Nouveautés romans

 

Aimer

Chiche, Sarah
<p>Suisse, 1984. Margaux, neuf ans, se jette dans les eaux glacées du lac Léman. Pétrifié, Alexis, son camarade de classe, assiste à son sauvetage. Entre les deux enfants naît alors une complicité vibrante. Mais bientôt, Margaux disparaît mystérieusement. Quarante ans plus tard, tous deux se retrouvent par hasard. Lui, ancien consultant, a tout quitté, rongé par la culpabilité du scandale lié au Duroxil, un opioïde qui a ravagé l'Amérique. Elle, après une enfance dramatique, est devenue écrivain, célibataire et heureuse de l'être, mais ses romans sont peuplés de fantômes. Entre eux, l'amour est intact, aussi brûlant qu'au premier jour. Mais aimer à cinquante ans, est-ce encore possible, quand un père se meurt, quand les enfants grandissent loin, quand le monde lui-même semble s'effondrer ? <br> De l'enfance à l'âge mûr, de la Suisse de la fin du siècle dernier à la France des années 2020, en passant par les États-Unis où s'annonce déjà le retour de Donald Trump, <i>Aimer </i>dessine une fresque éblouissante sur ces instants où tout peut encore basculer. Un souffle de vie inouï traverse ce roman lumineux, sur la grâce des secondes chances.</p>

C'est l'histoire d'un amour

Lagarrigue, Isabelle
Chacun de nos choix est un pari sur l’inconnu.<br/>Réveillon 1993. Charlie rencontre Côme. Elle vit à Paris et danse pour oublier sa mère défaillante. Il grandit en Bretagne et regarde des films pour se rapprocher de son père absent. Ils ont 14 ans et la vie devant eux. Le lien qu’ils tissent ce soir-là est de ceux dont on ne se défait jamais vraiment… et pourtant.<br/>Des années plus tard, des événements les incitent à replonger dans leurs souvenirs. Chaque choix est déterminant. Charlie et Côme ont-ils fait les bons ? Et nous, qu’aurions-nous fait à leur place ?<br/>À travers plusieurs époques, Isabelle Lagarrigue nous conte l’histoire d’un amour hors du commun. Un roman bouleversant sur le tourbillon de la vie et les choix qui nous façonnent.<br/>Biographie<br/>Isabelle Lagarrigue confirme son talent pour écrire des histoires singulières qui résonnent en chacun de nous. Après avoir travaillé dans la communication pendant dix-sept ans, elle se consacre à l’écriture depuis 2019. Elle a publié cinq romans, dont C’était un accident, qui a conquis plus de 15 000 lecteurs, Nos racines invisibles et Promis, juré.

Ce que je sais de toi - Prix Femina des lycéens 2023

Chacour, Eric (1983-....)
<p><b>Le récit d'une absence et d'une réconciliation</b><br>Le Caire, années 1980. La vie bien rangée de Tarek est devenue un carcan. Jeune médecin ayant repris le cabinet médical de son père, il partage son existence entre un métier prenant et le quotidien familial où se côtoient une discrète femme aimante, une matriarche autoritaire follement éprise de la France, une sœur confidente et la domestique, gardienne des secrets familiaux. L'ouverture par Tarek d'un dispensaire dans le quartier défavorisé du Moqattam est une bouffée d'oxygène, une reconnexion nécessaire au sens de son travail. Jusqu'au jour où une surprenante amitié naît entre lui et un habitant du lieu, Ali, qu'il va prendre sous son aile. Comment celui qui n'a rien peut-il apporter autant à celui qui semble déjà tout avoir ? Un vent de liberté ne tarde pas à ébranler les certitudes de Tarek et bouleverse sa vie. <br><br>Premier roman servi par une écriture ciselée, empreint d'humour, de sensualité et de délicatesse, <i>Ce que je sais de toi</i> entraîne l'audio-lecteur dans la communauté levantine d'un Caire bouillonnant, depuis le règne de Nasser jusqu'aux années 2000. Au fil de dévoilements successifs distillés avec brio par une audacieuse narration, il décrit un clan déchiré, une société en pleine transformation, et le destin émouvant d'un homme en quête de sa vérité. <br><br>" Bluffant. L'on pourrait aussi dire admirable, oui, on a rarement vu un premier roman aussi maîtrisé et emballant que celuir d'Éric Chacour. " Marianne Payot, <b><i>L'Express </i></b><br><br>Prix Femina des lycéens 2023 <br>Prix des Libraires 2024 <br>Prix Première Plume Furet du Nord/Decitre <br>Prix Samantha de la librairie L'étagère - mention spéciale du jury <br></p>

