail)
Ilaria: ou la conquête de la désobéissance
Un jour de mai 1980, Ilaria, huit ans, monte dans la voiture de son père à la sortie de l’école. De petits hôtels en aires d’autoroute, l’errance dans le nord de l’Italie se prolonge. En pensant à sa mère, I’enfant se promet de ne plus pleurer. Elle apprend à conduire et à mentir, découvre Trieste, Bologne, l’internat à Rome, une vie paysanne et solaire en Sicile. Grâce aux jeux, à la radio, à Claudia, Isabella ou Vito, l’enlèvement ressemble à une enfance presque normale. Mais le père boit trop, fume trop il est un « guépard nerveux » dans un nuage de fumée. S’il la prend par la main, mieux vaut ne pas la retirer ; ni reculer son visage quand il lui pince la joue. Ilaria observe, ressent tout.<br/><br/>Dans une langue saisissante, rapide et précise, ce roman relate de l’intérieur l’écroulement d’une petite fille qui doit accomplir seule l'apprentissage de la vie.<br/><br/>Gabriella Zalapì est d’origines anglaise, italienne et suisse. Née à Milan, elle a également vécu à Genève et New York. Aujourd’hui elle habite à Paris. Son écriture réduite à l’essentiel a valu à son premier roman, Antonia (Zoé, 2019), le Grand prix de l’he´roi¨ne Madame Figaro 2019 et le Prix Bibliomedia 2020. Willibald (Zoé, 2022), un roman sur l’exil autour du sacrifice d’Abraham, a confirmé l’importance d’une œuvre saluée par la critique.<br/><br/>Illustration: archive de l’autrice
Intérieur nuit
<p>" Les événements racontés dans ce livre se déroulent sur plus de vingt ans. Pendant toutes ces années, je me suis tu. Aujourd'hui, j'écris en pensant à toutes celles et ceux, des centaines de milliers, peut-être des millions, qui souffrent en silence du même mal. "
<br>
<br> Nicolas Demorand est journaliste. Il co-anime la matinale de France Inter depuis 2017.</p>
James
« Ces gamins blancs, Huck et Tom, m’observaient. Ils imaginaient toujours des jeux dans lesquels j’étais soit le méchant soit une proie, mais à coup sûr leur jouet. [...] On gagne toujours à donner aux Blancs ce qu’ils veulent. »<br/><br/>Qui est James ? Le jeune esclave illettré qui a fui la plantation ? Ou cet homme cultivé et plein d’humour qui se joue des Blancs ? Percival Everett transforme le personnage de Jim créé par Mark Twain, dans son roman Huckleberry Finn , en un héros inoubliable.<br/><br/>James prétend souvent ne rien savoir, ne rien comprendre ; en réalité, il maîtrise la langue et la pensée comme personne. Ce grand roman d’aventures, porté par les flots tourmentés du Mississippi, pose un regard incisif entièrement neuf sur la question du racisme. Mais James est surtout l’histoire déchirante d’un homme qui tente de choisir son destin.<br/><br/>Percival Everett est l’auteur d’une vingtaine de romans, de plusieurs recueils de nouvelles, de poésie et d’essais. James a reçu en 2024 le National Book Award et connaît un immense succès dans le monde entier.<br/><br/>Traduit de l’anglais (États-Unis) par Anne-Laure Tissut
Kolkhoze - Prix Médicis 2025
Roman récompensé par le Prix Médicis 2025.
"Cette nuit-là, rassemblés tous les trois autour de notre mère, nous avons pour la dernière fois fait kolkhoze."
"Kolkhoze" est le roman vrai d’une famille sur quatre générations, qui couvre plus d’un siècle d’histoire, russe et française, jusqu’à la guerre en Ukraine. Emmanuel Carrère s’en empare personnellement, avec un art consommé de la narration qui parvient à faire de leur histoire notre histoire.
Denis Podalydès nous emporte avec un talent immense dans cette saisissante fresque familiale, où l’intime se mêle brillamment à l’universel.
© Emmanuel Carrère et P.O.L éditeur, 2025.
Couverture : collection privée Emmanuel Carrère
L'homme qui lisait des livres
<p>Entre les ruines fumantes de Gaza et les pages jaunies des livres, un vieil homme attend. Il attend quoi ? Peut-être que quelqu'un s'arrête enfin pour écouter. Car les livres qu'il tient entre ses mains ne sont pas que des objets - ils sont les fragments d'une vie, les éclats d'une mémoire, les cicatrices d'un peuple.
<br> Quand un jeune photographe français pointe son objectif vers ce vieillard entouré de livres, il ignore qu'il s'apprête à traverser le miroir. " N'y a-t-il pas derrière tout regard une histoire ? Celle d'une vie. Celle de tout un peuple, parfois ", murmure le libraire. Commence alors l'odyssée palestinienne d'un homme qui a choisi les mots comme refuge, résistance et patrie.
<br> De l'exode à la prison, des engagements à la désillusion politique, du théâtre aux amours, des enfants qu'on voit grandir et vivre, aux drames qui vous arrachent ceux que vous aimez, sa voix nous guide à travers les labyrinthes de l'Histoire et de l'intime. Dans un monde où les bombes tentent d'avoir le dernier mot, il nous rappelle que les livres sont notre plus grande chance de survie - non pour fuir le réel, mais pour l'habiter pleinement. Comme si, au milieu du chaos, un homme qui lit était la plus radicale des révolutions.</p>
L'homme sous l'orage
<p>Hiver 1917. Le front s'enlise, l'arrière s'épuise. Une nuit d'orage, un visiteur demande asile à Isaure, la propriétaire d'un domaine viticole. Avant le conflit, c'était un peintre talentueux reçu au château, désormais c'est un déserteur que la maîtresse de maison renvoie sèchement. Saisie de compassion, Rosalie, la fille d'Isaure, le cache au grenier. Mais avec lui, les périls s'invitent au cœur de la demeure.