Fauves

Da Costa, Mélissa (1990-....)
<em>« Je veux jouer avec le feu, trembler, sentir la morsure de la mort. Défier les instincts les plus brutaux, les plus sauvages, et les dépasser. »</em><br>  <br>Comment s’échapper de sa cage ? C’est l’obsession des fauves mais aussi celle de Tony, dix-sept ans, lorsqu’il rejoint un cirque itinérant après avoir fui la violence de son père. Faire face aux bêtes, affronter ses propres démons...<br>  <br><strong>Le nouveau roman de Mélissa Da Costa nous propulse au cœur de l’arène, où l’ivresse du danger fait oublier la mort. Une fresque magistrale, portée par une écriture tendue et charnelle.</strong><strong>Extraits de chansons :<br>p. 174, 234 : Renaud, « J’ai la vie<br>qui m’pique les yeux », « Peau aime » ;<br>p. 471 : Téléphone, « Un autre monde ».</strong><strong>Interprétation humaine</strong>

Haute-Folie - Prix Jean Giono 2025

Wauters, Antoine (1981-....)
Roman récompensé par le Prix Jean Giono 2025. "Haute-Folie" raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu’il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu’est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n’ont nulle part où aller ? Alexandre Pallu offre une lecture magnétique et vibrante de ce récit à la beauté hantée par le silence. © Editions Gallimard, 2025 Publié en accord avec l’agence Astier-Pécher. Couverture : photo © Ysbrand Cosijn / Trevillion Images (détail)

Ilaria: ou la conquête de la désobéissance

Zallapi, Gabriella
Un jour de mai 1980, Ilaria, huit ans, monte dans la voiture de son père à la sortie de l’école. De petits hôtels en aires d’autoroute, l’errance dans le nord de l’Italie se prolonge. En pensant à sa mère, I’enfant se promet de ne plus pleurer. Elle apprend à conduire et à mentir, découvre Trieste, Bologne, l’internat à Rome, une vie paysanne et solaire en Sicile. Grâce aux jeux, à la radio, à Claudia, Isabella ou Vito, l’enlèvement ressemble à une enfance presque normale. Mais le père boit trop, fume trop il est un « guépard nerveux » dans un nuage de fumée. S’il la prend par la main, mieux vaut ne pas la retirer ; ni reculer son visage quand il lui pince la joue. Ilaria observe, ressent tout.<br/><br/>Dans une langue saisissante, rapide et précise, ce roman relate de l’intérieur l’écroulement d’une petite fille qui doit accomplir seule l'apprentissage de la vie.<br/><br/>Gabriella Zalapì est d’origines anglaise, italienne et suisse. Née à Milan, elle a également vécu à Genève et New York. Aujourd’hui elle habite à Paris. Son écriture réduite à l’essentiel a valu à son premier roman, Antonia (Zoé, 2019), le Grand prix de l’he´roi¨ne Madame Figaro 2019 et le Prix Bibliomedia 2020. Willibald (Zoé, 2022), un roman sur l’exil autour du sacrifice d’Abraham, a confirmé l’importance d’une œuvre saluée par la critique.<br/><br/>Illustration: archive de l’autrice

James

Everett, Percival (1956-....)
« Ces gamins blancs, Huck et Tom, m’observaient. Ils imaginaient toujours des jeux dans lesquels j’étais soit le méchant soit une proie, mais à coup sûr leur jouet. [...] On gagne toujours à donner aux Blancs ce qu’ils veulent. »<br/><br/>Qui est James ? Le jeune esclave illettré qui a fui la plantation ? Ou cet homme cultivé et plein d’humour qui se joue des Blancs ? Percival Everett transforme le personnage de Jim créé par Mark Twain, dans son roman Huckleberry Finn , en un héros inoubliable.<br/><br/>James prétend souvent ne rien savoir, ne rien comprendre ; en réalité, il maîtrise la langue et la pensée comme personne. Ce grand roman d’aventures, porté par les flots tourmentés du Mississippi, pose un regard incisif entièrement neuf sur la question du racisme. Mais James est surtout l’histoire déchirante d’un homme qui tente de choisir son destin.<br/><br/>Percival Everett est l’auteur d’une vingtaine de romans, de plusieurs recueils de nouvelles, de poésie et d’essais. James a reçu en 2024 le National Book Award et connaît un immense succès dans le monde entier.<br/><br/>Traduit de l’anglais (États-Unis) par Anne-Laure Tissut