<br> Peut-on agir sur le destin? Le fugitif, la jeune fille et la mère refusent la place qui leur a été assignée. Ils s'émancipent et se confrontent, tissant un fascinant roman de guerre, d'amour et de liberté. Pour eux comme pour nous, l'orage se lève, il faut tenter de vivre.</p>
L'hôtel des Oiseaux
<p>Amelia, 27 ans, vient de vivre la deuxième tragédie de son existence. Désorientée, ses pas hasardeux la mènent dans un hôtel surprenant au cœur de la nature sauvage d'un petit pays d'Amérique latine...
<br>1970. Une explosion a lieu dans un sous-sol, à New York, causée par une bombe artisanale. Parmi les écologistes apprentis terroristes décédés : la mère de Joan, six ans. Dans l'espoir fou de mener une vie ordinaire, la grand-mère de la fillette précipite leur départ, loin du drame, et lui fait changer de prénom : Joan s'appellera désormais Amelia.
<br> À l'âge adulte, devenue épouse, mère et artiste talentueuse, Amelia vit une seconde tragédie qui la pousse à fuir de nouveau. Elle trouve refuge à des centaines de kilomètres dans un pays d'Amérique centrale, entre les murs d'un hôtel délabré, accueillie par la chaleureuse propriétaire, Leila. Tout, ici, lui promet un lendemain meilleur : une nature luxuriante, un vaste lac au pied d'un volcan. Tandis qu'Amelia s'investit dans la rénovation de l'hôtel, elle croise la route d'hommes et de femmes marqués par la vie, venus comme elle se reconstruire dans ce lieu chargé de mystère. Mais la quiétude dépaysante et la chaleur amicale des habitants du village suffiront-elles à faire oublier à Amelia les tragédies du passé ? A-t-elle vraiment droit à une troisième chance ?
<br> Dans ce roman américain foisonnant, Joyce Maynard, avec la virtuosité qu'on lui connaît, emporte les lecteurs sur quatre décennies. Riche en passions et en surprises,
<i>L'hôtel des Oiseaux</i> explore le destin d'une femme forte et attachante, dont la soif d'aimer n'a d'égale que celle, vibrante, de survivre.
<br>
<br> " Un grand torrent de vie. Une ode à l'inattendu. "
<i>Le Monde</i>
<br> " Vibrant, envoûtant. Un voyage inoubliable. "
<i>Version Femina</i>
<br> " Un roman magnifique. "
<i>Elle</i>
<br> " L'immense talent de Joyce Maynard vibre comme jamais dans cette fresque. "
<i>Le Point</i>
<br> " Un livre que l'on ne voudrait jamais refermer. "
<i>JDD</i>
<br> " Envoûtant. "
<i> Le Figaro</i></p>
L'éléphant s'évapore
<p>Une curieuse digression sur les kangourous. Un éléphant qui se volatilise. Un nain diabolique qui danse. Ou encore une jeune fille " cent pour cent parfaite "... Merveilleuses trouvailles, ces dix-sept contes renouvellent le quotidien d'un éclat enchanteur et déploient, entre poésie et humour, tout l'art magistral de Murakami.<br><br> " Murakami passe du réalisme domestique à l'absurde, l'air de rien, en sautant une ligne. Ici encore, les noirs sont profonds. Les personnages attendent - parfois vainement - un événement quel qu'il soit. Un accident. C'est tout le contraire de la littérature de Murakami qui, elle, ne doit rien au hasard. "<br> Nils C. Ahl, <i>Le Monde des livres</i><br><br></p>
La Particule
Fanny a besoin d'une particule pour sauver son affaire. Tancrède de Chassagne de Montbazon a besoin d'un emploi pour sauver ses fiançailles. Un duo savoureux pour une comédie romantique où l'héroïne a le charme audacieux d'une Bridgerton, et l'indépendance d'une Enola Holmes. Des rebondissements dignes de Marivaux ou de Molière ! (Julien Sandrel)<br/>1895. Fanny tient une agence immobilière au cœur d'un petit bourg dans la campagne alsacienne. Jolie devanture, présentation très professionnelle... il ne manque que les clients.<br/>Pour sauver cette agence qui pourvoit aux besoins de sa famille, elle doit impérativement décrocher la vente du château Granville. Or, par orgueil, le propriétaire ne signera qu'avec un nom à particule. Fanny décide alors de se faire passer pour une aristocrate. Elle convainc Tancrède de Chassagne de Montbazon, un invité du château rencontré par un heureux hasard et quitté par sa fiancée à cause de sa paresse chronique, de faire équipe avec elle. Visage gracieux malgré son fichu caractère, à vingt-quatre ans, la jeune femme dispose encore d'une année avant de coiffer sainte Catherine !<br/>Sur le papier, cela devrait donc fonctionner...<br/><br/>Une comédie romantique jubilatoire où tout respire la modernité.<br/><br/>" Par les temps qui courent, se laisser emporter par cette bulle de fraîcheur est aussi salutaire que bienvenu. " Julien Sandrel
La Porte du voyage sans retour
« La porte du voyage sans retour est le surnom donné à l'île de Gorée, d'où sont partis des millions d'Africains au temps de la traite des Noirs. C'est dans ce qui est en 1750 une concession française qu'un jeune homme débarque, venu au Sénégal pour étudier la flore locale. Botaniste, il caresse le rêve d'établir une encyclopédie universelle du vivant, en un siècle où l'heure est aux Lumières. Lorsqu'il a vent de l'histoire d'une jeune Africaine promise à l'esclavage et qui serait parvenue à s'évader, trouvant refuge quelque part aux confins de la terre sénégalaise, son voyage et son destin basculent dans la quête obstinée de cette femme perdue qui a laissé derrière elle mille pistes et autant de légendes. »<br><br>S'inspirant de la figure de Michel Adanson, naturaliste français (1727-1806), David Diop signe un roman éblouissant, évocation puissante d'un royaume où la parole est reine, odyssée bouleversante de deux êtres qui ne cessent de se rejoindre, de s'aimer et de se perdre, transmission d'un héritage d'un père à sa fille, destinataire ultime des carnets qui relatent ce voyage caché.