Je suis Romane Monnier

de Vigan, Delphine
"Les gens ne comprennent pas. Ils pensent que j’exagère. Mais en fait, je cherche quelque chose qui a disparu. Quelque chose de pur, de limpide… qui n’existe plus." Qui est Romane Monnier ? D’elle, il ne reste qu’un téléphone portable. Des notes, des messages, des souvenirs, des enregistrements, autant de traces confiées à un inconnu, un samedi soir dans un bar. Delphine de Vigan elle-même, accompagnée de Gregori Baquet, Élissa Alloula de la Comédie-Française, Philippe Awat, Bénédicte Cerutti, Louis Berthélémy, Martin Campestre, Isis Ravel et Thalia Otmanetelba nous proposent une lecture immersive et palpitante des recoins les plus intimes de la vie de Romane. Une enquête bouleversante au cœur de nos archives virtuelles. Couverture : Photographie prise sur le tournage du film Chacun cherche son chat, réalisé par Cédric Klapisch, en 1996, avec Garance Clavel. Photo © Jérôme Plon.

Kolkhoze - Prix Médicis 2025

Carrère, Emmanuel
Roman récompensé par le Prix Médicis 2025. "Cette nuit-là, rassemblés tous les trois autour de notre mère, nous avons pour la dernière fois fait kolkhoze." "Kolkhoze" est le roman vrai d’une famille sur quatre générations, qui couvre plus d’un siècle d’histoire, russe et française, jusqu’à la guerre en Ukraine. Emmanuel Carrère s’en empare personnellement, avec un art consommé de la narration qui parvient à faire de leur histoire notre histoire. Denis Podalydès nous emporte avec un talent immense dans cette saisissante fresque familiale, où l’intime se mêle brillamment à l’universel. © Emmanuel Carrère et P.O.L éditeur, 2025. Couverture : collection privée Emmanuel Carrère

L'éléphant s'évapore

Murakami, Haruki (1949-....)
<p>Une curieuse digression sur les kangourous. Un éléphant qui se volatilise. Un nain diabolique qui danse. Ou encore une jeune fille " cent pour cent parfaite "... Merveilleuses trouvailles, ces dix-sept contes renouvellent le quotidien d'un éclat enchanteur et déploient, entre poésie et humour, tout l'art magistral de Murakami.<br><br> " Murakami passe du réalisme domestique à l'absurde, l'air de rien, en sautant une ligne. Ici encore, les noirs sont profonds. Les personnages attendent - parfois vainement - un événement quel qu'il soit. Un accident. C'est tout le contraire de la littérature de Murakami qui, elle, ne doit rien au hasard. "<br> Nils C. Ahl, <i>Le Monde des livres</i><br><br></p>

La Bonne Mère

Di Matteo, Mathilda
Prix Talent Cultura 2025 800 km : c’est la distance qui sépare Clara de Véro, sa mère, depuis qu’elle a quitté Marseille pour faire des études brillantes à Paris. Ce week-end, pour la première fois, Clara rend visite à ses parents accompagnée. Raphaël est avec elle. Raphaël et ses gestes feutrés, son élégance naturelle, son pedigree bourgeois. À ses côtés, Clara gomme les rondeurs de son accent, lisse ses émotions, cache les photos de sa mère en veste léopard et jupe à strass. Mais l’illusion ne tiendra pas. Dans quelques minutes, il va comprendre. Il va la voir. Véro. Un girafon. C’est ce que pense Véro quand elle aperçoit Raphaël et comprend immédiatement qu’elle ne va pas l’aimer. Avec son dédain, ses mots compliqués pour rien et sa bouche fermée comme une huître. Comment est-ce qu’elle a pu tomber amoureuse de ça, ma minotte ? Voici la preuve qu’elle attendait : elle n’aurait jamais dû la laisser monter à Paris. Tout au fil du roman, mère et fille se cherchent, se fuient, se blessent sans jamais oublier de s’aimer. Comment être une bonne mère quand notre enfant nous échappe ? Comment être une bonne fille quand on a honte de celle qui nous a tout donné ? Comment s’affranchir sans trahir ? La Bonne Mère est un roman social ultracontemporain sur la violence de classe, l’inconfort de celles et ceux qui ne seront jamais tout à fait d’un monde ni d’un autre. Avec un sens du détail saisissant et une ironie mordante, Mathilda di Matteo nous plonge dans deux mondes qui se rejettent. D’un côté, Marseille et ses femmes qui parlent trop fort, ses couleurs vives et ses excès. De l’autre, Paris et ses façades grises, ses regards qui jugent et son hypocrisie glaciale. En fuyant l’un, Clara pense s’affranchir de la brutalité qui a marqué son enfance – celle de son père envers sa mère. Mais c’est une illusion. Car une même violence unit ces deux mondes – celle des pères et des amants. Alors, il faudra rompre l’héritage. Briser la chaîne. Pour que mère et fille, enfin, se réunissent et trouvent la force d’être libres. Elisa Ollier et Marie Wauquier incarnent à merveille Clara et Véro, duo mère-fille tendre et féroce à la fois. Couverture : © Quintin Leeds / Illustrations © Marie Mohana

La Particule

Luton-Walter, Nadine
Fanny a besoin d'une particule pour sauver son affaire. Tancrède de Chassagne de Montbazon a besoin d'un emploi pour sauver ses fiançailles. Un duo savoureux pour une comédie romantique où l'héroïne a le charme audacieux d'une Bridgerton, et l'indépendance d'une Enola Holmes. Des rebondissements dignes de Marivaux ou de Molière ! (Julien Sandrel)<br/>1895. Fanny tient une agence immobilière au cœur d'un petit bourg dans la campagne alsacienne. Jolie devanture, présentation très professionnelle... il ne manque que les clients.<br/>Pour sauver cette agence qui pourvoit aux besoins de sa famille, elle doit impérativement décrocher la vente du château Granville. Or, par orgueil, le propriétaire ne signera qu'avec un nom à particule. Fanny décide alors de se faire passer pour une aristocrate. Elle convainc Tancrède de Chassagne de Montbazon, un invité du château rencontré par un heureux hasard et quitté par sa fiancée à cause de sa paresse chronique, de faire équipe avec elle. Visage gracieux malgré son fichu caractère, à vingt-quatre ans, la jeune femme dispose encore d'une année avant de coiffer sainte Catherine !<br/>Sur le papier, cela devrait donc fonctionner...<br/><br/>Une comédie romantique jubilatoire où tout respire la modernité.<br/><br/>" Par les temps qui courent, se laisser emporter par cette bulle de fraîcheur est aussi salutaire que bienvenu. " Julien Sandrel

La Souffleuse du temps

Caboni, Cristina
Séparées par plusieurs générations et un secret de famille mais unies par la même passion : le cristal de Murano<br/>Juliet, jeune Américaine d'origine italienne, rêve depuis toujours de devenir artiste verrier. Elle renonce à l'avenir qu'on lui destinait pour se rendre à Murano. Là, seule fille admise dans l'école de verrerie la plus prestigieuse du monde, elle compte faire sa place.<br/>Avant son départ pour la Sérénissime, sa vieille nourrice lui confie un antique collier de cristal vénitien et lui demande de retrouver sa propriétaire pour le lui rendre.<br/>Malgré sa crainte de ne pas être à la hauteur, la jeune femme a l'impression que le bijou lui transmet une force inouïe. Et il semble receler bien d'autres secrets auxquels Juliet pourrait être liée...<br/><br/>Richement documenté, ce nouveau roman de Cristina Caboni nous plonge dans l'univers fascinant des souffleurs de verre, et brosse le portrait de deux femmes fortes et farouchement libres qui défient les lois et les préjugés de leur époque.

La collision - Prix Goncourt des détenus 2025

Gasnier, Paul (1990-....)
Roman récompensé par le Prix Goncourt des détenus 2025. En 2012, en plein centre-ville de Lyon, une femme décède brutalement, percutée par un jeune garçon en moto cross qui fait du rodéo urbain à 80 km/h. Dix ans plus tard, son fils, qui n’a cessé d’être hanté par le drame, est devenu journaliste. Il observe la façon dont ce genre de catastrophe est utilisé quotidiennement pour fracturer la société et dresser une partie de l’opinion contre l’autre. Il décide de se replonger dans la complexité de cet accident, et de se lancer sur les traces du motard pour comprendre d’où il vient, quel a été son parcours et comment un tel événement a été rendu possible. En décortiquant ce drame familial, Paul Gasnier révèle deux destins qui s’écrivent en parallèle, dans la même ville, et qui s’ignorent jusqu’au jour où ils entrent violemment en collision. C’est aussi l’histoire de deux familles qui racontent chacune l’évolution du pays. Un récit en forme d’enquête littéraire qui explore la force de nos convictions quand le réel les met à mal, et les manquements collectifs qui créent l’irrémédiable. Pierre Rochefort donne vie à ce beau récit autobiographique de Paul Gasnier qui explore les retentissements à long terme d'un drame familial. Couverture : d’après photo © Trygve Finkelsen / iStock.