La Souffleuse du temps
Séparées par plusieurs générations et un secret de famille mais unies par la même passion : le cristal de Murano<br/>Juliet, jeune Américaine d'origine italienne, rêve depuis toujours de devenir artiste verrier. Elle renonce à l'avenir qu'on lui destinait pour se rendre à Murano. Là, seule fille admise dans l'école de verrerie la plus prestigieuse du monde, elle compte faire sa place.<br/>Avant son départ pour la Sérénissime, sa vieille nourrice lui confie un antique collier de cristal vénitien et lui demande de retrouver sa propriétaire pour le lui rendre.<br/>Malgré sa crainte de ne pas être à la hauteur, la jeune femme a l'impression que le bijou lui transmet une force inouïe. Et il semble receler bien d'autres secrets auxquels Juliet pourrait être liée...<br/><br/>Richement documenté, ce nouveau roman de Cristina Caboni nous plonge dans l'univers fascinant des souffleurs de verre, et brosse le portrait de deux femmes fortes et farouchement libres qui défient les lois et les préjugés de leur époque.
La ballerine de Kiev - Prix Talent Cultura 2024
<p><b><i>-; Tu crois qu'on retournera un jour à l'opéra ? Je ne sais pas si je peux vivre sans danser. Je me demande s'il ne vaut pas mieux mourir tout de suite.</i></b><br>Février 2022, comme toute l'Ukraine, aux premiers jours du conflit, les danseurs du ballet de l'Opéra national de Kiev sont happés par la guerre. Dmytro, danseur étoile, s'engage dans l'armée sans hésiter. Une fois la terreur dépassée, Svitlana, sa femme également étoile, devient secouriste. Eux qui menaient une existence centrée sur leur corps et leur art découvrent la solidarité, la résistance, mais aussi la peur et la mort. Les corps parfaits sont mutilés, les amitiés qui semblaient solides sont brisées par la trahison.
<br><br> La guerre bouleverse les certitudes et pousse à faire des choix impossibles. Comment remonter sur scène ? Danser a-t-il encore du sens face à la barbarie ? L'art est-il un moyen de résister et de
<br> se reconstruire ? Une seule certitude : Svitlana ne dansera plus jamais comme avant...
<br><br><i>Les héroïnes et héros de ce roman sont la somme de toutes les personnes rencontrées par Stéphanie Perez. Après </i>Le Gardien de Téhéran
<i>, un nouveau roman bouleversant d'humanité, qui aborde le conflit russo-ukrainien à travers le prisme de l'art, de la danse.</i><br><br> Stéphanie Perez est née en 1973. Grand reporter pour France Télévisions depuis plus de vingt-cinq ans, chargée de l'international, elle s'est rendue plusieurs fois en Iran et a couvert plusieurs conflits, comme la guerre en Irak et en Syrie, ou récemment en Ukraine. Elle a remporté le Prix Bayeux des lycéens en 2018 et le Laurier du grand reporter en 2020 (Prix Patrick Bourrat). Son premier roman,
<i>Le Gardien de Téhéran </i>a été finaliste du prix Maison de la Presse et du prix Orange du Livre.
<br>Prix Talent Cultura 2024</p>
La compagnie des heureux hasards
Qui n’a jamais perdu foi en l’existence ? Qui n’a jamais été épuisé – voire écœuré – au point de douter de la valeur même de la vie ? Lily en est là.
Une rupture, beaucoup de désillusions… mais ce n’est pas cette part de son histoire qui nous intéresse.
Grâce à Mère-Grand et au Petit Poucet, Lily va découvrir un autre chemin. Loin d’un conte de fées, c’est une renaissance, aux antipodes des faux-semblants et des égoïsmes. Les Heureux Hasards vont la conduire jusqu’à la face cachée du monde tel qu’on ne le montre jamais.
Peu d’auteurs savent surprendre avec chacune de leurs créations. Gilles Legardinier y parvient avec brio, aussi bien en littérature qu’au cinéma. Ses œuvres allient un humour qui fait mouche à une profonde compréhension de la nature humaine. Cette nouvelle comédie célèbre à elle seule tout ce qui justifie l’attachement que lui témoignent des millions de lecteurs.
Avec beaucoup de sensibilité et d’humour, Anne Brionne nous plonge dans l’intrigue palpitante et profondément humaine de Gilles Legardinier.
Couverture : © Gilles Legardinier
La ferme des animaux
?À la ferme du Manoir, c’est la révolution : les animaux ont pris le pouvoir. Désormais, ils ne travailleront que pour eux-mêmes, et bâtiront ensemble un avenir radieux. Désormais, ils ne connaîtront plus de maître, car tous les animaux sont égaux. Ou, du moins, presque tous… Cette nouvelle traduction restitue toute la verve satirique d’une fable politique magistrale. Tristement intemporelle et terriblement drôle, La Ferme des animaux n’a pas fini de faire réfléchir les Hommes. Traduction Clotilde Meyer
La nuit au coeur - Prix Femina 2025 - Prix Goncourt des Lycéens 2025 - Prix Renaudot des Lycéens 2025
Récompensé par le Prix Femina 2025, le Prix Goncourt des Lycéens 2025 et le Prix Renaudot des Lycéens 2025.