La maison vide - Prix Goncourt 2025

Mauvignier, Laurent (1967-....)
Roman récompensé par le Prix Goncourt 2025 et le Prix littéraire "Le Monde" 2025. En 1976, mon père a rouvert la maison qu’il avait reçue de sa mère, restée fermée pendant vingt ans. À l’intérieur : un piano, une commode au marbre ébréché, une Légion d’honneur, des photographies sur lesquelles un visage a été découpé aux ciseaux. Une maison peuplée de récits, où se croisent deux guerres mondiales, la vie rurale de la première moitié du vingtième siècle, mais aussi Marguerite, ma grand-mère, sa mère Marie-Ernestine, la mère de celle-ci, et tous les hommes qui ont gravité autour d’elles. Toutes et tous ont marqué la maison et ont été progressivement effacés. J’ai tenté de les ramener à la lumière pour comprendre ce qui a pu être leur histoire, et son ombre portée sur la nôtre. Denis Podalydès s'empare avec un talent inimitable de cette saga familiale virtuose et captivante. © Les Éditions de Minuit, 2025 Couverture : Vilhelm Hammershoi, "Solstraler eller Solskin" / "Rayons de soleil ou soleil" © Akg-images

La nuit au coeur - Prix Femina 2025 - Prix Goncourt des Lycéens 2025 - Prix Renaudot des Lycéens 2025

Appanah, Nathacha (1973-....)
Récompensé par le Prix Femina 2025, le Prix Goncourt des Lycéens 2025 et le Prix Renaudot des Lycéens 2025. Élu roman préféré des libraires du palmarès Livres Hebdo de la rentrée littéraire 2025. "De ces nuits et de ces vies, de ces femmes qui courent, de ces cœurs qui luttent, de ces instants qui sont si accablants qu’ils ne rentrent pas dans la mesure du temps, il a fallu faire quelque chose. Il y a l’impossibilité de la vérité entière à chaque page mais la quête désespérée d’une justesse au plus près de la vie, de la nuit, du cœur, du corps, de l’esprit. De ces trois femmes, il a fallu commencer par la première, celle qui vient d’avoir vingt-cinq ans quand elle court et qui est la seule à être encore en vie aujourd’hui. Cette femme, c’est moi." La nuit au cœur entrelace trois histoires de femmes victimes de la violence de leur compagnon. Sur le fil, entre force et humilité, Nathacha Appanah scrute l’énigme insupportable du féminicide conjugal, quand la nuit noire prend la place de l’amour. Un récit d'une grande puissance restitué par l'autrice elle-même. Couverture : "Le Rêve" (détail) Henri Rousseau Museum of Modern Art (MoMA), New York, USA © Digital image, The Museum of Modern Art, New York/Scala, Florence.

La porte des larmes

Verghese, Abraham
Éthiopie, 1954. Nés de l'union secrète d'une infirmière indienne et d'un chirurgien britannique, Marion et Shiva ont grandi livrés à eux-mêmes. Orphelins de mère et abandonnés par leur père, ces frères jumeaux sont toujours restés unis comme les doigts de la main. Mais alors que la révolution gronde, ils se déchirent pour l'amour d'une femme, forçant Marion, fraîchement diplômé de médecine, à fuir sa patrie pour l'Amérique. La porte des larmes est une inoubliable histoire d'amour et de trahison, de compassion et de rédemption, d'exil et d'appartenance, qui se déploie sur cinq décennies et fait halte en Inde, en Éthiopie et aux États-Unis. Un roman épique sur le pouvoir, l'intimité et la curieuse beauté du travail de soignant.<br/><br/>© Abraham Verghese, 2009 © Flammarion, 2010 (p) 2025 by W F Howes Limited.

Le Chat qui voulait sauver la bibliothèque

Natsukawa, Sôsuke (1978-....)
Plongez dans les nouvelles aventures de notre chat magique amoureux des livres !<br/>Nanami Kosaki, treize ans, ne partage pas le même quotidien que ses camarades. Contrainte par son asthme à limiter ses mouvements et ses sorties, elle trouve refuge dans la bibliothèque de son village et se réconforte dans les livres, devenus ses meilleurs amis... jusqu'au jour où son quotidien se bouleverse complètement. Lors d'une de ses visites journalières, Nanami se rend compte que des ouvrages disparaissent des rayons de la bibliothèque, et il lui semble apercevoir un homme suspect, dont le comportement furtif ne lui dit rien qui vaille. Mais alors qu'elle se décide à le suivre, apparaît au milieu des livres un chat doué de parole nommé " le Tigre ". Loin de se laisser impressionner, les voici lancés en direction d'un mystérieux château de pierre pour découvrir où sont passés tous les livres. Mais Nanami et le Tigre parviendront-ils à relever les défis de l'aventure qui les attend ?

Le passage

Sachar, Louis (1954-....)
Stanley Yelnats a hérité de la malédiction qui se transmet depuis son horrible-abominable-vaurien-d'arrière-arrière-grand-père-voleur-de-cochon: toujours au mauvais endroit, au mauvais moment. Injustement accusé de vol, Stanley est envoyé au Camp du Lac Vert, perdu dans un désert infesté de lézards. Pour les mauvais garçons comme lui, X-Ray, Calamar ou Zéro, la vie y est un enfer. Pourquoi doivent-ils creuser des trous, toute la journée, sous un soleil brûlant ? Avec beaucoup d’humour et une énergie contagieuse, David Migeot donne vie à l’univers cruel, merveilleux, mais surtout inoubliable, du Lac vert ! Titre original : ""Holes"" Edition originale publiée aux Etats-Unis par Frances Foster Books, une marque de Farrar, Straus & Giroux Inc., New York, 1998 © Louis Sachar, 1998, pour le texte © L’Ecole des Loisirs, 2000, pour la traduction française © Editions Gallimard Jeunesse / L’Ecole des Loisirs, 2016, pour la présente édition Illustration : Antonin Faure

Mes amis Mes amours

Lévy, Marc (1961-....)
<p>Le sixième roman de Marc Levy ou comment deux Français, à Londres, jonglent entre amitié et paternité. <br> <br> <br> <b>Règle n&#xB0; 1 : pas de femme à la maison.<br> Règle n&#xB0; 2 : pas de femme à la maison.</b><br> <br> Parce qu'ils sont tous les deux pères célibataires, divorcés et amis de toujours, Mathias et Antoine décident d'emménager ensemble en plein cœur de Londres. Entre les courses, la garde des enfants et les copains du quartier français, un joyeux désordre règne sur le clan recomposé. Mais le cœur a ses raisons que l'amitié ne connaît pas... Et l'amour, cette fâcheuse manie d'ignorer toutes les règles...<br> <br> Une histoire d'amitié, des histoires d'amour et des destins qui se croisent au fil d'une comédie tendre et enlevée.<br> <br> " En serrant au plus près au naturel de la vie, Marc Levy en libère les parfums et les<br> émotions. " <b>Pierre Vavasseur - </b><i><b>Le Parisien</b></i><br> <br> " Son écriture est vive, directe, souvent drôle, parfois émouvante. " <b><i>Le Progrès</i></b><br><br> <br>Adapté au cinéma</p>

Nos héritages

Hope, Anna (1974-....)
Le richissime Philip Brooke vient de mourir, laissant derrière lui un patrimoine grandiose : le plus beau manoir du Sussex, datant du XVIIIᵉ siècle et comprenant pas moins d’une vingtaine de chambres, entouré d’un domaine luxuriant de centaines d’hectares. Mari volage et père absent, il n’est regretté ni de sa femme ni de ses trois enfants. En revanche, sa vaste fortune déclenche des conflits galopants dans la famille car chacun veut mettre la main sur cette succession hors norme. Le clan Brooke réussira-t-il à ne pas voler en éclats avant le jour de l’enterrement ? Lara Suyeux s’empare avec brio de ce drame familial haut en couleurs et en tensions, et nous plonge dans le théâtre fascinant de l’aristocratie anglaise. Titre original : "Albion" © Anna Hope, 2025.© Editions Gallimard, 2026, pour la traduction française. ouverture : graphisme Roberta Maranzano, direction artistique Gallimard / d’après photos © DEEPOL by plainpicture / Ekaterina Yakunina et Stephen Mulcahey / Trevillion Images