Élu roman préféré des libraires du palmarès Livres Hebdo de la rentrée littéraire 2025.
"De ces nuits et de ces vies, de ces femmes qui courent, de ces cœurs qui luttent, de ces instants qui sont si accablants qu’ils ne rentrent pas dans la mesure du temps, il a fallu faire quelque chose. Il y a l’impossibilité de la vérité entière à chaque page mais la quête désespérée d’une justesse au plus près de la vie, de la nuit, du cœur, du corps, de l’esprit.
De ces trois femmes, il a fallu commencer par la première, celle qui vient d’avoir vingt-cinq ans quand elle court et qui est la seule à être encore en vie aujourd’hui.
Cette femme, c’est moi."
La nuit au cœur entrelace trois histoires de femmes victimes de la violence de leur compagnon. Sur le fil, entre force et humilité, Nathacha Appanah scrute l’énigme insupportable du féminicide conjugal, quand la nuit noire prend la place de l’amour.
Un récit d'une grande puissance restitué par l'autrice elle-même.
Couverture : "Le Rêve" (détail) Henri Rousseau Museum of Modern Art (MoMA), New York, USA © Digital image, The Museum of Modern Art, New York/Scala, Florence.
La plus jolie fin du monde
Méfiez-vous des vieilles histoires.<br/>Certaines ricochent jusqu'à nous.<br/><br/>Quand Gaëlle apprend que sa grand-mère, Yan, vient d'être vistime d'un AVC, elle court la rejoindre sur son île en Bretagne.<br/>À l'hopital, Yan se trompe d'époque, de lieu, voit des choses qui n'existent pas. Dans ses propos décousus auxquels personne ne prête attention, un détail interpelle Gaëlle : un signe, que la vieille femme affirme avoir reçu après 55 ans, 6 mois et 17 jours d'attente. De quoi parle-t-elle ? D'où vient ce décompte si précis ? Gaëlle tente de résoudre le mystère.<br/>Yan semble suspendue entre deux mondes, mais qui sait ? Peut-être n'est-on jamais aussi clairvoyant qu'à l'heure de s'envoler...<br/><br/><br/>En embellissant les derniers instants de celle qui lui a tout donné, une jeune femme va enfin trouver un sens à sa vie.<br/><br/><br/>Solène Bakowski vit à Paris. Elle est notamment l'auteure deRue du Rendez-vous(2021),Il faut beaucoup aimer les gens(2022), finaliste du prix Maison de la presse, et deCe que je n'ai pas su(Harper Collins poche, 2025). Sensibles, profonds et lumineux, ses romans sont une invitation au rapprochement entre les êtres.
La porte des larmes
Éthiopie, 1954. Nés de l'union secrète d'une infirmière indienne et d'un chirurgien britannique, Marion et Shiva ont grandi livrés à eux-mêmes. Orphelins de mère et abandonnés par leur père, ces frères jumeaux sont toujours restés unis comme les doigts de la main. Mais alors que la révolution gronde, ils se déchirent pour l'amour d'une femme, forçant Marion, fraîchement diplômé de médecine, à fuir sa patrie pour l'Amérique. La porte des larmes est une inoubliable histoire d'amour et de trahison, de compassion et de rédemption, d'exil et d'appartenance, qui se déploie sur cinq décennies et fait halte en Inde, en Éthiopie et aux États-Unis. Un roman épique sur le pouvoir, l'intimité et la curieuse beauté du travail de soignant.<br/><br/>© Abraham Verghese, 2009 © Flammarion, 2010 (p) 2025 by W F Howes Limited.
La tentation du lac
Rodolphe Martin est un scénariste sur la touche, mal payé, insatisfait de sa vie parisienne. Avec en poche l'argent versé pour un énième scénario qui ne sera jamais tourné, il décide de tout quitter, Montparnasse, Paris, son métier, ses amis. D'autant que rien ne le retient. Il veut complètement changer sa vie, c'est-à-dire ne rien faire. Sans prévenir personne, il cherche refuge auprès d'une ville d'eau et jette son dévolu sur Aix-les-Bains. C'est charmant et calme, Aix-les-Bains. Fidèle à sa philosophie, il fait cependant des rencontres - Aurélie, de l'agence immobilière, un pêcheur défaitiste -, s'adonne à des croisières gastronomiques à répétition sur le lac, joue tous les soirs au casino et va voir sans distinction les films du Victoria. Mais Rodolphe se rend compte que sa nouvelle vie ressemble trop à celle du personnage de son scénario et veut s'en détacher. Commence alors une dérive qui le mène à vivre des aventures inattendues, singulières et même dangereuses. Sans parler qu'il se voit rattrapé par son passé qui le condamne à fuir. Empreint en permanence d'un humour faussement naïf, le roman de Patrice Leconte nous plonge avec grâce et légèreté dans une forme agréable d'abandon, non loin des silures qui l'obsèdent tant.
Le Chat qui voulait sauver la bibliothèque
Plongez dans les nouvelles aventures de notre chat magique amoureux des livres !<br/>Nanami Kosaki, treize ans, ne partage pas le même quotidien que ses camarades. Contrainte par son asthme à limiter ses mouvements et ses sorties, elle trouve refuge dans la bibliothèque de son village et se réconforte dans les livres, devenus ses meilleurs amis... jusqu'au jour où son quotidien se bouleverse complètement. Lors d'une de ses visites journalières, Nanami se rend compte que des ouvrages disparaissent des rayons de la bibliothèque, et il lui semble apercevoir un homme suspect, dont le comportement furtif ne lui dit rien qui vaille. Mais alors qu'elle se décide à le suivre, apparaît au milieu des livres un chat doué de parole nommé " le Tigre ". Loin de se laisser impressionner, les voici lancés en direction d'un mystérieux château de pierre pour découvrir où sont passés tous les livres. Mais Nanami et le Tigre parviendront-ils à relever les défis de l'aventure qui les attend ?
Le Livre de Kells
« Kells, c’est moi. Gamin enfui de Lyon à 17 ans pour ne pas être dévoré par son Minotaure de père, raciste et antisémite. Enfant fragile devenu chien des rues, luttant pour sa survie pendant un an, seul à Paris, sans toit, sans refuge, sans rien d’autre pour dormir que les bancs, les caves d’immeubles, les paillassons des derniers étages. Un paumé qui se faisait appeler Kells, en référence à un Évangéliaire irlandais du IXe siècle, une merveille celtique.<br>Et puis un jour, quittant la rue grâce à des femmes et des hommes qui m’ont tendu la main, sorti de la misère, accueilli, logé, nourri, instruit, aimé, armé, je me suis réconcilié avec l’humanité.<br><em>Le Livre de Kells </em>est aussi l’histoire d’une jeunesse engagée et d’une époque violente. J’y ai changé des patronymes, quelques faits, parfois bousculé une temporalité trop personnelle, pour en faire un roman. La vérité vraie, protégée par une fiction appropriée. » S. Ch <strong>Interprétation humaine</strong>
Le Revenant d'Albanie
Pour la première fois dans sa calamiteuse carrière de petit consul, Aurel Timescu fait l’objet d’une promotion. Le voici en Europe ou presque. Il est nommé en Albanie.<br>Cet État voisin de la Grèce et de l’Italie n’est pas un pays comme les autres. Son territoire somptueux entre mer et montagne donne une trompeuse apparence de paix. Mais il a subi au fil des siècles bien des invasions, souffert sous des dictatures terribles.<br>Le peuple s’est protégé en se forgeant ses propres lois. Un code de l’honneur, surtout dans les campagnes, régit tous les aspects de la vie… jusqu’à la vengeance.<br>Est-ce pour cela qu’on peut y mourir deux fois ? Comme un certain Marc Lumière, qui vient d’être assassiné à Chamonix mais est officiellement mort trente ans plus tôt en Albanie.<br>Aurel, comme toujours, se saisit de l’enquête. Il va vite se rendre compte que rien n’est simple au pays des Aigles. Pour éclairer les mystères du présent, il lui faut plonger dans l’Histoire et comprendre quelles cicatrices elle a laissées dans les consciences.<br> <br><strong>Jean-Christophe Rufin, fort de son expérience internationale comme humanitaire et comme diplomate, a donné vie à Aurel Timescu en 2018 avec <em>Le Suspendu de Conakry</em>. <em>Le Revenant d’Albanie</em> est le sixième épisode de ses aventures. </strong><br/>Durée : 05H25<br/>
Le passage
Stanley Yelnats a hérité de la malédiction qui se transmet depuis son horrible-abominable-vaurien-d'arrière-arrière-grand-père-voleur-de-cochon: toujours au mauvais endroit, au mauvais moment. Injustement accusé de vol, Stanley est envoyé au Camp du Lac Vert, perdu dans un désert infesté de lézards. Pour les mauvais garçons comme lui, X-Ray, Calamar ou Zéro, la vie y est un enfer. Pourquoi doivent-ils creuser des trous, toute la journée, sous un soleil brûlant ?
Avec beaucoup d’humour et une énergie contagieuse, David Migeot donne vie à l’univers cruel, merveilleux, mais surtout inoubliable, du Lac vert !
Titre original : ""Holes""
Edition originale publiée aux Etats-Unis par Frances Foster Books, une marque de Farrar, Straus & Giroux Inc., New York, 1998
© Louis Sachar, 1998, pour le texte
© L’Ecole des Loisirs, 2000, pour la traduction française
© Editions Gallimard Jeunesse / L’Ecole des Loisirs, 2016,
pour la présente édition
Illustration : Antonin Faure
Les Deux Royaumes
La cueillette du gui, un élixir de jouvence cent pour cent gaulois, une assemblée de druides à l’ombre des grands chênes… Le fabuleux monde celtique n’en finit pas d’émerveiller Noam lorsqu’il débarque en Gaule. Mais bientôt l’irruption d’envahisseurs d’un genre nouveau, les Romains, vient bouleverser l’équilibre des forces.<br>Du célèbre Spartacus, figure de révolte et d’espérance qui défie la République romaine, à l’empereur Auguste et à son épouse Livie, nouveaux maîtres de Rome au prix de morts suspectes et de crimes irrésolus, Noam assiste, perplexe, à l’apparition d’une concentration du pouvoir sans limites.<br>Très loin de là, à Jérusalem, un certain Jésus tient un tout autre discours que celui de Rome. Prônant l’égalité entre tous les hommes, sa parole ouvre un horizon radicalement neuf et suscite un espoir infini. Deux « royaumes » se dessinent : l’un terrestre et hégémonique, l’autre céleste et accessible à tous. Entre ces deux conceptions du monde, Noam devra-t-il choisir ?<br> <br><strong>D’un romanesque flamboyant et d’une érudition qui coule de source, ce nouveau roman d’Éric-Emmanuel Schmitt embrasse plusieurs civilisations fascinantes et met en présence deux visions de notre condition humaine, qui, sous d’autres visages, s’affrontent encore aujourd’hui.</strong><br> <br><strong>Avec la participation d’Audrey d’Hulstère.<br><br>Interprétation humaine</strong>
Les derniers jours de l'apesanteur
L'année du Bac, la meilleure période de notre vie en même temps que la pire.