Nourrices

Cressan, Séverine (1976-....)
<p>Un premier roman français exceptionnel, aussi sensuel que bouleversant. A travers les aventures de quelques femmes, on découvre l'incroyable vie des nourrices, ces mères invisibles sur lesquelles a reposé toute une industrie pendant plusieurs siècles. <br>Dans ce village, c'est du corps des femmes qu'on tire l'argent qui fait vivre les familles. Car ici, on vend une denrée précieuse : le lait maternel. Sylvaine, son propre enfant à peine sevré, accueille chez elle comme tant d'autres une " petite de la ville ". Mais une nuit, en pleine forêt, elle découvre un bébé abandonné dans une clairière et à ses côtés un carnet qui raconte son histoire. Elle ne pourrait veiller sur ces trois nourrissons et quand celle dont elle a la garde meurt dans son sommeil, elle n'hésite pas à échanger les bébés. L'enfant mystérieuse prend la place de Gladie, cette petite fille qui lui avait été confiée... <br> <br>Avec ce premier roman sensuel et bouleversant, Séverine Cressan révèle les rouages troublants d'une industrie méconnue. Dans ces pages inoubliables, elle nous entraine dans un univers où la nature et l'enchantement ne sont jamais loin et réinvente l'histoire de ces mères invisibles.</p>

Où s'adosse le ciel

Diop, David
<p>À la fin du XIXe siècle, Bilal Seck achève un pèlerinage à La Mecque et s'apprête à rentrer à Saint-Louis du Sénégal. Une épidémie de choléra décime alors la région, mais Bilal en réchappe, sous le regard incrédule d'un médecin français qui cherche à percer les secrets de son immunité. En pure perte. Déjà, Bilal est ailleurs, porté par une autre histoire, celle qu'il ne cesse de psalmodier, un mythe immense, demeuré intact en lui, transmis par la grande chaîne de la parole qui le relie à ses ancêtres. Une odyssée qui fut celle du peuple égyptien, alors sous le joug des Ptolémées, conduite par Ounifer, grand prêtre d'Osiris qui caressait le rêve de rendre leur liberté aux siens, les menant vers l'ouest à travers les déserts, jusqu'à une terre promise, un bel horizon, là où s'adosse le ciel... <br> Ce chemin, Bilal l'emprunte à son tour, vers son pays natal, en passant par Djenné, la cité rouge, où vint buter un temps le voyage d'Ounifer et de son peuple. <br><br> De l'Égypte ancienne au Sénégal, David Diop signe un roman magistral sur un homme parti à la reconquête de ses origines et des sources immémoriales de sa parole.</p>

Petit fruit

Fayolle, Marion (1988-....)
Une femme dont le ventre reste vide, un mari qui ne trouve pas les mots pour la rassurer, un inconnu qui frappe à la porte et s’immisce entre eux. La rencontre de trois solitudes, quelque part, dans une ferme. Ici, on glane des prunelles en attendant le petit fruit dans la chair, on jette ses peurs au feu, on peint pour se parler. Dans ce deuxième roman, Marion Fayolle évoque le désir d’enfant avec une délicatesse qui n’élude pas le chagrin. Elle invente un monde où l’on transforme ce dont les autres ne veulent pas, où les amours déteignent et où la poésie se cueille à même le sauvage. Alice de Lencquesaing propose une lecture douce et rebelle du surprenant roman de Marion Fayolle, écrit comme on rêve, avec des images, des sensations et des symboles. Couverture : © Marion Fayolle

Quatre jours sans ma mère

Kefi, Ramsès
<p><b>Un premier roman poignant sur la fugue d'une mère, qui va métamorphoser sa famille.</b> <br>Un soir, Amani, soixante-sept ans, femme de ménage à la retraite dans une cité HLM paisible en bordure de forêt, s'en va. Pas de dispute, pas de cris, pas de valise non plus. Juste une casserole de pâtes piquantes laissée sur la cuisinière et un mot griffonné à la hâte : " Je dois partir, vraiment. Mais je reviendrai. " Son mari Hédi, ancien maçon bougon, chancelle. Son fils Salmane s'effondre. À trente-six ans, il vit encore chez ses parents, travaille dans un fast-food, fuit l'amour et gaspille ses nuits dans un parking avec son meilleur ami, Archie, et d'autres copains cabossés. <br> Père et fils tentent de comprendre ce qui a poussé le pilier de leur famille à disparaître. Alors que Hédi réagit vivement, réaménage l'appartement, enlève son alliance, Salmane met tout en œuvre pour retrouver sa mère. Son enquête commence, avec de maigres indices - une lettre, un chat tigré, une clé rouillée -, et remue un nombre incalculable de regrets. Il pressent que ce départ est lié à l'histoire de ses parents, orphelins émigrés de Tunisie. Il devine aussi que l'événement va tous les transformer, surtout lui, Salmane, qui voit enfin advenir son passage à l'âge adulte. <br> Dans ce premier roman plein de verve et de sensibilité, Ramsès Kefi compose une fresque intime et sociale, où le quartier ouvrier de la Caverne est à lui seul un personnage, avec ses habitants pudiques, son PMU d'antan, ses reproductions de bisons sur les murs... Ce texte est un chant d'amour aux mères qui portent le poids de leur famille, sans bruit et sans reconnaissance, aux hommes fragiles, impétueux mais débordant de tendresse, à ceux qui ont le courage d'aller chercher dans le passé les remèdes aux maux du présent.</p>