"Je m’étais façonné un faux moi intégralement taillé pour lui plaire. Elle avait adoré Le cercle des poètes disparus ? C’est dingue, c’était mon film culte. Elle aimait Sting et surtout son dernier album en date … Nothing Like the Sun ? Je vénérais cet album, de manière inconditionnelle. Elle admirait le chanteur pour son implication dans la défense de la forêt amazonienne aux côtés du chef Raoni ? J’étais à deux doigts de venir au lycée le lendemain avec un plateau de terre cuite coincé dans la lèvre inférieure…"
Jonglant avec l’euphorie et la fébrilité de nos dix-huit ans, Fabrice Caro livre la chronique drolatique d’une année de terminale à la fin des années 80.
Avec beaucoup d'humour et un brin de nostalgie, Jérémy Lopez de la Comédie-Française prête sa voix à un Daniel attachant et un peu perdu, entre deux âges.
Couverture : d’après photo © KEYSTONE-FRANCE/GAMMA RAPHO.
Les preuves de mon innocence
L’arrivée de Liz Truss au 10, Downing Street.
Des ultraconservateurs réunis dans un vieux manoir.
Une société secrète d’étudiants en plein Cambridge.
Plusieurs morts mystérieuses.
Des jeunes femmes en quête de vérité.
Et une vieille inspectrice bien trop gourmande…
Voici quelques ingrédients du nouveau roman virtuose de Jonathan Coe, le plus brillant et "charming" des auteurs britanniques, qui se joue ici des codes du polar pour mieux dénoncer montée des extrêmes et désinformation.
Les mille visages de cette enquête désopilante et fascinante sont incarnés avec talent par Laurent Natrella, Nicolas lormeau, Clémentine Aussourd et Valentine Catzéflis.
Titre original: "The proof of my innocence"
© Jonathan Coe, 2024.
© Éditions Gallimard, 2025, pour la traduction française.
Couverture : illustration © Frédéric Bony
L’Homme qui écoutait battre le cœur des chats
<p>« <strong><em>Un récit surréaliste, merveilleux, consolateur</em></strong>. » Elle - Olivia de Lamberterie</p><p>« [...]<strong><em>une aventure hors du commun, pleine de poésie et de douceur, où le merveilleux se mélange au réel.</em></strong> » Page des libraires</p><p> </p><p>« <strong>Ils m’ont appelé Tornado comme le cheval de Zorro.</strong><strong>Mon pelage est noir et mes yeux sont deux putains de pépites d’or... Autant le dire tout de suite, je suis absolument irrésistible.</strong> »</p><p></p><p><strong> Tornado et June sont deux chats consolateurs,</strong> adoptés par des maîtres qui ont perdu leur enfant à naître. <strong>Deux chats qui, </strong>nourris de poésie et de musique,<strong> se sont mis à penser et se racontent</strong>, à tour de rôle. <strong>Ils vivent sur une péniche avec « Ceux-qui-se-croient-leurs-maîtres ».</strong></p><p> <strong>Ces derniers ne sont pas très doués pour se reconstruire et June abrite en son cœur le fantôme de Macha</strong>, cette petite fille qui aurait pu naître. Mais quand le récit commence, un autre drame menace. Tornado est malade et n’a peut-être plus que quelques jours à vivre. Comment faire face à cette nouvelle perte qui s’annonce ? Un traitement miracle pourra-t-il le sauver ?</p><p>« <strong>Ils m’ont appelé Tornado comme le cheval de Zorro.</strong><strong>Mon pelage est noir et mes yeux sont deux putains de pépites d’or... Autant le dire tout de suite, je suis absolument irrésistible.</strong> »</p><p></p><p><strong> Tornado et June sont deux chats consolateurs,</strong> adoptés par des maîtres qui ont perdu leur enfant à naître. <strong>Deux chats qui, </strong>nourris de poésie et de musique,<strong> se sont mis à penser et se racontent</strong>, à tour de rôle. <strong>Ils vivent sur une péniche avec « Ceux-qui-se-croient-leurs-maîtres ».</strong></p><p> <strong>Ces derniers ne sont pas très doués pour se reconstruire et June abrite en son cœur le fantôme de Macha</strong>, cette petite fille qui aurait pu naître. Mais quand le récit commence, un autre drame menace. Tornado est malade et n’a peut-être plus que quelques jours à vivre. Comment faire face à cette nouvelle perte qui s’annonce ? Un traitement miracle pourra-t-il le sauver ?</p>
Mes amis Mes amours
<p>Le sixième roman de Marc Levy ou comment deux Français, à Londres, jonglent entre amitié et paternité. <br> <br>
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<b>Règle n° 1 : pas de femme à la maison.<br> Règle n° 2 : pas de femme à la maison.</b><br> <br> Parce qu'ils sont tous les deux pères célibataires, divorcés et amis de toujours, Mathias et Antoine décident d'emménager ensemble en plein cœur de Londres. Entre les courses, la garde des enfants et les copains du quartier français, un joyeux désordre règne sur le clan recomposé. Mais le cœur a ses raisons que l'amitié ne connaît pas... Et l'amour, cette fâcheuse manie d'ignorer toutes les règles...<br> <br> Une histoire d'amitié, des histoires d'amour et des destins qui se croisent au fil d'une comédie tendre et enlevée.<br> <br> " En serrant au plus près au naturel de la vie, Marc Levy en libère les parfums et les<br> émotions. " <b>Pierre Vavasseur - </b><i><b>Le Parisien</b></i><br> <br> " Son écriture est vive, directe, souvent drôle, parfois émouvante. " <b><i>Le Progrès</i></b><br><br> <br>Adapté au cinéma</p>
Nos vies sous le même ciel
<strong>Voilà ce qu’elle avait besoin d’écrire : sa catharsis. Les mots ont toujours été son outil de prédilection pour appréhender le monde. Elle s’aperçoit aujourd’hui qu’ils l’aideront à passer cette période difficile.</strong><br> <br><strong>Lorsqu’elle publie un livre sur les secrets d’un</strong> mariage réussi, juste avant de découvrir que son mari mène une double vie avec une autre femme, Lila Kennedy, maman de 42 ans, pense déjà avoir touché le fond. Elle est épuisée par sa rupture, par ses deux filles ingérables, par les travaux sans fin dans sa vieille maison qui s’écroule et par un beau-père obsédé par les plats de lentilles, qui emménage l’air de rien. Sa carrière est en chute libre et sa vie amoureuse pour le moins… compliquée. Alors quand son père, qu’elle n’a plus revu depuis qu’il est parti conquérir Hollywood trente-cinq ans plus tôt, refait soudainement surface, c’en est trop. Lila n’a plus le choix : il va falloir affronter le chaos et, peut-être, trouver un sens à tout ça.<br> <br><strong>L’autrice best-seller, l’incontournable Jojo Moyes, est de retour avec un récit tendre, mordant et aussi imprévisible que la vie elle-même.</strong>
Nourrices
<p>Un premier roman français exceptionnel, aussi sensuel que bouleversant. A travers les aventures de quelques femmes, on découvre l'incroyable vie des nourrices, ces mères invisibles sur lesquelles a reposé toute une industrie pendant plusieurs siècles.
<br>Dans ce village, c'est du corps des femmes qu'on tire l'argent qui fait vivre les familles. Car ici, on vend une denrée précieuse : le lait maternel. Sylvaine, son propre enfant à peine sevré, accueille chez elle comme tant d'autres une " petite de la ville ". Mais une nuit, en pleine forêt, elle découvre un bébé abandonné dans une clairière et à ses côtés un carnet qui raconte son histoire. Elle ne pourrait veiller sur ces trois nourrissons et quand celle dont elle a la garde meurt dans son sommeil, elle n'hésite pas à échanger les bébés. L'enfant mystérieuse prend la place de Gladie, cette petite fille qui lui avait été confiée...
<br><br>Avec ce premier roman sensuel et bouleversant, Séverine Cressan révèle les rouages troublants d'une industrie méconnue. Dans ces pages inoubliables, elle nous entraine dans un univers où la nature et l'enchantement ne sont jamais loin et réinvente l'histoire de ces mères invisibles.</p>
Où s'adosse le ciel
<p>À la fin du XIXe siècle, Bilal Seck achève un pèlerinage à La Mecque et s'apprête à rentrer à Saint-Louis du Sénégal. Une épidémie de choléra décime alors la région, mais Bilal en réchappe, sous le regard incrédule d'un médecin français qui cherche à percer les secrets de son immunité. En pure perte. Déjà, Bilal est ailleurs, porté par une autre histoire, celle qu'il ne cesse de psalmodier, un mythe immense, demeuré intact en lui, transmis par la grande chaîne de la parole qui le relie à ses ancêtres. Une odyssée qui fut celle du peuple égyptien, alors sous le joug des Ptolémées, conduite par Ounifer, grand prêtre d'Osiris qui caressait le rêve de rendre leur liberté aux siens, les menant vers l'ouest à travers les déserts, jusqu'à une terre promise, un bel horizon, là où s'adosse le ciel...
<br> Ce chemin, Bilal l'emprunte à son tour, vers son pays natal, en passant par Djenné, la cité rouge, où vint buter un temps le voyage d'Ounifer et de son peuple.
<br><br> De l'Égypte ancienne au Sénégal, David Diop signe un roman magistral sur un homme parti à la reconquête de ses origines et des sources immémoriales de sa parole.</p>
Par où entre la lumière
<p><b>Une plongée émouvante dans l'intimité d'une famille qui doit réapprendre à vivre après les épreuves qui l'ont brisée.</b>
<br>Eleanor est de retour dans la maison familiale du New Hampshire, quittée presque vingt-cinq ans plus tôt. Cette ferme où elle avait épousé Cam, celui qu'elle croyait être son grand amour et dont elle s'était séparée, Eleanor pensait ne jamais la retrouver. À ses côtés, son fils Toby : à trente ans, il porte les séquelles neurologiques d'un accident survenu dans l'enfance et savoure un quotidien tranquille auprès de ses chèvres.
<br> Eleanor apprend à vivre au rythme des tâches agricoles, de ses inspirations artistiques ou des week-ends au marché des producteurs. Elle reçoit de loin en loin des nouvelles de son fils aîné, Al, établi à Seattle avec sa compagne qui peine à avoir un bébé ; et elle regrette le silence de sa cadette Ursula, qui la prive de visites à ses deux petits-enfants.
<br> Tandis qu'elle accueille sa nouvelle voisine enceinte de neuf mois, Eleanor prend conscience des sacrifices qu'elle-même a endurés, se dédiant entièrement au bonheur de ses proches. Mais à présent saura-t-elle entendre, à son âge, l'appel du renouveau ? Saura-t-elle reconnaître le bonheur quand il se présentera à elle ?
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<br> Ce roman bouleversant, qui court du début des années 2010 à nos jours, relie l'évolution de ses personnages aux transformations de la société américaine. En explorant avec sensibilité et justesse une famille meurtrie aux liens distendus, Joyce Maynard lui offre une singulière perspective de réconciliation : et si la lumière leur parvenait du plus fragile d'entre eux ?</p>
Petite philosophie de la Mer
Découvrez une vingtaine de petites leçons de vie, courtes et simples, pour retrouver l’être naturel qui respire en vous.<br/><br/>Plus que jamais, nous ressentons le besoin de nous recentrer sur l’essentiel : l’air qui nous fait vivre, les arbres qui nous protègent, la mer qui nous enseigne l’immensité et la contemplation.<br/><br/>Ce livre est le second ouvrage d’une collection qui nous réapprend à écouter les leçons de sagesse prodiguées par la nature.<br/><br/>Après le succès international de Petite philosophie des oiseaux , quoi de mieux que d’arrêter à nouveau le tempo infernal de nos vies et d’écouter le doux ressac de l’océan ? Par ses flux et reflux, par sa façon de recouvrir le monde et de nous être si silencieusement nécessaire, cette grande dame bleue qu’est la mer nous enseigne un art de vivre plus respectueux de nos rythmes, plus profond aussi.