Tata

Perrin, Valérie
<strong>« Colette est remorte. Ce mot n’existe nulle part. Remourir, ça n’existe pas. »</strong><br>  <br>Colette était une femme sans histoire. C’est du moins ce que l’on croyait jusqu’au jour où sa nièce apprend son décès par un appel de la police. Car Colette, sa tante unique, a déjà été enterrée il y a trois ans…<br>  <br>Avec ce roman virtuose où s’entrelacent destins et intrigues palpitantes, Valérie Perrin, extraordinaire conteuse de nos vies, signe son grand retour.

Toutes les vies

Warrior, Rebeka
<strong>PRIX DE FLORE 2025</strong><br>« Une nuit, dans notre bicoque sur la plage, j’ai fait un drôle de cauchemar.<br>La mort contournait la moustiquaire et tentait perfidement de s’introduire dans notre lit.<br>Elle attendait tapie dans l’ombre que je m’endorme pour s’infiltrer et prendre Pauline.<br>C’était elle qu’elle voulait.<br>Elle s’en fichait de moi.<br>Je lui mettais des bâtons dans les roues.<br>Ça ne lui plaisait pas.<br>Je passais la nuit à monter la garde.<br>La mort était mécontente.<br>Au petit matin, je m’étais assoupie, elle était venue souffler près de mon visage.<br>Elle avait murmuré quelque chose, mais je n’avais pas compris quoi.<br>Elle parlait latin ou suédois.<br>Juste pour me faire chier. »<br><br><strong>Interprétation humaine</strong>

Une pension en Italie

Besson, Philippe (1967-..)
<p>Milieu des années 60 : au cours d'un été caniculaire en Toscane, l'harmonie tranquille d'une famille française est bouleversée par un événement inattendu. En trois jours, ce sont plusieurs vies qui basculent. La stupeur impose aussitôt le secret. Celui-ci sera longtemps gardé. Jusqu'à ce qu'un écrivain, héritier de cette histoire, parte de nos jours en quête de la vérité. <br><br>Mêlant suspense et sensualité, <i>Une pension en Italie</i> est un roman solaire sur le prix à payer pour être soi, en écho à <i> Sur la route de Madison</i> et <i>Chambre avec vue.<br><br><b>En bonus, Philippe Besson livre un message inédit pour ses audiolecteurs.</b></i><br><br><br><b>Interprétation humaine</b></p>

Zem

Gaudé, Laurent (1972-....)
De retour dans les rues de Magnapole, Zem Sparak, l’ancien flic déclassé de la zone 3 – le “chien” au matricule 51 –, assure désormais la sécurité rapprochée de Barsok, l’homme qui a promis d’abolir les différences de classe et de réunifier la ville. À l’approche du jour censé célébrer l’avancée des Grands Travaux, et alors que toutes les caméras sont tournées vers le port où arrive un cargo chasseur d’icebergs, un container livre une funeste découverte : assis côte à côte, cinq cadavres anonymes portent les traces d’atroces souffrances. L’occasion pour Zem de retrouver l’inspectrice chargée de l’enquête, Salia Malberg. Ensemble, ils vont tenter de comprendre ce que cache le consortium GoldTex : à Magnapole, comme ailleurs, le confort des uns semble bâti sur la vie de milliers d’autres… Ce nouveau roman de Laurent Gaudé est un miroir tendu à nos sociétés consuméristes en proie à l’effondrement. Mais il abrite aussi l’idée d’un ailleurs, d’un refuge face au désastre, nommé résistance.
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