Quatre jours sans ma mère
<p><b>Un premier roman poignant sur la fugue d'une mère, qui va métamorphoser sa famille.</b>
<br>Un soir, Amani, soixante-sept ans, femme de ménage à la retraite dans une cité HLM paisible en bordure de forêt, s'en va. Pas de dispute, pas de cris, pas de valise non plus. Juste une casserole de pâtes piquantes laissée sur la cuisinière et un mot griffonné à la hâte : " Je dois partir, vraiment. Mais je reviendrai. " Son mari Hédi, ancien maçon bougon, chancelle. Son fils Salmane s'effondre. À trente-six ans, il vit encore chez ses parents, travaille dans un fast-food, fuit l'amour et gaspille ses nuits dans un parking avec son meilleur ami, Archie, et d'autres copains cabossés.
<br> Père et fils tentent de comprendre ce qui a poussé le pilier de leur famille à disparaître. Alors que Hédi réagit vivement, réaménage l'appartement, enlève son alliance, Salmane met tout en œuvre pour retrouver sa mère. Son enquête commence, avec de maigres indices - une lettre, un chat tigré, une clé rouillée -, et remue un nombre incalculable de regrets. Il pressent que ce départ est lié à l'histoire de ses parents, orphelins émigrés de Tunisie. Il devine aussi que l'événement va tous les transformer, surtout lui, Salmane, qui voit enfin advenir son passage à l'âge adulte.
<br> Dans ce premier roman plein de verve et de sensibilité, Ramsès Kefi compose une fresque intime et sociale, où le quartier ouvrier de la Caverne est à lui seul un personnage, avec ses habitants pudiques, son PMU d'antan, ses reproductions de bisons sur les murs... Ce texte est un chant d'amour aux mères qui portent le poids de leur famille, sans bruit et sans reconnaissance, aux hommes fragiles, impétueux mais débordant de tendresse, à ceux qui ont le courage d'aller chercher dans le passé les remèdes aux maux du présent.</p>
Répondre à la nuit
Installée dans une ferme en lisière de forêt vosgienne, Agnès Ledig puise son inspiration auprès des animaux et des plantes qui l’entourent.<br> <br>C’est là qu’est née l’histoire de Témis, archère amoureuse des cerfs, Rémy, bûcheron sensible et protecteur, Maxime, audionaturaliste discret et passionné, ou encore Victoire, soigneuse aux doigts de fée.<br> <br>En nous plongeant au cœur d’une nature sauvage menacée, <em>Répondre à la nuit </em>nous pousse dans nos retranchements : jusqu’où devrons-nous aller pour défendre le vivant ?
Souviens-toi des abeilles
Anir a dix ans. Il aime les aigles qui font de grands cercles près des nuages et les histoires que lui raconte son grand-père, surtout celles qui concernent le rucher du Saint — le plus ancien rucher collectif du monde —, perché sur un flanc de montagne du Haut Atlas. Le jeune garçon, sous la chaleur écrasante du sud du Maroc, apprendra à s’occuper des abeilles et à aimer cette terre rouge, aride, de plus en plus silencieuse. Il ne se doute pas que derrière les légendes de son village et l’obsédante berceuse de sa mère se cache un lourd secret de famille.
Avec sensibilité et précision, Françoise Gillard de la Comédie-Française nous emporte au milieu du bourdonnement des abeilles et nous questionne sur la fragilité du monde dans lequel nous vivons.
Prix Henri-de-Régnier de l'Académie Française.
Couverture : illustration © Constance Clavel
Tant mieux
<em>« Tant mieux : la version joyeuse du sang-froid »</em><br> <br><strong>Pour la première fois, après son père dans <em>Premier sang </em>(2021) et <em>Psychopompe </em>(2023), Amélie Nothomb évoque sa mère, et le lien singulier qui les unissait.<br><br>Interprétation humaine</strong>
Toutes les vies
<strong>PRIX DE FLORE 2025</strong><br>« Une nuit, dans notre bicoque sur la plage, j’ai fait un drôle de cauchemar.<br>La mort contournait la moustiquaire et tentait perfidement de s’introduire dans notre lit.<br>Elle attendait tapie dans l’ombre que je m’endorme pour s’infiltrer et prendre Pauline.<br>C’était elle qu’elle voulait.<br>Elle s’en fichait de moi.<br>Je lui mettais des bâtons dans les roues.<br>Ça ne lui plaisait pas.<br>Je passais la nuit à monter la garde.<br>La mort était mécontente.<br>Au petit matin, je m’étais assoupie, elle était venue souffler près de mon visage.<br>Elle avait murmuré quelque chose, mais je n’avais pas compris quoi.<br>Elle parlait latin ou suédois.<br>Juste pour me faire chier. »<br><br><strong>Interprétation humaine</strong>
Zem
Laurent Gaudé retrouve Zem Sparak et Salia Malberg dans l’univers dystopique de Magnapole et offre une suite addictive et politique à “Chien 51”, roman français préféré des libraires 2022 (Palmarès Livres Hebdo) et récompensé par le prix des Écrivains du Sud. Dans ce second volet, il creuse plus loin encore dans le cynisme de nos sociétés post-modernes pour révéler le prix invisible du confort des uns au détriment des autres. Mais esquisse aussi, loin de la fureur des mégalopoles, l’éventualité d’un ailleurs, d’une terre refuge. Une possible résistance.
